Expositions incomming

mercredi 31 décembre 2008

Nos voeux 2009

BONNE NOUVELLE ANNEE !

Arabian People & Maghrebian World présente à ses lecteurs 
 ses meilleurs voeux pour 2009 ! 
 Ne pas perdre espoir, tel est notre souhait !

La Rédaction

mardi 2 décembre 2008

Cinéma libanais : Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

Film sur le Liban après les bombardements israéliens de 2006, « Je veux voir » sort dans les salles françaises le 3 décembre 2008. Le film avait été sélectionné dans la catégorie Un certain regard au 61e Festival de Cannes. Avec Rabah Mroué et Catherine Deneuve.

Cinéaste libanaise, Joana Hadjithomas vit et travaille avec son compagnon Khalil Joreige. Le couple s’intéresse tout particulièrement à l'impact de l’image sur le monde arabe et enseigne à l’Université de Beyrouth. Née en 1969 à Beyrouth, Joana Hadjithomas grandit dans un petit village libanais où Khalil Joreige (né aussi la même année !) est son voisin. Ils se croisent souvent mais ils n’approfondissement pas pour autant leurs relations. C’est seulement en 1989, alors qu’elle est en vacances à Paris qu'elle se rapproche de Khalil Joreige qui vit et suit des cours de philosophie non loin de la capitale française. La guerre civile se prolongeant au Liban, elle s’inscrit pour des études en Lettres à l’Université de Nanterre (banlieue parisienne).

Plus tard et jusqu’à aujourd’hui, Joana Hadjithomas prend en charge le département « scénario » de l’Institut d’études scéniques audiovisuelles et cinématographiques de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth. Dès 1990, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige commencent à photographier Beyrouth et immortalisent les vestiges urbains de la guerre. Leur première exposition « Beyrouth, fictions urbaines » a lieu à l’Institut de monde arabe de Paris et sera suivie d’une autre exposition Wonder Beyrouth, l’année suivante.
C’est après deux petits courts métrages, The agony of the feet et 333 Sycomore, produits en 1994 que les deux réalisateurs-scénaristes réaliseront «Fautes d’identités» en 1996 avant de se lancer dans un premier long métrage, Autour de la maison rose, en 1999. 

Le couple enchaîne tour à tour avec deux documentaires et une fiction, l’un, du nom d’une prison du sud du Liban, Khiam (2000), puis Le film perdu (2003) qui relate leur recherche de l’unique copie du film Autour de la maison rose perdue sur la route du Yémen, et, enfin, le court métrage Cendres (toujours en 2003). 


En 2006, c’est la sortie de A perfect day, puis la réalisation de Je veux voir. De ce dernier film, les deux réalisateurs diront : « Une nouvelle guerre mais pas une de plus, une guerre qui vient briser les espoirs de paix et l’élan de notre génération. Nous ne savons plus quoi écrire, quelles histoires raconter, quelles images montrer. Nous nous demandons : « Que peut le cinéma ? ». Cette question, nous décidons de la poser vraiment. »


lundi 6 octobre 2008

2e festival international de la poésie : Fathieh Saudi, poétesse de Jordanie

Fathieh Saudi, poétesse jordanienne et pédiatre professant à Londres, a déjà donné deux récitals à l'Institut du Monde arabe et au Festival des musiques sacrées de Fez (juin 2008). 

A ce 2e festival international de la poésie de l'association Poètes à Paris -qui a eu lieu du 1er au 3 octobre à Paris- elle lira l'un des volets (Moïse) de sa trilogie intitulée Voyage poétique de trois enfants devenus prophètes (texte écrit en anglais et traduit par Luc Barbulesco), accompagnée au piano par Leïla Olivesi, dont ces vers : 

 « Je voguai ainsi pendant des heures.
Je ressentais toutes sortes de craintes.
Non, je n’étais pas dans une matrice (…).
J’ai vécu le sentiment de la séparation »...
(Fathieh Saudi)

samedi 16 août 2008

Une voix palestinienne s'est tue...


... mais elle demeurera dans les coeurs et dans les annales de l'Histoire douloureuse et courageuse de la Palestine.

Nous préférons nous taire car les mots ne donneront rien de ce que chaque palestinien, chaque personne ayant aimé sa poésie qui n'a eu de cesse de chanter les entrailles de la terre perdue, en ces dernières heures, depuis le grand adieu de Youcef Chahine et, tout de suite après, en ces débuts d'août 2000, est venu celui de Mahmoud Darwich, le poète des âmes à jamais blessées et pour qui la colombe de la paix n'avait pas encore trouvé l'arbre où s'y poser.
Au revoir donc, poète qui nous accompagna au-delà de la haine, au-delà des tombeaux ... 


"Les étoiles n’avaient qu’un rôle : M’apprendre à lire
J’ai une langue dans le ciel Et sur terre, j’ai une langue
Qui suis-je ? Qui suis-je ?" 
(Extraits du poème Dispositions poétiques, in "Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude?") 


"Père, dis-moi, est-il vrai que tous les hommes,
en tous lieux ont du pain, des espoirs et un hymne national ?
Pourquoi donc avons-nous si faim
et chantons-nous, tout bas, des poèmes tristes ?" 
(Extrait du poème Un nuage dans ma main, in "Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude?")

samedi 9 août 2008

Une grande exposition permanente est consacrée, Showroom Papier Bavard, à Abd el-Malik Nounouhi, le calligraphe marocain. Après des études supérieures en mathématiques à Paris où il y demeure depuis, l’artiste se tourne définitivement vers la calligraphie. Ce sera, par la suite, plusieurs expositions comme, notamment à Marseille (2004). 

Envolées pastelles ocre, brun et bleu, mouvements élégants conjuguant art millénaire et émotions plongées dans la modernité, Abd el-Malik Nounouhi travaille à un rythme qui donne l'ampleur de sa passion. 


L'exposition intitulée "Nomadisme lyrique" vous invite donc au voyage jusqu'au 2 septembre prochain. 


Showroom Papier Bavard
- 262, rue des Pyrénées - 75020 Paris.

jeudi 7 août 2008

Ahmed Hajeri, le peintre de deux cultures

Oeuvre d'Ahmed Hajeri.
Reproduction interdite.
Ahmed Hajeri, peintre tunisien vivant en France depuis près de 40 ans. Né en 1948, ayant fait peu d’études (ancien électricien), autodidacte, il a peint de nombreuses œuvres dont certaines peuvent être contemplées à l’Institut du Monde Arabe de Paris. 
Exposant à maintes reprises son œuvre notamment à la Galerie Kanvas, chez Daniel Besseiche à Deauville, très souvent à la Galerie Médina (Tunisie) et celle de Phyllis Kind (New York). Il participera à plusieurs expositions collectives en Espagne, Cuba, Corée du Sud, Syrie et Liban. Tout récemment encore, en février 2008, il a exposé à Aubenas. Son coup de pinceau présente le plus souvent, il faut le dire, des caractéristiques naïves comme on le voit dans « Le Trésor » (2001). Mais il peut atteindre au-delà de cette absence de perspective, de volume, une certaine manière d’être, portant au cénacle la dramaturgie du petit quotidien, de la maladie et de la pauvreté. 

Avec son « Entre deux cultures », Ahmed Hajeri donne la mesure de ce qu’est ce creuset partagé avec bien d’autres artistes peintres et écrivains venus d’ailleurs, tout comme il se plonge dans un espace a-temporel avec ses « Rêveries ». Très introduit dans l’art contemporain aujourd’hui qui lui a donné sa place - et le Centre Georges Pompidou en donnera l’exemple en achetant quelques-unes de ses œuvres - Ahmed Hajeri fera de l’illustration aussi avec le livre « Le cadi et la mouche » d’Al-Jahzi
(traduit en français, aux Editions Albin Michel). Grand prix national de la peinture tunisien, il a été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite culturel de Tunisie en 1998.


Contact avec l’artiste-peintre : 
France : 22, rue du Temple, 75004 Paris - Tél. : 01 42 72 64 78 - Mail : waswal@ifrance.com Tunisie : Rue L’Imam El-Chafii - 8060 Beni Khiar (Tunisie) Tél. : 00 212 72 229 179

dimanche 3 août 2008

Rendez-vous avec le 7e festival du film libanais

La 7e édition du Festival du film libanais ouvre ses portes le 21 août 2008, à Beyrouth. Durant une semaine, il recevra des réalisateurs vivant au Liban ou à l’étranger. Ce festival a pour particularité non seulement d’accueillir les cinéastes du grand écran mais aussi ceux de la production de vidéos.
Il a également pour objet d’être un événement qui doit servir à promouvoir le cinéma libanais, à le protéger en tant que patrimoine et moyen d’expression d’une création qui a connu un parcours très mouvementé en raison de la situation dans le pays. La sélection des films a déjà commencé, les premières réalisations étant déjà parvenues à l’organisateur du festival, « …né.à Beyrouth » mais dont nous ne pouvons donner les premiers éléments.


L’entrée est libre pour tous les cinéphiles. 
Contact : Pôle Technologique Berytech
B.P. 11-7503 - Riad el-Solh
11072240 Beyrouth - Liban 
Site: http://www.neabeyrouth.org/ 

dimanche 27 juillet 2008

Quand il est mort le cinéaste : Youssef Chahine n’est plus...

Il est mort, aujourd’hui, en ce dimanche 27 juillet 2008, le grand cinéaste Youssef Chahine. Il a fait ses adieux dans un silence comateux, alors que le soleil d'été brille et que la mort continue de rôder en Irak, au Liban, en Palestine et dans les confins isolés et asséchés de l'Afrique exangue. Il est mort quand les coeurs vivent au ralenti et que les regards ont cette douleur si tragiquement filmée par sa caméra. Il est mort sans que ses messages n'aient eu totalement raison des censeurs et des corrupteurs. Il est mort en laissant derrière lui des âmes réchauffées par la passion et la force de ses films qui, seuls, de toutes les filmographies du monde, ont été les films du coeur, près du coeur de son peuple, près du coeur des Gueux de Naguib Mahfoud. 

Son décès vient d'être annoncé par la télévision égyptienne et le deuil est chez tous ceux qui l’auront aimé, dans l’anonymat : son vrai public, celui de la rue. Il aura plus qu'agacé et plus que souvent les fondations de la gouvernance d’Egypte par beaucoup de ses films accusateurs. Il aura fait aimer un peu plus l’Egypte avec ses mots d’amour comme les inoubliables « La Terre », « Gare centrale », « Adieu Bonaparte » …

Son dernier film, « Le Chaos », où il rend hommage au grand quartier populaire de Choubra, donne la mesure de ce qu’il a toujours fait : ne pas baisser les bras, même lorsque les honneurs lui ont été rendus par ceux-là même qui auraient voulu le voir ailleurs.
Adieu, Youssef, fils d’Egypte !

Quelques oeuvres de la filmographie de Youssef Chahine ...



2007 - Le Chaos (Heya fawda) - Avec Youssef El Sherif, Khaled Saleh, Hala Sedki Rivalités amoureuses sur fond de corruptions policières dans le quartier cosmopolite de Choubra, au Caire. Le dernier film de Youssef Chahine. 
2004 - Alexandrie... New York - Avec Mahmoud Hemeida, Yousra, Ahmed Yehia A l'occasion d'un hommage qui lui est rendu à New York, Yéhia, réalisateur égyptien, retrouve Ginger, son amour de jeunesse.

2001 - Silence... on tourne (Skoot hansawwar) - Avec Latifa, Ahmed Bedir, Ahmed Wafik La riche cantatrice et actrice Malak cherche à être aimée pour elle-même. Blessée par son divorce, elle tombe sous le charme d'un arriviste, Lamei, jusqu'à éprouver pour lui une passion obsédante. 
1999 - L'Autre (El Akhar) - Avec Nabila Ebeid, Mahmoud Hemeida, Hanane Turk Une rencontre, un mariage… Adam et Hanane sont tombés passionnément amoureux. La jeune Égyptienne, de milieu modeste, est journaliste. Elle veut dénoncer l’enrichissement d’une élite arrogante.


1997 - Le Destin (Al-Massir) - Avec Laila Eloui Le philosophe Averroes établit des préceptes qui influenceront l'âge des Lumières en Occident et toute la pensée humaine jusqu'à nos jours. Le Calife fait détruire ses oeuvres 
1994 - L'Emigré (al-Mohager) - Avec Safia El Emari, Ahmed Bedir Il y a 3000 ans, Ram, fils d'une tribu très pauvre vivant sur une terre aride, rêve de transformer sa vie et part pour l'Egypte, le centre de la civilisation.


1986 - Le Sixième jour (Al-yawm al-sadis) - Avec Youssef Chahine lui-même, Chewikar, Dalida 1947. Les Anglais occupent l'Egypte. Le choléra ravage Le Caire. Saddika vit avec son mari paralytique et son petit-fils, Hassan, dans un sous-sol. 1984 - Adieu Bonaparte - Avec Ahmed Abdel Aziz, Mohamad Atef, Humbert Balsan 1798. Les Français débarquent en Egypte. A leur tête, Bonaparte, venu apporter au Moyen-Orient la civilisation française et prouver à l'Islam l'amitié de la France...
... et puis ...

1976 - Le Retour de l'enfant prodigue (‘Awdat al ibn al-dal) – Avec Mahmoud El Meligui, Magda El Roumy, Sheir Elmorchedi Ali est attendu dans le village de Mitchaboura par les siens, les Madbouly, propriétaires d'une petite entreprise et par les ouvriers pour qui il représente l'espoir. Pour Ibrahim, le fils de Tolba, le retour d'Ali, son oncle, doit lui permettre d'aller étudier à l'étranger, ce à quoi s'oppose son père. Pour Fatma, qui a tout sacrifié, au nom de l'amour qu'elle voue à Ali absent, c'est la grande désillusion. A son retour, elle se rendra compte qu'il n'est plus ce jeune passionné qui a quitté sa famille par révolte. 
1973 - Le Moineau (Al ‘ousfour) - Avec Salah Kabil, Ali El Scherif, Mahmoud El Meliguy Histoire (film policier) sur une affaire de biens appartenant à l'Etat, témoignage sur ce qu'a signifié la guerre de juin 1967 pour les "moineaux", c'est-à-dire les gens simples de son pays. 
1969 - La Terre (al-Ard) - Avec Hamdy Ahmed, Yehia Chahine, Ezzat El Alaili. Les gens de la terre. La sécheresse. L’eau retenue et les cultures qui ne poussent pas. Révolte des hommes de la terre. 
1965 - Le Vendeur de bagues (Biyae’ al-khawatim) – Avec Feyrouz, Nasri Chams Eddine, Youssef Azar, Youssef Nassif, Salwa Haddad.Pour asseoir son autorité, le maire du village a inventé l'existence d'un bandit baptisé Rajeh. Seule sa nièce, Rima, sait qu'il s'agit d'une affabulation. 
1963 - Saladin (Al-Naser Salah Ed-Dine) - Avec Ahmed Mazhar L’épopée de l’une des plus grandes figures arabes durant le temps des Croisades. 
1956 - Les Eaux noires (Siraa Fil-Mina) - Avec Ahmed Ramzy, Faten Hamama, Omar Sharif Après trois ans d'absence, Ragab, un jeune marin d'Alexandrie, rentre chez lui. Il a réussi à économiser l'argent qui lui permettra d'épouser sa cousine Hamida. On retrouve encore l’actrice fétiche du moment, Faten Hamama (épouse alors de l’acteur Omar Sharif). 
1954 - Femmes sans hommes (Nisâ' bilâ rigâl) - Avec Mary Queeny, Imad Hamdi, Hoda Soltane Une jeune femme et son mari rendent visite à des parentes coupées du monde. La présence de l'homme les bouleverse jusqu'à leur faire changer de mode de vie. 
1954 - Ciel d'enfer (Siraa Fil-Wadi) - Avec Faten Hamama, Omar Sharif, Zaki Rostom Si le pacha a financé les études agronomiques d'Ahmed, fils de son régisseur, il n'approuve guère de voir celui-ci utiliser ses connaissances pour aider les paysans de son domaine. 
1952 - Le Grand bouffon (al-Muharrij al-Kabir) - Avec Nabil Al-Alfi, Faten Hamama, Youssef Wahby Portrait de la société égyptienne des années 50 étudiée à travers les moeurs d'un couple, dans lequel le réalisateur nous dépeint le mariage, le divorce... dans une société régie par les lois religieuses. 
1951 - Le Fils du Nil (Ibn al-nîl) - Avec Faten Hamama, Choukri Sarhane, Mahmoud Al-Meligui Un enfant de paysans de Haute-Égypte est fasciné par les trains qui mènent au Caire. Devenu adulte et marié malgré lui, il quitte subitement son village, certain que sa femme est en train de mourir.

.... et LE FILM de la Rédaction ...

1958 - Gare centrale (Bab al-hadid) – Avec Farid Shawqi, Hind Rostom, Youssef Chahine La gare centrale du Caire. Une jeune vendeuse de limonade, délurée et un peu friponne ; un vendeur de journaux handicapé (Y. Chahine) amoureux de la jeune fille qui, elle, n’a d’yeux que pour un solide gaillard des environs et avec lequel elle convolera bientôt. Mais la mort rôde… Le film culte de Youssef Chahine...

samedi 26 juillet 2008

Institut du Monde arabe : Oum Kalsoum au Palais de verre

Une exposition, un spectacle pour tout dire sont consacrés à l’une des personnalités les plus marquantes de la chanson moyen-orientale : Oum Kalsoum. Un parcours initiatique permettra de la retrouver, à travers des photographies, des séquences audiovisuelles, des objets, costumes lui ayant appartenu. Des rappels des interviews, des présentations traduites des poèmes qu’elle a interprétés et la projection de plusieurs films dont lesquels elle a tenu le premier rôle : souvenez-vous de « Dananir » (la célèbre chanteuse « esclave » et néanmoins « concubine » du Premier vizir de Haroun al-Rachid) qu’elle interprètera avec beaucoup de pudeur –époque oblige. 

La Bibliothèque de l’Institut du Monde arabe présente aussi une exposition d’ouvrages et de revues et deux numéros spéciaux ont été consacrés à Oum Kalsoum par les revues Qantara et Al-Moukhtarat, ainsi qu’un Hors-Série et un supplément éditorial réalisé, d’ailleurs, par la revue Les Inrockuptibles. Cette rétrospective se poursuivra jusqu’en novembre prochain. Une « Nuit blanche avec Oum Kalsoum » est programmée pour le 27 septembre 2008, avec la présentation du film retraçant sa vie « L’astre de l’Orient », en présence du réalisateur Mohamed Fadel et de l’actrice ayant incarné la cantatrice égyptienne, Fardous Abdel Hamid. Enfin, pour les enfants, sous le titre de « Sur la voix d’Oum Kalsoum », un animateur musicien présentera des instruments et initiera les enfants à la chanson «Ghanni li chwiye chwiye» (Chante pour moi un tout petit peu). Atelier qui aura lieu tous les samedis du 21 juin au 26 juillet, pour reprendre du 13 septembre au 11 octobre 2008.

samedi 19 juillet 2008

New York : Premier festival de musiques arabes

Organisé par le Conseil des Arts de Brooklyn (BAC), le festival  Brooklyn Maqam a rassemblé, en mars dernier, plusieurs dizaines de musiciens, chanteurs et danseuses originaires de la Syrie, d’Irak, du Maroc, du Liban. Tous ces artistes vivent à Brooklyn, Bayridge, dans le Queens (banlieue est de Manhattan) et le New Jersey. Il faut dire que plus de 120 000 habitants de Brooklyn sont d’origine arabe, parmi eux, des Yéménites établis depuis les années 40, des Marocains, des Palestiniens… On a pu ainsi entendre le musicien irakien Samir El-Saffar, spécialiste du maqâm irakien. D’autres sont nés aux Etats-Unis et ne connaissent pas les pays d’origine de leurs parents, comme The Cheikh Kochak (Eddie), dont la famille vient de Syrie et qui, lui-même, a dépassé la soixantaine. ‘Oudiste mais aussi parolier, il a adapté une musique ancestrale à d’autres influences telle que cette chanson « Ya habibi rock, rock, ya habibi roll roll ». Le Conseil des Arts de Brooklyn organise, par ailleurs, des spectacles avec des artistes du monde arabe : la troupe de danses traditionnelles palestiniennes « Al Nujoom troupe », dirigée par Zdouq Ramzi ; Abdel Rahim Boutat (Khénifra, Moyen-Atlas marocain) qui joue du loutar, une sorte d’instrument à quatre cordes, avec une face luth – l’artiste marocain a par ailleurs participé au Festival du monde arabe de Montréal et aussi à celui de « Brooklyn Maqam ».

mercredi 16 juillet 2008

Paris : Azza Balbaa chante l'Egypte...


Azza Balbaa
(©Photo d'Arabian People)

Samedi soir. Une petite salle à Paris, entre Montreuil et Nation, aux murs blancs où sont accrochées quelques œuvres de peintres égyptiens. Nous sommes au cœur de l’Association Horus, cercle culturel et théâtral de l’Egypte dans la capitale. Des jeunes femmes aux grands yeux noirs resplendissant de soleil sont présentes et quelques instruments de musique sont là, dans un silence frémissant d'impatience... Tout le monde attend la chanteuse égyptienne, Azza Balbaa … 

Deux musiciens s’installent parmi lesquels le très connu 'oudiste tunisien, Mohammed Bahr, auxquels se joindra plus tard Fadhel Messaoudi, 'oudiste et percussionniste, originaire de Tunisie également. Des diapositives nous offrent des scènes de l’Egypte d’aujourd’hui, entre beauté resplendissante et corps meurtris… 


Le répertoire de cette soirée est la poésie de Ahmad Fouad Nejm chantée par le tout aussi et inoubliable regretté Cheikh Imam, que la chanteuse accompagnera depuis l'enfance et dont le quotidien égyptien, Al-Ahram, dira d'elle en juin 2000 : "Azza Balbaa herself was from a prominent family, but she chose to leave the comforts of her bourgeoise existence to sing with Sheikh Imam, even marrying Nigm, who was from a modest peasant background and was her elder by more than 20 years. Balbaa remembers her experience saying, "When I split with Ahmed Fuad Nigm in 1982, I looked behind me at all the years of fervor that led me and many other young people like me to pin their hopes on principles that soon just fell away, because they were not true principles... I still don't know why my breakup with Nigm romantically came at the same time that I stopped singing with Imam."
Quelques éclairs de flashs, Azza Balbaa est là, mince et longue silhouette, chevelure déployée sur des épaules menues. Le sourire est là également.

Ce fut ensuite de belles et longues minutes, où l’on entendit les plus beaux, les plus chantés des poèmes de Fouad Nejm. La voix tour à tour soprano puis mezzo, Azza nous a donné l’envie d’être de l’autre côté des barricades : celui des gueux, des souffrances, de l’enfance volée, de l’Egypte écartelée mais non pas à genoux et, surtout, toujours avec l'amour et le sourire même lorsqu'ils ont été mis à mal... Entre « Bahia » et un clin d’œil avec l’une de ses chansons préférées « Non, je ne regrette rien » qu’elle dira lui ressembler et interprètera en français, entraînant son petit public dans les refrains, Azza Balbaa a fait venir Masr (Egypte) sur les rives non plus du Nil mais de la Seine.


jeudi 10 juillet 2008

Rabia Dhamna, un auteur, deux « vies »


D’origine marocaine, Rabiaa Dhamna a grandi en France. Elle vient de publier son premier roman qui est, surtout, une autobiographie dont on dira qu’il est «une histoire vraie, douloureuse, authentique». 
Une histoire au titre émouvant J’aime maman mais je ne sais pas l’écrire. Paru aux Editions Ma Vie.

mardi 8 juillet 2008

La Tunisie rend hommage à l'écrivain Samir Ayadi

Un hommage sera rendu, le 14 juillet, à Hammamet (Tunisie) à Samir Ayadi, écrivain, poète et grande figure du monde théâtral tunisien.
Décédé en début juin 2008, à l’âge de 61 ans, il laisse derrière lui un parcours magnifique de créateur et d’homme avant-gardiste dans la littérature tunisienne. Directeur du célèbre Festival de Carthage, il avait été fait Commandeur de l'ordre du mérite national en 2005.
Au cours de la soirée qui sera consacrée à sa mémoire, de nombreuses lectures de ses créations seront données ainsi que des témoignages :
 Extraits de moments forts des rôles de Samir Ayadi à la télévision
Témoignage de Ali Louati, poète et écrivain 
  Fatma Riahi lira un extrait de "Sakhab assamt" 
  L'acteur Îssa Harrath interprètera un extrait de "Âtchane ya sabaya" 
  Extrait de son "Antigone" par Halima Daoud, comédienne de télévision
  Témoignage de Ahmed El Hadhek El Orf, co-auteur du livre "Un siècle de théâtre tunisien", que Samir Ayadi avait rencontré autour du débat du livre, lors du 15e Festival Khelifa-Stambouli en 2007 
 Lecture poétique par Mohamed El Ôuni, poète-auteur dramaturge, directeur du Centre des arts de la marionnette 
 Extraits de la dernière interview de Samir Ayadi.
(Sources : http://www.cinematunisien.com/ ; http://www.babelweb.com.tn/)

samedi 5 juillet 2008

Prix du Roman arabe : Elias Khoury

Le Prix du Roman arabe – créé depuis peu à l’initiative du Conseil des ambassadeurs arabes en France – a été décerné, pour sa première édition, à l’écrivain franco-libanais Elias Khoury.
Ancien rédacteur en chef de la revue « Shu’un Filastin » (1975-1979), militant pour la Palestine, il est l’auteur de « Comme si elle dormait ». La remise du prix, d’un montant de 15 000 €, a eu lieu à l’Institut du Monde arabe qui est l’un des organisateurs de la manifestation.
Hubert Haddad, pour son roman « Palestine », et Sahar Khalifa, pour celui de « Un printemps très chaud », ont reçu, tous deux, une mention spéciale du jury.

Louiza Ammi : la photographie résume des pages de mots...

Louiza Ammi est une photographe algérienne qui tente de rendre des émotions, des visages et des événements sur l’Algérie ayant marqué son parcours. Elle prépare actuellement un livre sur une série de portraits qu’elle a fait sur la tragédie qu’a connue son pays dans les années 90.
Venue, dit-elle, « à la photographie par mon frère, qui après avoir étudié aux Etats-Unis, est rentré en Algérie avec un matériel photo qui m'avait fascinée. C'est ainsi qu'est née mon envie. Après le baccalauréat, je cherchais un métier qui me permette de bouger et de m'exprimer », Louiza Ammi dira de son métier : « Une photo peut pourtant faire le tour du monde et marquer les esprits et résumer à elle seule des pages de mots. »

vendredi 4 juillet 2008

Yasmine Char, lauréate du Prix Landerneau

Yasmine Char, romancière libanaise, a reçu, le 16 juin dernier, le prix Landerneau pour son roman « La main de Dieu » paru, cette année, chez Gallimard. L’histoire se passe, comme on l’aura deviné, au Liban, au cœur de la guerre, sous le regard d’une adolescente de la haute bourgeoisie libanaise. Il s’agit de la première « sortie » du prix Landerneau qui vient d’être créé par le groupe français de la grande distribution, Edouard Leclerc. Avec une dotation de 6 000 euros, la lauréate bénéficiera du réseau Leclerc avec ses 140 espaces culturels pour des séances de dédicaces et de conférences. 

Mère de deux enfants, la romancière, âgée de 46 ans, vit en Suisse où elle est administratrice au Théâtre de l’Octogone. Elle est aussi l’auteur de «
Souviens-toi de m’oublier » (genre théâtre, aux Editions L’Age d’Homme) et de « A deux doigts » (Editions Favre). 

Contact :
www.theatre-octogone.ch ou yasmine.char@pully.ch

jeudi 3 juillet 2008

Youssef Chahine : toujours en état critique


Opéré à la suite d’une hémorragie cérébrale à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, puis transféré à l'hôpital militaire du Caire, le cinéaste le plus prolifique du cinéma arabe, Youssef Chahine est toujours dans un état critique. 

L’Etat égyptien avait pris en charge son hospitalisation pour « sa participation remarquable à la construction du cinéma égyptien » a rapporté l’agence Mena. Son entourage ne s’est pas beaucoup avancé sur son bulletin de santé et le monde culturel arabe demeure dans l’attente. 


Le dernier film du réalisateur égyptien, « Le chaos » date de 2007 et avait été présenté, il y a quelques mois, à l’Institut du Monde arabe, séance à laquelle le cinéaste n’avait déjà pu s’y rendre, sa santé étant déjà chancelante.


Prix international du livre arabe 2008 : un égyptien récompensé

La première édition du Prix international du livre arabe (International Prize for Arabic Fiction), créé par la Fondation des émirats à Abu Dhabi (associée au Booker Prize britannique), a consacré, le 10 mars 2008, l'Egyptien Baha Taher pour son « Sunset Oasis » (publié chez Al-Shorooq, 2007). La traduction en français du roman a été prévue avec une publication aux éditions françaises Actes Sud.

Sur les 131 romanciers de langue arabe, l’auteur égyptien a remporté la palme qui vaut 40 000 euros. En lice, il y avait également Douaihy Jabbour pour « June Rain » ; Farkouh Elias pour « The Land of Purgatory » ; Khaled Khalifa pour « In Praise of Hate » ; May Menassa pour « Walking in the Dust » et Mekkaoui Said pour « Swan Song ». Ces derniers finalistes ont reçu, chacun de leur côté, la coquette somme de 6 500 euros.
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