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mercredi 30 novembre 2011

5e édition "Proche-Orient, ce que peut le cinéma" : débat "Au Caire de la révolution" de Samir Abdallah



Le cinéaste Samir Abdallah animera le débat qui aura lieu après la projection de fragments de son film « Au Caire de la révolution », dans le cadre de la 5e édition « Proche-Orient, ce que peut le cinéma ». Parmi les autres participants à cette discussion, on retient le politologue Bertrand Badie, l’auteur de « L’Etat importé » et « Le diplomate et l’intrus », deux ouvrages de référence sans conteste.

La manifestation, qui a commencé aujourd'hui, se terminera le 13 décembre prochain, dans un lieu très connu pour présenter au public un cinéma engagé de qualité et qui est situé près de la Sorbonne, Les 3 Luxembourg

 Samir Abdallah
© Arabian People & Maghrebian World.
Une autre vision du monde arabe et de la réalité qui, même terriblement tragique, fait entrevoir malgré tout une petite lueur d’optimisme : la réflexion bouge, elle se donne une plus grande liberté, elle s’ouvre aux deux univers - l’Occident et l’Orient – toujours sous l’angle engagé mais aussi qui se veut plus près que jamais de la vérité. Depuis maintenant une année, le cinéma de cette partie du monde en a fini avec les poncifs : il est le témoin en direct d’un changement sans retour : les digues continuent de s’effondrer.

Le film de Samir Abdallah, lui-même ayant des racines égyptiennes, va dans cette ligne d’approche du monde arabe mais intervient sans faillir dans la logique militante du cinéaste auquel on doit des documentaires, comme « Quo Vadis », « Le Siège » ou le dernier, « Gaza-Strophe » coréalisé avec Keiredine Mabrouk, une situation que décrit sa caméra avec beaucoup de respect pour ceux qu’il a filmés et fait se dévoiler avec des mots non dénués de pudeur ...

Fragments de "Au Caire de la révolution" - 20 heures
Les 3 Luxembourg
67 rue Monsieur Le Prince
75006 Paris
Tél. 08 92 68 93 25

samedi 26 novembre 2011

"Histoires tunisiennes" de Nada Mezni Hafaiedh



Un curieux choix de réalisation : Nada Mezni Hafaiedh n’a pas dirigé la caméra sur l’histoire immédiate de la Tunisie – imitant en cela ses collègues du monde arabe - mais elle a joué la romance totalement décalée et qui déroule la trajectoire de trois femmes, chacune face à sa question personnelle : la déception sentimentale (Shams), le choix entre deux hommes (Sabrine), le divorce (Inès).

Sujet récurrent et pourrait-on penser, en dysfonctionnement avec la réalité tunisienne d’aujourd’hui ? Peut-être.
Cependant, pourquoi pas aussi. Avec la difficile situation du peuple tunisien qui n’en supporte plus de voir des thèmes à l’image d'« Histoires tunisiennes », il peut aussi avoir besoin de cela, pour ne pas demeurer plongé dans le climat tendu et fébrile tunisien depuis les premiers soulèvements en hiver dernier.

« Hekayate Tunsia »/ « Histoires tunisiennes » de Nada Mezni Hafaiedh, fondatrice de Leth Productions (2010) dont le film est le premier long métrage. La réalisatrice a également lancé, il y a quelques années, An Alen Production à Montréal. Pour ce film, elle s’est inspirée de son documentaire « Singularity ».

Actualité 
Le film devait sortir en salle, courant décembre prochain, en Tunisie mais il semble que sa diffusion n'ait pas été encore autorisée.

Casting
Taoufic El Ayeb (Sami) - Chekra Rammeh (Inès) - Maram Ben Aziza (Sabrine) - Nejib Bel Hassan (Hassan) - Yasmine Azaiez (Shams) - Hamdi Hadda (Mo).


jeudi 17 novembre 2011

Autour du Maghreb et du monde arabe : le 9e salon du livre des éditeurs indépendants



Organisé par l’AUTRE LIVRE, association des Editeurs indépendants, le 9e Salon du Livre des Editeurs indépendants réunira, à Paris, près de 150 éditeurs sur trois jours. Du vendredi 18 au 20 novembre 2011, c’est un véritable marathon que d’acteurs de l’édition accompagné de rencontres et de dédicaces qui regroupent auteurs du Monde arabe et du Maghreb mais, également, d’auteurs français. Un concert sera donné, le premier jour et en soirée, par le groupe Tarab Med'. On retiendra, dans cette perspective, « Les poètes arabes en France aujourd’hui » avec des lectures de poésie et, pour le plaisir de la curiosité, une conférence-débat sur « Pierre Loti et le monde arabe »...

Vendredi
14h : Ouverture du salon au public. Rencontres et Dédicaces.
16h-17h : Conférence-débat : « La prostitution coloniale au Maghreb », avec l’historienne Christelle Taraud (Columbia University of New York) et Leïla Sebbar, auteures de Femmes d’Afrique du Nord - Cartes postales (Bleu autour).
17h-19h : Lecture de La Madone algérienne par Frédéric Barbe (L'Escarbille).

Samedi
11h : Rencontres et Dédicaces sur les stands des éditeurs toute la journée.
15h : Conférence-débat : « Kant et la burqa ». La question de la liberté sous tendue par le symbole de la burqa posée par Lamia Berrada-Berca dans son livre Kant et la petite robe rouge où le désir féminin affronte la culture (La Cheminante). Voir, à ce propos, notre article paru en avril 2011.
16h : Grand débat sur « Les révolutions arabes », une interrogation sur les mouvements qui, après la Tunisie et l’Egypte, ont touché la Lybie, la Syrie et le Yémen.
17h : Conférence-débat : « Mes Algéries en France », avec Leïla Sebbar, auteure de Voyage en Algéries autour de ma chambre (autobiographie), L’arabe comme un chant secret (essai), Les femmes au bain et La confession d’un fou (romans) (Bleu autour). Rappelons que le premier roman de l'auteure franco-algérienne fut « Les Algériennes au square ».
20h-21h : Lecture dans les allées du salon…

Dimanche
11h : Rencontres et Dédicaces sur les stands des éditeurs.
16h : Lectures « Les poètes arabes en France aujourd’hui », un hommage rendu par L’autre LIVRE à la poésie arabe contemporaine avec les lectures des poètes et poétesses Siham Bouhlal, Salah Al Hamdani, Aïcha Arnaout et Amina Saïd
17h : Conférence-débat : « Pierre Loti et le monde arabe », par Bruno Vercier, universitaire, spécialiste de l’œuvre de Pierre Loti (Bleu autour).
20h : Clôture du salon.

Halle des Blancs Manteaux
48, rue Vieille du Temple
75004 Paris (M° Hôtel de Ville)

jeudi 10 novembre 2011

Institut du Monde Arabe : Etel Adnan, une revisitation des mots...


La poétesse libanaise Etel Adnan sera présente le 17 novembre prochain, à l'Institut du Monde Arabe de Paris, pour la présentation de son roman "Sitt Marie-Rose" publié aux éditions Tamyras, en présence de Nayla Tamraz, chef du département de Lettres Françaises de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et de la cinéaste Joana Hadjithomas dont nous avions parlé dans l'une de nos éditions.
L'auteure qui est aussi connue comme peintre, a publié deux autres livres aux Editions Tamyras.

Etel Adnan a reçu le prix de l’Amitié franco-arabe pour « Sitt Marie-Rose » publié en 1978 pour la première fois et qui s’inspire de faits réels passés durant la guerre civile au Liban. En avril 2011, le roman a été adapté pour le théâtre par Camille Brunel, fondatrice de la troupe théâtrale Kahraba (Beyrouth).

mardi 1 novembre 2011

"Le centre-ville de mon père" de Gabriel Rayès et Tania Rayès-Ingea


"Le centre-ville de mon père" - Editions de la Revue Phénicienne.

Je rêve. Je rêve de Beyrouth comme un joyau que je n’ose point sortir de son écrin, de peur qu’il ne s’envole. Je rêve de ses ruelles anciennes où le pas du promeneur se perd à la recherche du temps perdu ...

Achrafieh et ce qui reste du Down Town m’ouvrent leurs portes comme les bras tendres d’une marraine attendant vainement ma visite. Je rêve depuis des ans à la ville qui s’engouffre dans les dédales des immeubles sans cachet, où la ligne horizontale s’accroche à la ligne verticale, faisant oublier que Beyrouth a eu son passé magnifié par des demeures abritant la douceur des après-midis et la tendresse de ses regards, manteaux de pierres jaunies recouvrant les beautés secrètes de la vieille cité envolée...

Alors, en attendant de porter ma valise jusqu’en ses entrailles résistant vaillamment au marteau-piqueur, je me contenterai de feuilleter « Le centre-ville de mon père », une réminiscence des années disparues. Gabriel Rayès et Tania Rayès-Ingea offrent au regard embué des photographies, des cartes postales, des articles de presse minutieusement collectés sur ce passé peut-être occulté, mais non pas oublié...

F. C.-A.

Gabriel Rayès et Tania Rayès-Ingea seront en dédicace, le 2 novembre 2011, à 18 heures, au stand des Editions de la Revue phénicienne (18eme Salon du livre francophone de Beyrouth).


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