Expositions incomming

jeudi 26 novembre 2009

Le billet de la Rédaction


Arabian People & Maghrebian World 

prie ses lecteurs de l'excuser. 
Cette absence est due à des soucis techniques mais nous ne tarderons pas à revenir vers vous ! 

Bonne lecture à tous !

mardi 3 novembre 2009

Une poétesse amoureuse : Monia Boulila

« Avec ma jumelle, j’ai quatre mains et deux cœurs J’écris le même poème pour les deux sœurs, Je suis moi et elle, Je suis la fille de ma mère et de sa jumelle ! » Ainsi la poétesse tunisienne Monia Boulila, venue de sa verte Sfax, s’exprime-t-elle sur l’Algérie… Monia Boulila, nous l’avons rencontrée au 3e festival international de la poésie à Paris, en septembre-octobre derniers, et toute sa poésie lancée comme un cri du cœur d’un seul tenant, nous a pris par les bras et nous a donné l’accolade. Il est rare que les poétesses du Maghreb parlent avec autant de clarté des sentiments, des émotions qui les bouleversent. Monia Boulila le fait, avec son sourire enchanteur et ses mots qui pansent les blessures les plus secrètes. Sa poésie amoureuse de l’amour fait transparaître la poétesse de la paix en filigrane, décuplée par une force intérieure qui monte à l’assaut des cimes « imprégnées de larmes et de chimères moulues » (Le printemps du poète), cette poésie donc, vous donne envie d’être en accord avec le monde, même lorsqu’il est douleur. Car de ces douleurs, elle en connaît les déchirures. Pourtant, elle les transcende et les rejette d’une chiquenaude chantée par des mots comme « oiseaux de liberté », « messagère d’amour » ou « je suis une fleur dans ta main » ... 

La beauté dépouillée, sans ces tourments que s’affligent généralement les poètes, Monia Boulila en fait un feu pour réchauffer son « intérieur » et tout à coup, vous avez envie d’y croire.

Ambassadrice de la paix
- Pierre-Marie Perret, président de l’association culturelle Omar Khayyam (Montpellier, France), dira de la poétesse : « On n’imagine pas l’énergie cachée derrière cette femme. Monia est la digne héritière de Majida et Fatma Boulila, héroïnes de la libération de la Tunisie de la tutelle coloniale mais, aussi, de l’émancipation des femmes tunisiennes », ces femmes que la poétesse voit « en buvant la mort goutte à goutte » (J’aime le mot volant in « Souffles inédits »). Un bel hommage que là. Qui fait honneur à cette ambassadrice universelle de la paix et membre du Cercle universel de la paix à Genève qu’elle a rejoint en 2008. Une mission à laquelle elle ajoutera deux faits majeurs dans sa trajectoire poétique et de la paix : membre de l’Union internationale des écrivains pour la paix (2009) et membre de l’Union des écrivains tunisiens (2009).

Parcours de Monia Boulila
- Invitée au 1er Festival international de la poésie à Paris en 2007 - Rencontre et lectures à Montpellier, sur invitation de l’association culturelle Omar Khayyâm et en collaboration avec le lycée Mendès France - Invitée de l’association Jasmin d’Orient, du cercle philosophique Athéna et l’Association de soutien et de solidarité aux femmes. - Invitée de l’association Vives Voix (Paris) - Membre du Cercle universel des ambassadeurs de la paix - Membre de l’Union internationale des écrivains pour la paix - Membre de l’Union des écrivains tunisiens - Prix spécial du Jury du concours de poésie de l’Ours blanc pour son poème « Hymne à la vie » (2009) - Invitée au 3e festival international de la poésie à Paris en 2009 (notre 2e photo à droite, avec la poétesse Niculina Opréa - à gauche - et le poète états-unien Mark Lipmann à l'arrière). 


Publications
 - « Mon joyau », Sfax (Tunisie), janvier 2007 . « Avec toutes mes amours », Association culturelle Omar Khayyâm, Montpellier, mai 2008 . Publication de cinq poèmes dans la revue littéraire roumaine « Oglinda Literrera, n° 77, mai 2008, traduction en roumain de la poétesse Ioana Trica . Publication de poèmes dans la revue roumaine « Orsula » n° 12, décembre 2008, avec une traduction du poète Ions Cristophor Filipas . « Souffles inédits », septembre 2008 . Participation à une Anthologie des femmes poètes engagées pour la paix aux Editions L’Harmattan (Paris, France) et à paraître en 2009. 

Arabian People & Maghrebian World a retenu pour vous …


Pleurs en mots J’ai dépensé mes précieux jours
Dans la création d’un nid d’amour
Sur le mystérieux arbre de la vie.
On m’a déconseillé, j’en ai fait un défi !
 L’arbre a absorbé tout mon amour ;
Il a dévoré mes beaux jours
Et a jeté mon nid dans la cour !
 J’ai des débris d’espoir chaud !
J’ai une palette d’amour sans eau !
J’ai un reste de jours mêlés de maux !
 Refaire ?
Ou lâcher le tout ?
S’accrocher au défi ?
Ou céder au dégoût ?
A quoi bon refaire ?
Pour se casser à nouveau ?
En ce moment, je ne peux que pleurer mes mots …


dimanche 1 novembre 2009

Samia Jadda : On ne badine pas avec l’amour

Samia Jadda, comédienne talentueuse, qui se donne avec passion à son métier, tient le rôle de Camille dans la pièce d’Alfred de Musset, "On ne badine pas avec l’amour" au théâtre des Artisans dont le directeur est Boris van Overtveldt. Arabian People & Maghrebian a rencontré Samia Jadda au 3e festival international de la poésie - prestation sur laquelle nous reviendrons très prochainement-, où la jeune femme a révélé une autre corde à son arc : une poésie somptueuse, aux envolées dramatiques et passionnelles, véritable joueuse de la passion amoureuse et de l’émotion que sa personnalité ne peut cacher, tant sont-elles à fleur de peau.

Voici que nous la retrouvons dans son milieu "naturel" : la scène théâtrale. Car, il faut le rappeler, la jeune actrice et comédienne nous vient du cours Viriot. Mais c’est en 1996 qu’elle fait son entrée dans le cinéma avec "Il était une fois Donyazad" de l’algérien Merzak Allouache.


Le Théâtre des Artisans qui vient d’installer ses spots et sa scène récemment, accueille le
s jeunes compagnies théâtrales. L’ouverture officielle de ce tout nouveau lieu du spectacle se fait avec deux événements. "Les soirées d’inauguration" proposent une promenade côté jardin du théâtre et une rencontre avec l’équipe du théâtre et les comédiens de la pièce d’Alfred de Musset, mise en scène par Boris van Overtveldt (photo à gauche). Celui-ci inaugure avec une approche moderne qui remet au goût du jour un jeu vieux comme le monde, le "badinage" amoureux de deux jeunes gens qui refusent de se plier aux contingences de l’amour. Le tout avec un mélange de gravité et de fougueuse jeunesse, étonnantes chez un Alfred de Musset âgé de 22 ans lors de la rédaction de la pièce. Et combien la fougue de Samia Jadda revitalise le personnage de Camille, jeune femme passionnée certes mais qui joue à la fois de provocation et d’amertume sur la question amoureuse qui déroute chez un personnage aussi jeune … tout comme Perdican, l’autre protagoniste de la pièce, le miroir au masculin de Camille mais auquel Romain Méry (vu dans " Dormez, je le veux " de Feydeau, sur une mise en scène de Boris van Overtveldt) apporte une dimension touchante, toute en retenue. 

Tour à tour, réparties calmes telles un lac endormi doucement, presque dans un murmure, et ardeurs vite réprimées chez la belle Camille qui projette d'entrer au couvent...
Arabian People & Maghrebian World a eu la primeur en assistant à une répétition ce mercredi dernier. Le charme s’est opéré dès les premiers mots de Samia Jadda et Romain Méry dans la scène V que Boris van Overtveld a su mener tout en douceur vers un jeu de précision dans la gestuelle, l’émotion, les regards et le silence. Celui-ci imprime fortement les émotions cachées dans les phrases des plus anodines : "Quel âge as-tu, Camille ?" - "J'ai dix-huit ans", répond-elle. Le silence est jeu scénique mais aussi coloration. Ainsi, l'on redécouvre un Alfred de Musset avec cette profondeur redessinée, que Samia Jadda fait flamboyer par le frémissement du corps ... 

La distribution est dynamique car, outre Samia Jadda et Romain Méry, on compte de jeunes comédiens comme Julien Avril, auteur aussi de deux spectacles dont Un Grenier en automne (en 2006 à l'Aktéon Théâtre) ; Simon Gourfink, comédien et metteur en scène de la même pièce de Musset mais, cette fois, au théâtre Darius Milhaud ; Elisa Ponchelet qui s’est produite dans le spectacle " Comment va le monde en un lieu x et un temps z ? " de Jacques Jouet ; Loïc Vidal que l’on a vu dans un film de la série télévisée française "Julie Lescaut " et Etienne Bodi, jeune comédien et réalisateur de deux courts métrages (2004 et 2009), en collaboration avec l’association Salaud Morisset Productions : " Canine " et "Le nerf de la guerre ". 


La première a lieu le 10 novembre 2009, à 20h30. Dépêchez-vous car il ne reste que dix places !
Réservation : 
. Tél. : 01 42 49 83 96
. Internet : http://www.theatre-des-artisans.com/ 
. Sur place : 14, rue de Thionville – 75019 Paris – Métro Station Ourq, sortie côté rue des Ardennes (30 minutes avant le début de la pièce).

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