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lundi 17 février 2014

Le Mot de la Rédaction : quand la Culture n'a d'odeur que l'absence d'argent



«Vent de panique» sur la Culture écrit l’éditorialiste dans le numéro de février du magazine CBSNEWS –avec un C Vous vous sentirez rassurés : ce vent n’a lieu qu’en France. Eh bien non ! Si la Culture en France est balayée par un vent de panique, dans notre zone de sensibilité, elle l'est par un ouragan : celui-ci détruit le peu de Culture que nous connaissons. En Algérie actuellement, j’affronte le Néant culturel remplacé, avidement englouti, par des tonnes de billets de banque, de gargotes vendant des pizzas tartinées de mayonnaise, des antiquaires qui ne sont en fait que des marchands de meubles sortant de l’orbite de la moyenne et croulant sous des paquets de billets de dinars, des gens multipliant leurs entrées d’argent par un double emploi, des fonctionnaires lassés, des médecins ne lisant plus que des ordonnances ou des gouvernants dont l'intellect moyen se nourrit de spéculations de pouvoir ou de journaux.
Que l’on se rassure : rien n’est perdu, il arrive que quelques gouttes d’eau se déversent sur l’arbre amaigri, anémié de la Culture même lorsque ses racines sont en pourrissement, étant plus à rechercher la manne qu'à livrer un message. Au milieu de ce désert, un coquelicot : voir l’un de mes misérables livres publiés entre les mains d’un jeune poissonnier, heureux –mon Dieu ! qui me dira «C’est le premier livre que je tiens dans mes mains et que j’ai envie de lire…»
Aussi quand je vois la magnifique couverture de février de CBSNEWS, dont on ne peut que les féliciter, l'on a cette envie d’espérer.
F. Chaïm-Allami


mercredi 12 février 2014

Prix Virgile décerné à Cécile Oumhani



«Tes yeux brillent, enivrés d’immensités à parcourir» nous dit Cécile Oumhani dans son dernier livre Tunisie, carnets d’incertitude). Nos yeux brillent également à mesure que l’on entre dans l’univers de Cécile Oumhani qui a une manière bien à elle de transposer cet autre univers, celui de l’extérieur en le transformant en une sorte de cercle intime, tout en brandissant les voix qui composent ses écrits. L’atelier des Strésor ou Tunisie, carnets des incertitudes, ou encore celles du Café d’Yllka. Un bonheur que de voir se dérouler les mots et puis tous ces personnages auxquels elle donne comme une «odeur de henné», nous disant l’espoir, la beauté tous empreint de poésie, un bonheur certes teinté de tragique lorsqu’elle parle de ceux qui sont tombés dans les rues tunisiennes et ont signé de leurs mains sur les pavés de «l’incertitude».

Cécile Oumhani vient d’être récompensée, après –entre autres‒ le prix littéraire européen de l’Adelf, et celui du prix Grain de sel, entre autres, par le prix Virgile pour l’ensemble de son œuvre.


A retrouver aux Editions Elyzad
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