vendredi 30 décembre 2016

Le Mot de la Rédaction : la bougie du silence



bougie




La Rédaction d'Arabian People, Maghrebian World décide de préférer le silence à l'habituel mot avec lequel elle présente ses voeux de fin d'année.
Oui, silence oblige.
Demeurons humbles et allumons la bougie du silence.
F. C-A.


dimanche 18 décembre 2016

Clin d'oeil : Paix et unicité aux enfants du Monde arabe et du Maghreb



A l'occasion de sa 100e édition, Arabian People, Maghrebian World souhaite de bonnes fêtes de Mawlid en-Nabawi et de la naissance de Jésus aux enfants du Maghreb et du Monde arabe. Qu'il leur soit redonné innocence et bonne santé, qu'il nous soit pardonné de ce que vivent les enfants de Syrie, d'Irak et de Libye en ces jours terribles.






vendredi 4 novembre 2016

"Résister, c'est aussi penser le regard". Le site du cinéaste Malek Bensmail




Le cinéaste Malek Bensmaïl vient de lancer son site officiel de ses réalisations dont AliénationsDecibled qui raconte "l'exil, l'identité et le regard que portent les artistes sur leur Algérie d'aujourd'hui" et La Chine est encore loin - voir l'entretien du réalisateur accordé à la chroniqueuse Zohra Maldji et publié en plusieurs parties sur Arabian People & Maghrebian World (http://arabianpeople.blogspot.fr/2012/02/rencontre-malek-bensmail-realisateur-de.html) : 
'... Le documentaire est une manière de construire aussi la mémoire collective. S'il n'y a pas de documentaire, nous ne savons pas qui nous sommes; nous ne pouvons pas faire de films historiques, de société, de films politique, qui donnent une possibilité d'avoir une pluralité et de la réflexion." nous dit Malek Bensmaïl.

Un site qui répond à une esthétique d'un pur sens artistique avec, en arrière-fond, le chuchotement-bruissement de la Méditerranée et un son qui dit le flux et reflux de cette mer, chantre d'histoires et de l'Histoire...

Site : http://www.malekbensmail.com/



samedi 15 octobre 2016

Poème vs parole chantée ou un prix Nobel prenant (peut-être) l'eau...


Le débat est ouvert / est depuis longtemps ouvert : le poète et le parolier. Une histoire de genres, une histoire qui remanierait l'univers de la littérature et, dans le cas présent, de la poésie depuis que celle-ci, de chanson de geste, est passée à l'état de poème après la "Chanson de Roland". Le prix Nobel de la littérature pour cette année 2016 a non seulement renversé les valeurs de l'écriture poétique mais aussi celles du roman. Et l'on est aujourd'hui à se poser la question de savoir qu'est-ce qui nous attend au prochain tour ? Pour rester dans le domaine de la poésie et de la chanson - qu'ici nous qualifierons de parole chantée - certains textes de chansons font un va-et-vient entre le poème et la parole chantée. Pour exemple, Boris Vian qui fut d'abord poète avant que la version chantée n'entre en lices. Je ne m'étais jamais posée la question ; pour moi, tout était clair, nonobstant la qualité de l'écriture d'une chanson, la parole chantée n'est pas le poème qui, lui, est "hanté" par une sorte de transcendance chez le poète introverti et extraverti à la fois. La chanson, aussi belle soit-elle, aussi bien écrite soit-elle, ne peut être une "Diane française" d'Aragon, ni un "Bateau ivre" d'Arthur Rimbaud ni même un "Cancre", poème de Jacques Prévert qui pourrait être l'objet de la nymphe musicienne, ou "Seul dans la splendeur" de John Keats, ou encore "Craintes dans la Solitude" de Samuel T. Coleridge et, du côté de la poésie arabe, ce poème "أراكَ عَصيَّ الدمع" d'Abû Firâs al-Hamadani et plus proche, "Passagers parmi les paroles passagères", poème bref mais profond de Mahmoud Darwich. Or, nous voilà placés, après la décision heureuse ou inappropriée du comité Nobel, dans l'obligation de refaire nos classes ! A nous de voir si les textes de M. Dylan sont pur esprit ou de la chanson engagée au sens propre comme au sens figuré sur le chemin extrêmement névralgique, narcissique et transcendantal du territoire du poème. Le sportif à la retraite qui devient "chroniqueur" ne peut être journaliste, le professeur de chant ne peut être professeur de littérature, le dessinateur de bandes dessinées ne peut être Renoir (à moins qu'il n'ait un talent caché), etc. Le merle moqueur est, certes, un oiseau mais il n'est pas pour autant un rossignol. Et bien que tous les goûts soient dans la nature, ici, il ne s'agit pas d'aimer, il s'agit de dire le genre. Le comité Nobel a peut-être eu raison pour les inconditionnels de Bob Dylan ou est tombé peut-être dans l'hérésie d'avoir osé mélanger les genres, pour les autres. Et si c'est le cas, c'est-à-dire si c'est contrevenir aux canons du poème pur, alors il est temps de mettre au rencart les prix Nobel qui ont tendance pour des raisons obscures à décerner des prix à en veux-tu en voilà. Mais soyons honnêtes et rendons justice au chanteur, seul Bob Dylan peut dire s'il a écrit des poèmes quand il a écrit ses chansons. De ce fait, si ça l'est, nous pourrons déduire qu'elles ne tarderont pas à être publiées en tant que poèmes. Et, alors, ce serait un bond en avant du territoire du poème. Aussi, "Je suis malade" vaut poème tout comme "C'est une poupée qui fait non" ou "Gigi l'amoroso"... ... et, alors, les poètes entreront dans la clandestinité.
F. C.-A.

lundi 19 septembre 2016

Le festival Est-Ouest et le Vercors accueillent le Liban




Voilà plus de vingt ans que la petite ville de Die abrite le Festival Est-Ouest qui fait se rencontrer littérature, arts, cinéma et spectacles vivants chaque année.
Die se niche aux pieds du Vercors (région de la Drôme en France), un nom qui nous rappelle un certain livre, Le silence de la mer, une nouvelle superbe de Jean Bruller, maquisard de la Seconde guerre mondiale qui prit le surnom de guerre de Vercors.

Le festival sera l'écrin de décor naturel grandiose du Liban, invité d'honneur, dont écritures et saveurs diront combien ce pays mérite l'attachement pour qui voudra venir à sa rencontre en ce coin historique de France.

La littérature libanaise est représentée par une superbe palette d'auteurs pour ne citer qu'Etel Adnan, romancière, poétesse et également artiste-peintre ; Tania Hadjithomas-Mehanna, éditrice et elle-même auteur ; Hyam Yared ; Issa Makhlouf ; Jabbour Douaihy ...



Du 8 au 16 octobre 2016
Site : http://est-ouest.com/
Repas libanais et banquet d'histoires (sur réservation) : 04 75 22 12 52 

mercredi 7 septembre 2016

Moment musical avec Hiba Tawaji



Avec ce "Hobbi lintaha" (L'amour qui a pris fin), une interprétation toute en émotion, cette émotion énorme de la version en français "Les moulins de mon coeur" de Michel Legrand. Une envolée en crescendo, poignante, une belle interprétation de la chanteuse libanaise Hiba Tawaji qui joue sur tous les registres, grande variété arabe, anglaise, libanaise. Il suffit d'écouter et le texte entre en vous comme un soir de spleen pluvieux...



يا حبي ارجعلي وانسى اللي صار

خوفي يهرب بكرا وتخلص الأعمار
شفت النهاية مخباية اسرار
من لحظة ما وقفت مبارح عالباب
تاركني وحدي بهالليل الطويل
وهاك الشال اللي عكتفي يغوي ويميل
ناسي السهرات الحلوة بضو القناديل
بعيونك سرو وخلفو أسرار
عم فكر فيك واتعودت عليك
تاركني وحدي بهالليل الطويل نسيت بأيدي أيدك ونسيت المنديل
حبي ألك انتهى حزن ودمعات
وهاك الشال ليغمرنا بعطرو يميل
نسيت بأيدي أيدك ونسيت المنديل
تارك تيابك عندي ومشتاقة عليك
بنطر ليلية حتى يدق الباب
تاركني وحدي بهالليل الطويل
تاري الهوا عم يسألني عليك
حبي اللي انتهى حزن ودمعات
نسيت بقلبي قلبك يا حبي العنيد

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NDR : Avec nos excuses pour la présentation du texte en arabe.

vendredi 5 août 2016

Clin d'oeil : quelque chose de la Turquie


Une fenêtre sur la Turquie, laquelle vit des heures assez assombries. Le monde culturel, les patrimoines traversent la tempête comme dans beaucoup de nations en ce moment mais, surtout, des tragédies humaines. Ces chants de Mardin nous viennent directement par le biais de l'un de ses écrivains... Mardin et sa citadelle dominent à hauteur de 1200 mètres les plaines de la Mésopotamie, non loin de la Syrie : le monastère Mar Gabriel, le Musée archéologique abritant des œuvres et objets vieux de plus de 4 000 ans et remontant jusqu'au 7e siècle avant Jésus-Christ, la mosquée d'Ulu Camii bâtie en 1199 par les Artukides, l'église de Nusaybin...
Pour savoir ce qu'il faut préserver... et empêcher qu'un jour cela ne disparaisse comme ce fut le cas de Palmyre...


samedi 30 juillet 2016

Walaa al Joundi, la voix qui vous ressuscite



Résultat de recherche d'images pour "la libanaise Walaa al Jundi"Seize ans, elle s'appelle Walaa al Joundi. Elle est la voix libanaise du futur. Un répertoire classique, elle maîtrise aussi bien le mouwwachah que la qaçida. Abdelwahab, Om Kalthoum, elle fait une approche de leur répertoire qui vous oblige à prêter attentivement l'oreille. Fraîcheur, personnalité "propre" qui force à être attentif à la progression de cette jeune chanteuse qui n'a pas encore tout donné. Une carrière dont les premiers pas ont été faits, non pas sous les spots hyper-commerciaux de la variété telle que nous la connaissons aujourd'hui : un simple produit publicitaire. Élève de l'Institut Antonine de Beyrouth, elle nous éloigne du clinquant et nous fait renouer avec la bonne lignée 'kalthoumienne' et 'fairouzienne'. Elle est notre coup de coeur et pas seulement de cet été. 




Tahar Bekri : le chant du Mûrier triste dans le printemps arabe



Mûrier triste dans le printemps arabe, un recueil dont le printemps récurrent au long de ses pages n’oublie ni l’hiver ni l’exil, ni la guerre. Tahar Bekri devient chroniqueur d’une histoire déchirée et pleine d'espoir de la patrie d’origine du poète, ensuite de lieux auxquels il s’identifie quasi intimement. Fluidité du mot et, derrière, la tourmente. Une structuration du poème en visions multipliées mais comme s’il ne faisait qu’un avec elles. Mais, aussi, une sorte de sérénité car sa poésie détourne la violence pour asseoir le dit du printemps qui voyage ainsi à Lisbonne, à Palmyre, de guerre en guerre, Haïti, au pays de Nazim Hikmet auquel le poète confie son exil dont il dit : « Mieux vaut être étranger que chien fidèle avec laisse ».
Chaque poème est une pièce plantée dans une réalité qui peut paraître échotière mais que l’écriture sensible et profonde transforme en une révélation d’intériorité. Doublée du vœu opiniâtre de Tahar Bekri de vouloir rêver « de moissons claires ».
À lire inconditionnellement ce recueil, miroir de pays exposés en autant d’espérances s’adressant au Mûrier triste dans le printemps arabe, un mûrier qui résonne comme une flûte imprégnée d’une sourde affliction :

« D’étranges corneilles
Ont volé ta floraison
L’ombre confondue avec le soleil
Il est loin le chant que j’ai élevé
Parmi tes solennels feuillages
La Nuit lourde de son sommeil 
[…]

Dis mûrier
C’est d’aube écarlate que tu te nourris
Ou de chenilles dévorant tous ces papillons



Éditions Al Manar
Paris

lundi 20 juin 2016

Paisible sur le bord, d'Ali Al Hazmi




Muma̓innan ˓alâ al-âffa, ou Paisible sur le bord, le poème des souvenirs : Ali Al Hazmi se pose sur le bord de la vie, que celle-ci soit un « Mariage de la soie avec la soie » ou qu’elle soit passion durant ces années-réminiscences. Le poème se joue sereinement entre nuances subtiles et tendresse des mots. Même lorsqu’il avoue, quelque part, implorer le sommeil ou « perdant, déçu de la vie, de l’amour et des amis ».

Mais si le promeneur se retrouve incidemment sur le bord dont ne sait de quels lieux ou de quelles émotions, l'amour tissé entre les mots préfigure « un rêve [qui] sera plus loin / qu'une vigne dans les mains ».

Un poème pour une mise en bouche… « Mariage de la soie avec la soie »

En ce soir d’automne qui abonde
En fleurs, figues et chansons
Les souvenirs balayent
Les roses des paroles desséchées
Dans la cour de la maison…
Là où tu es longtemps resté
Caressant le frêle plumage de l’amour.


Ali Al Hazmi est l’auteur de plusieurs ouvrages écrits en langue arabe dont certains ont été traduits comme l’anthologie L’arbre de l’absence, et le recueil dont il est question ici (traduit en espagnol sous le titre de Estando seguro al borde publié au Costa Rica et récompensé, en 2015, au Festival international de poésie en Uruguay).

Traduction de Manel Bouabidi
L’Harmattan
Site : www.harmattan.fr
Contact auteur : ali-alhazmi@hotmail.com
Contact traductrice : bouabidi.manel@hotmail.fr

mardi 31 mai 2016

34e Marché de la Poésie à Paris




Nous voici au rendez-vous annuel de la poésie à Paris. Le Mexique aura la primeur mais tous les poètes sont réunis sous la voûte du ciel du poème : l'essence des mots et seulement des mots. N'en déplaise aux grandes maisons d'édition qui se refusent à aller au-delà de certains noms et font la sourde oreille, ne s'engageant que pour répondre "la poésie ne se vend pas". Cependant, nous savons que si elles le voulaient, elles vendraient même un âne mort ! Bienheureusement (*) et envers contre tout, le poème est là, pour qui veut entrer dans cette dimension du mot se passant de la logorrhée habituelle du genre à grande diffusion ou politiquement correct.

Certes, Arabian People, Maghrebian World ne souhaite pas se lancer dans une diatribe, ce n'est pas son objectif principal. L'on se contente d'annoncer le 34e Marché de la poésie à Paris, place Saint-Sulpice (Paris).


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(*) Mot de la Rédaction. Propriété d'Arabian People, Maghrebian World.

samedi 7 mai 2016

Montpellier : 11e festival Arabesques


Il nous change, que ce 11e festival Arabesques de Montpellier ! Sous le signe des Arts du monde arabe, il ouvre une fenêtre sur l’aventure, le talent, la lumière du verbe, de la geste, de la musique, du poème. Il est nécessaire en ces tristes mois où si, d’aventure, on se réclame, on se dit de culture arabe, l’on répond décadence, interdits et violences sanglantes. Un film, Halal love (and Sex) du réalisateur Assad Fouladkar, sur les histoires « d’hommes et de femmes tentant de vivre leur vie et de composer entre « désirs d’aimer » et « sans contredire les règles de leur religion... 


... et puis « Le fabuleux trésor d’Hisham l’Andalou », une quête pour découvrir l’histoire de Montpellier aux environs du Xe siècle. L’écoute d’une âme, celle du ‘oud (luth oriental) de la syrienne Waed Bouhassoun qui interprètera des poèmes du mystique al-Hallâj, d’al-Mulawwah, d’ibn Zaydoun, de Sorhawardi...
... des contes  aussi que Layla Darwiche dira avec passion pour ceux qui aimeront se plonger dans cet univers ancestral et père du roman moderne dans le monde oriental… 
... et puis quoi d'autre ? L’Egypte ! Une Egypte qui ne peut s’oublier avec « Menen Aguibak » qui vous lance sur la route du mawwal si plein de résonances.



Infoline : 04 99 77 00 17

mercredi 6 avril 2016

FRAME LIFE, la photographie qui aime !




FRAME.life est une plateforme de médias sociaux et de la photographie qui va sur le terrain pour donner son regard sur les personnes, les objets et le paysage urbain de Beyrouth. Le site de cette plateforme au design volontairement simple, mais hautement esthétique nous ouvre une fenêtre sur le regard, notamment, d'Ali Sayed-Ali, à l'origine de l'idée.
"Informer, documenter et publier en utilisant la puissance de l'œil collective", c'est ainsi que se définissent les acteurs de FRAME... Le Liban n'est plus cette photographie de la guerre ou de projets immobiliers gigantesques et indigestes, il devient intime, dans la gestuelle quotidienne que l'on qualifiera, sans honte, "attendrie". La démarche n'est plus seulement une démarche artistique, elle est témoignage de personnes qui ont à coeur la vie des autres, de rêves simples et de petits bonheurs, au coeur de la Cité, au fil des jours d'une société qui dérive entre désenchantements et espérances.

Website : http://www.frame.life/home

vendredi 1 avril 2016

Série "Viva l'Algérie" : soyons sérieux !



« Viva l’Algérie », une série algérienne. Lieux du déroulement de l’histoire : la Qasbah, Alger.  En résumé, que raconte-t-elle? « Sous pression terroriste, deux femmes se réfugient dans un hôtel situé au centre d'Alger. Goucem, la fille âgée de 27 ans, s'est fabriqué une apparence de vie "normale" en travaillant pour un photographe. Elle partage par ailleurs sa vie entre un homme marié et généreux et des week-ends chauds en boîte de nuit. Devant la télévision, Papicha, la mère, vacille entre peur et nostalgie d'un passé heureux de danseuse de cabaret. »

Et là, nous sommes intrigués. D’abord, parce que les costumes mélangent, sans souci d'authenticité toutes les périodes, les tenues d’avant l’indépendance en 1962 avec le voile blanc – haïk  et sa voilette d’organza ; ensuite les vêtements « européens », puis les tenues traditionnelles algéroises d'origine turque et, enfin, le « voile islamique » qui sont pléthore aujourd'hui. Or, au sujet du haïk, s’il y a un tout petit, mais un tout petit bastion de restauration/revendication du haïk ou seulement porté (à la manière algéroise dans l’histoire) par quelques vieilles dames, ce haïk n’est pas pandémique. Seul l’habit de cette nouvelle génération de musulmans est présent, envahissant, inévitable. Quant aux tenues traditionnelles, elles ne sont visibles que lors des mariages ou fiançailles, la 'abaya, le foulard, les gandouras féminines de facture syrienne, le jean troué, les stilettos ou les ballerines en provenance également de Syrie ou de Turquie sont plus monnaie courante.

Ensuite, le dialogue lui-même est en-deçà de la réalité algérienne et l’humoriste Biyouna rend encore moins crédible cette réalité. Certes, la lenteur administrative, les appels à la prière ou en fond sonore des lectures coraniques tentent d’asseoir l’intrigue dans l’Algérie d’aujourd’hui. Mais l’on n’est pas convaincus, l’on demeure comme éberlués face à ce déroulement d’une histoire qui est sensé se passer dans une période tragique.
L’histoire se divise en plusieurs parties. Au lecteur de voir, mais encore plus aux Algériens, pour tenter de s’y retrouver. Une série financée par des partenaires algériens, français et belges...
Cette thématique qui aurait pu retracer le quotidien angoissé des Algériens durant le terrorisme, leurs émotions, n'est qu'une pâle parodie d'un destin tragique...

« Viva l'Algérie ». 





Voir aussi première partie :

http://www.dailymotion.com/video/x7h1wr_viva-l-algerie-partie-1-9_shortfilms



samedi 5 mars 2016

Vitrine de l’Orient, saga de la Maison Tarazi



Auteur de l’émotion, plus que de narrer une histoire, il me fallait chercher ce qui se dessinait derrière le nom de Tarazi qui était plus qu’un simple label de magasins, d’hôtellerie ou de meubles précieux. Non pas que je ne rende pas à César ce qui appartient à César. Si je me sens émue devant l’architecture de l’immeuble de La Samaritaine dont le fer forgé ouvragé me rapproche de mes souvenirs d’enfance lorsque je passe devant son jumeau colonial, l’actuel Musée d’Art Moderne d’Alger, tout de blanc vêtu et jusqu’à ses magnifiques boiseries vulgairement passées au blanc et ses rampes d’escalier forgées, cachées, ce cheminement du passé m’a menée aussi à une histoire dont j’ai hâte d’aller jusqu’au bout, en espérant la trouver au prochain Salon Livre de Paris. 
Avec Vitrine de l'Orient, l'histoire de la Maison Tarazi, fondée en 1862, Beyrouth ouvre un volet de son histoire citadine pour lutter contre la marée du mauvais goût et du mercantilisme sans élégance. Une histoire qui me restitue un savoir-faire et une intelligence qu’ailleurs l’on oublie également, et me transforme, moi, en une toute petite chose du Maghreb, regardant son beau jouet brisé par l’inaptitude à garder ce qui fut ses richesses et par la désolante progression d’un univers qui avance, certes, mais qui avance mal... Ainsi que l'avait écrit un certain auteur, autant en emporte le vent...
F. C-A.

« Cet ouvrage restitue la saga d’une famille qui a fait de l’Orient son fonds de commerce. Antiquaires, éditeurs de cartes postales, ébénistes, hôteliers, les Tarazi ont été portés tout à tour par l’engouement de l’Occident pour l’Orient, la mode des voyages du début du XXe siècle, le développement de la photographie, l’essor du tourisme et, enfin, la renaissance du Liban de l’après-guerre. Les différentes facettes de leurs activités reflètent certains des plus beaux épisodes de l’histoire du Moyen-Orient qu’il nous soit donné de contempler. » (Éd. de la Revue Phénicienne)

Camille TARAZI est né à Beyrouth en 1974. Architecte de formation, il « intègre l’entreprise familiale spécialisée dans la création et de l’exécution de boiseries et meubles orientaux en 1996. Parallèlement à son activité, il se lance dans des recherches généalogiques pour tenter de cerner les facettes des différents métiers exercés par ses aïeux et qui avaient toujours l’Orient comme source d’inspiration. »
Vitrine de l’Orient a été co-écrit avec Tania Rayes Ingea-Rayès, elle-même co-auteur avec Gabriel Rayès, du livre de photographies Le centre-ville de mon père, également publié par les Éditions de la Revue Phénicienne (voir notre article paru le 11 novembre 2011).


mardi 1 mars 2016

Vernissage : le 8 mars vu par Farid Benyaa


Après l'Algérienne au voile blanc renouant avec l'ancestralité et le sublime portrait de Dassine, la poétesse amoureuse du Hoggar, l'artiste-peintre Farid Benyaa nous ouvre les portes de sa galerie au style épuré pour une exposition de portraits d'Algériennes, leur rendant hommage sous les traits de son imaginaire.

Dassine,
"Ô pur visage dont l'éclat traverserait un voile épais, ô Dassine, ton cousin, fils de la soeur de ta mère, Moussa Ag-Amastan, te demande de lui permettre de prendre part à la réunion poétique et galante que tu vas présider ! Personne n'a jamais vu son visage. Personne n'a jamais entendu chanter son coeur.
[...]
Ô Dassine, puisque ton imrad a chanté pour moi et puisque tu m'as permis de m'asseoir à tes pieds, permets-moi de te jurer que tu seras libre dans le jardin de mon coeur ! Ne crains donc pas que je veuille régner sur toi, on n'asservit pas une lionne ou un rossignol..."
(Poème de Moussa Ag-Amastan)



Galerie Farid Benyaa
4, rue de Picardie - Les Castors II
Bir Mourad Raïs - Alger
Tél. : (00 213) 21 44 76 65
Site : http://farid-benyaa.com/algerie_galerie_art.htm

lundi 29 février 2016

Salon Livre de Paris 2016 : auteurs en dédicace


Le rendez-vous de Paris avec le monde du livre n'est pas très loin. Trois villes sont les invitées du Salon Livre de Paris : Congo-Brazzaville et Pointe-Noire pour la République du Congo et Constantine, pour l'Algérie. Ensuite, le pays invité cette année est la Corée du Sud qui arrive avec un fronton d'une trentaine d'auteurs.
Vingt-quatre auteurs répandront le souffle du Congo littéraire, parmi lesquels l'on note les noms d'Henri Lopez, poète et ambassadeur du Congo, Emmanuel Dongala, Alain Mabanckou, Adèle Caby-Livannah et Gabriel Mwènè Okoundji.

Des signatures qui donnent l'envie d'aller à leur découverte mais que l'on ne peut toutes signaler, faute de place d'autant que l'on met en page tous les auteurs du Maghreb et Monde arabe, ainsi que quelques clins d'oeil... 


MAGHREB & MONDE ARABE

ACEVAL Nora
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
ACHOUR Christiane
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
ACHOUR Mouloud
Le retour du silence
17 mars 2016, 13:00 - 15:00, 1-F32
Les phares d’Algérie, vigie de la côte
17 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-F32
AL-MASRI Maram
19 mars 2016, 15:00 - 19:00, ---
Dédicace stand Éditions Bruno Doucey
BATTAL Rim
Vingt poèmes et des poussières
20 mars 2016, 16:30 - 17:30, 1-F13
Le goût de Marjeyoun
19 mars 2016, 16 :00 – 18 :00, 1-N95
BELASKRI Yahia
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
BENJELLOUN Tahar
Le mariage de plaisir
19 mars 2016, 18:30 - 20:00, 1-P65/1-N65/1-R65
BENCHEIKH Djilali
Une enfant dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
BERGER Karima
Mektouba
20 mars 2016, 14:30 - 16:00, 1-M65
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
BEY Maïssa
Hizya
Stand et horaires non précisés.
18 mars 2016
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
CHAREF Mehdi
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
COLONNA Vincent
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
DJEMAÏ Abdelkader
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
DJENADI Hinda
Eros et Venus (poésie)
17 mars 2016, 09:00 - 20:00, 1-B40
AL-ASWANY Alaa
Titres non communiqués
18 mars 2016, 10:00 - 14:00, 1-H31
HADDAD Mohamed
Itinéraire d’un enfant de Kabylie
20 mars 2016, 11:00 - 17:00, 1-C40
JAMOUS Albert, représenté par sa fille Myriam JAMOUS
C’est ici ou la mer (voir notre article N° 90/ Février 2016)
19 mars 2016, 16:00 - 18:00, 1-N95
KACIMI Mohamed
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
KADDOUR Hédi
Les prépondérants (voir notre article N° 89/ janvier 2016)
19 mars 2016, 16:30 - 18:00, 1-P65/1-N65/1-R65
KAHI Abdo
De l’éducation à l’âge de l’alphabet numérique
17 mars 2016, 18:00 - 20:00, 1-N95
KHADRA Yasmina
Dédicace de ses romans
19 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-G51
LABIDI Zineb
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
LAREDJI Wacini
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
M’HAMSADJI Kaddour
La quatrième épouse
17 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-F32
MAALOUF Amin
Un fauteuil sur la Seine
19 mars 2016, 15:00 - 16:30, 1-K59
METREF Arezki
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
SANSAL Boualem
2084
20 mars 2016, 16:00 - 18:00, 1-P65/1-N65/1-R65
SEBBAR Leïla
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
SEFTA Kamila
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
SELLAL Farida
Imzad
19 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-F32
TAŸEB Loulou
Pile de proverbes
19 mars 2016, 14:00 - 18:00, 1-F39
TIAB Ahmed
Dédicaces
19 mars 2016, 18:30 - 20:00, 1-R14
19 mars de 18h30 à 20h (stand des éditions de l'Aube)
YACINE Tassadit
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
YELLES Mourad
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83

HORS LITTERATURE

METOUI Lassaad
Calligraphie
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G51
MOUNIB Hanan
Traductrice de Les chevaux du soleil (de Jules Roy)
17 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-P85
ZEBAR Zinedine
Les phares d’Algérie, vigies de la côte
17 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-F32
18 mars 2016, 17:00 - 19:00, 1-F32

CLINS D’OEIL

CHOKROLLAHI Mahmoud
L’heure inachevée (contes)
17 mars 2016, 14:00 - 17:00, 1-F39
19 mars 2016, 18:00 - 20:00, 1-F39
La ruche
18 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-F39
20 mars 2016, 14:30 - 18:30, 1-F39
DONGALA Emmanuel
Photos de groupes au bord du fleuve
18 mars 2016, 18:30 - 20:00, La Scène littéraire (N18)
ERHEL HATUUKU Pascal
Les îles Marquises
18 mars 2016, 10:00 - 14:00, 1-H31
EUN-YOUNG Jin
Des flocons de neige rouge (poèmes)
7 mars 2016, 19:00 - 20:30 – Stand Éd. Bruno Doucey
LALLAOUI Mehdi
Temps d’exil
20 mars 2016, 15:00 - 17:00, 1-F32
LAZER Hank
Secouer la citrouille, poésies traditionnelles
19 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-F39
MABANCKOU Alain
Nos mythologies américaines
19 mars 2016, 18:00 - 19:00, La Scène littéraire (N18)

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