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mardi 3 novembre 2009

Une poétesse amoureuse : Monia Boulila

« Avec ma jumelle, j’ai quatre mains et deux cœurs J’écris le même poème pour les deux sœurs, Je suis moi et elle, Je suis la fille de ma mère et de sa jumelle ! » Ainsi la poétesse tunisienne Monia Boulila, venue de sa verte Sfax, s’exprime-t-elle sur l’Algérie… Monia Boulila, nous l’avons rencontrée au 3e festival international de la poésie à Paris, en septembre-octobre derniers, et toute sa poésie lancée comme un cri du cœur d’un seul tenant, nous a pris par les bras et nous a donné l’accolade. Il est rare que les poétesses du Maghreb parlent avec autant de clarté des sentiments, des émotions qui les bouleversent. Monia Boulila le fait, avec son sourire enchanteur et ses mots qui pansent les blessures les plus secrètes. Sa poésie amoureuse de l’amour fait transparaître la poétesse de la paix en filigrane, décuplée par une force intérieure qui monte à l’assaut des cimes « imprégnées de larmes et de chimères moulues » (Le printemps du poète), cette poésie donc, vous donne envie d’être en accord avec le monde, même lorsqu’il est douleur. Car de ces douleurs, elle en connaît les déchirures. Pourtant, elle les transcende et les rejette d’une chiquenaude chantée par des mots comme « oiseaux de liberté », « messagère d’amour » ou « je suis une fleur dans ta main » ... 

La beauté dépouillée, sans ces tourments que s’affligent généralement les poètes, Monia Boulila en fait un feu pour réchauffer son « intérieur » et tout à coup, vous avez envie d’y croire.

Ambassadrice de la paix
- Pierre-Marie Perret, président de l’association culturelle Omar Khayyam (Montpellier, France), dira de la poétesse : « On n’imagine pas l’énergie cachée derrière cette femme. Monia est la digne héritière de Majida et Fatma Boulila, héroïnes de la libération de la Tunisie de la tutelle coloniale mais, aussi, de l’émancipation des femmes tunisiennes », ces femmes que la poétesse voit « en buvant la mort goutte à goutte » (J’aime le mot volant in « Souffles inédits »). Un bel hommage que là. Qui fait honneur à cette ambassadrice universelle de la paix et membre du Cercle universel de la paix à Genève qu’elle a rejoint en 2008. Une mission à laquelle elle ajoutera deux faits majeurs dans sa trajectoire poétique et de la paix : membre de l’Union internationale des écrivains pour la paix (2009) et membre de l’Union des écrivains tunisiens (2009).

Parcours de Monia Boulila
- Invitée au 1er Festival international de la poésie à Paris en 2007 - Rencontre et lectures à Montpellier, sur invitation de l’association culturelle Omar Khayyâm et en collaboration avec le lycée Mendès France - Invitée de l’association Jasmin d’Orient, du cercle philosophique Athéna et l’Association de soutien et de solidarité aux femmes. - Invitée de l’association Vives Voix (Paris) - Membre du Cercle universel des ambassadeurs de la paix - Membre de l’Union internationale des écrivains pour la paix - Membre de l’Union des écrivains tunisiens - Prix spécial du Jury du concours de poésie de l’Ours blanc pour son poème « Hymne à la vie » (2009) - Invitée au 3e festival international de la poésie à Paris en 2009 (notre 2e photo à droite, avec la poétesse Niculina Opréa - à gauche - et le poète états-unien Mark Lipmann à l'arrière). 


Publications
 - « Mon joyau », Sfax (Tunisie), janvier 2007 . « Avec toutes mes amours », Association culturelle Omar Khayyâm, Montpellier, mai 2008 . Publication de cinq poèmes dans la revue littéraire roumaine « Oglinda Literrera, n° 77, mai 2008, traduction en roumain de la poétesse Ioana Trica . Publication de poèmes dans la revue roumaine « Orsula » n° 12, décembre 2008, avec une traduction du poète Ions Cristophor Filipas . « Souffles inédits », septembre 2008 . Participation à une Anthologie des femmes poètes engagées pour la paix aux Editions L’Harmattan (Paris, France) et à paraître en 2009. 

Arabian People & Maghrebian World a retenu pour vous …


Pleurs en mots J’ai dépensé mes précieux jours
Dans la création d’un nid d’amour
Sur le mystérieux arbre de la vie.
On m’a déconseillé, j’en ai fait un défi !
 L’arbre a absorbé tout mon amour ;
Il a dévoré mes beaux jours
Et a jeté mon nid dans la cour !
 J’ai des débris d’espoir chaud !
J’ai une palette d’amour sans eau !
J’ai un reste de jours mêlés de maux !
 Refaire ?
Ou lâcher le tout ?
S’accrocher au défi ?
Ou céder au dégoût ?
A quoi bon refaire ?
Pour se casser à nouveau ?
En ce moment, je ne peux que pleurer mes mots …


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