vendredi 31 août 2012

10e festival du film libanais : Tamara Stepanyan, prix de la Meilleure fiction


Après quatre jours de projections de films dont onze étaient en compétition, des conférences, de débats et de rencontres, le 10e festival du film libanais a pris fin dimanche dernier, à Beyrouth (cinéma Metropolis Empire Sofil).

C’est un bonheur que de revoir se remettre en selle ce festival qui, il faut s’en rappeler, avait dû interrompre son activité en 2011 à la suite du départ de son principal partenaire financier (http://www.lesoir-echos.com/le-liban-perd-un-de-ses-grands-festivals/culture/28711/).

La soirée de clôture s’est illustrée par la projection du film de l’iranien Asghar Farhadi, Les enfants de Belle Ville.

Le jury était composé de Christophe Donner (écrivain et journaliste du Monde), Ibrahim Maalouf (musicien trompettiste), Suzanne Khardalian (cinéaste et journaliste) et Ziad Antar (photographe et réalisateur).

Prix de la Meilleure fiction : 19 Février de Tamara Stepanyan. Prix décerné par l’Organisation internationale de la francophonie et mention spéciale donnée à Blue Line d’Alain Sauma.
Prix du Meilleur documentaire : Aftermath de Wissam Tanios. Prix décerné par l’Unesco-Liban et une mention spéciale a été donnée à Jasad and the queen of contradictions d’Amanda Homsi-Ottoson.
Prix du Meilleur premier film : ex-æquo à Behind the window de Nagham Abboud et Derrière moi les oliviers de Pascale Abou Jamra.

Règlements du festival
Les genres acceptés : court métrage, documentaire, animation, long métrage.
Les films expérimentaux et vidéo-clips sont acceptés hors compétition.
Trois prix récompensent les réalisateurs libanais pour trois catégories : meilleure fiction, meilleur documentaire, meilleur premier film.
Pour écrire et recevoir un formulaire d’inscription : lebanesefilmfestival@gmail.com ou télécharger le formulaire : http://www.lebanesefilmfestival.org
Les DVD sont à déposer à l’adresse : Immeuble Abou Chaava, rue Naoum Labaki – BP 55247 Sin el Fil

samedi 18 août 2012

Québec : le festival du monde arabe de Montréal



Orientalys - Montréal août 2012
Le 13e festival du monde arabe de Montréal aura lieu du 26 octobre au 11 novembre 2012. Cependant, on a déjà eu une mise en bouche avec Orientalys durant la semaine dernière, une programmation qui a rendu un hommage à la chanteuse Warda, disparue il y a peu.

Le Festival a été créé pour que cultures arabe et occidentale se rencontrent autour du théâtre, de la culture, du cinéma et des autres arts relevant notamment du monde audiovisuel..

La charte du festival s’appuie sur trois points essentiels :
> créer un « espace artistique dédié à la rencontre d’identités culturelles issues de différents horizons par le biais de la création, de la production et de la diffusion d’œuvres innovatrices ;
> « offrir aux artistes québécois, de toutes les origines, l’occasion d’échanger avec d’autres cultures et de s’enrichir d’un nouveau savoir-faire et de nouvelles approches ;
> « soutenir et réaliser des initiatives artistiques qui s’appuient sur l’expérience de la diversité culturelle à Montréal. »

Jil Jilala
Parmi ses créations, le festival avait créé et produit un ballet Razzias, avec les chorégraphes Alissar Caracalla, côté Liban, et Irèni Stamou, côté québécois, toutes les deux venant du Caracalla Dance Theater et de l’Ecole nationale de ballet contemporain du Québec. Une œuvre très originale où plusieurs rythmes et styles différents se sont rencontrés et à laquelle participaient également les danseurs du Metaspora Dance.

La programmation complète de la 13e édition du festival ne sera donnée que fin septembre 2012. Mais l’on sait déjà que le pianiste franco-libanais Abderrahmane El-Bacha sera l’invité d’honneur et, pour les inconditionnels, le mythique groupe marocain Jil Jilala ainsi que Hamdi Benani, violoniste et interprète du maalouf et hawzi algérien.



Un aperçu du rendez-vous 2011



Informations

dimanche 22 juillet 2012

Clin d'oeil : Ali Podrimja n'est plus



Le poète albanais Ali Podrimja est décédé alors que se déroulait le festival Voix de la Méditerranée de Lodève.

A peine a-t-il fait entendre sa voix aux poètes et participants présents à Lodève et qui n’avaient jamais eu l’honneur de le rencontrer, qu’il est parti pour le long sommeil sans que l’on ait eu assez de temps pour dialoguer - malgré la difficulté de la langue - avec lui parce qu’il est une grande voix de la culture poétique européenne et universelle.

Les poètes d’Europe et tous ceux qui l’ont lu, l’ont rencontré et écouté, ont une pensée pour cette poésie à l’écriture plus que contemporaine car elle traversera les temps et ne connaîtra jamais le silence de l’oubli. Ali Podrimja fut apprécié dans sa contrée, par la diaspora albanaise  et, tout récemment encore en Belgique puisqu'il fut l'invité, en juin dernier, de la Maison de la poésie de Namur. 
Il lui a été rendu hommage par l’un des siens dans une anthologie de la poésie albanaise traduite et éditée par Robert Elsie et Janice Mathie-Heck. Parue aux Etats-Unis sous le titre de Lightning from the Depths / La foudre des profondeurs, une anthologie de la poésie albanaise (Northwestern University Press, Evanston, Illinois, 2008), l’anthologie regroupe plus d’une dizaine de poèmes traduits d’Ali Podrimja parmi lesquels Ghazal ; La maladie de ma famille ; L'horloge morte ; Et vous Morte ; La mort était plus rapide ; La prairie.
En 2000, les éditions Cheyne ont publié, en édition bilingue, Défaut de verbe (traduit de l’albanais par Alexander Zotos).

Un poème pour la route

Solitude
le monde est resté là

planète d’exil

fine fleur du silence
épée pointée

sur l’iris de la lumière

il fuse des éclairs
(Trad. Alexander Zotos)


Œuvres d’Ali Podrimja

Appels (1961)
Les mouchoirs des salutations (1963) 
Le jeu sous le soleil (1967) 
Jolie douleur (1967) 
Sampo (1969) 
Le torse (1971) 
L’ombre de la terre (1971) 
Le Verbe (1973)
Credo (1976)
L’Equilibre (1981)
Lum Lumi (1982) 
Sourires dans la cage (1994)



lundi 16 juillet 2012

Prix des 5 continents de la francophonie : Lamia Berrada-Berca dans la sélection 2012


La romancière marocaine, Lamia Berrada-Berca, est sélectionnée parmi dix auteurs sur un total de 95 pour le Prix littéraire des 5 continents de la Francophonie 2012.
Son livre Kant ou la petite robe rouge est en lice pour le prix organisé par l'Organisation internationale de la Francophonie.

Un livre dont l'écriture qui se projette dans l'économie des mots mais qui vous balance une émotion en douceur, avec une justesse dans l'écriture qui vous fait lire d'un seul trait Kant ou la petite robe rouge, qui vous reste dans la mémoire... (voir notre article http://arabianpeople.blogspot.fr/2011/04/lamia-berrada-barca-quand-le-rouge-nest.html). 

La romancière marocaine vient de publier également un second roman chez le même éditeur, Une même nuit nous attend tous.

Kant ou la petite robe rouge de Lamia Berrada-Berca
- soit à la Fnac,
- soit à La Cheminante, l'éditeur : http://www.metaphorediffusion.fr/index.cfm
- Pollen Littéral Diffusion (pour la Belgique, Suisse et le Canada) : http://www.pollen-diffusion.com/
.

samedi 14 juillet 2012

Le mot de la Rédaction

Comme chaque été, Arabian People & Maghrebian World assure une permanence durant les congés annuels.
Bonnes vacances à tous !
La Rédaction

Tunisie : festivals de Boukornine, Carthage et El Jem


Comme chaque année, en cette période, c'est la ronde des festivals. Arabian People & Maghrebian World a retenu, outre le festival international de Baalbeck (voir rubrique en page d'accueil), trois grandes manifestations se passant en Tunisie.

Festival de Boukornine (Tunisie)
Commencée le 12 juillet 2012, la 33e édition du festival de Boukornine a pris la décision, cette année, de destiner les recettes des représentations au financement d'une action citoyenne.

Programme
12 juillet : ouverture Hommage à Hedi Guella avec Mohamed Bhar, le groupe Wajd, Donia Ben Ammar, Sghaier Aouled Ahmed, Jamel Guella. 
Projection de deux courts-métrages : Hedi Guella à travers ses chansons, un film de Khaled Barsaoui et Transe, un film de Rochdi Belgacem.
15 juillet : Marcel Khalifa (présent aussi au festival de Carthage).
18 juillet : Pourquoi moi ? d’Amine Chihoub et Intouchables d’Olivier Nakache et Eric Toledano.
21 juillet : soirée de fin d’année du conservatoire d’Hammam-lif.
24 juillet : Métamorphose de Nejib Khalfallah et "Dima Dima" par Yasser Jradi.
25 juillet : spectacle de rue du groupe Fanni Roghman Anni, encadré par Ayoub Jawedi.
28 juillet : théâtre avec la pièce El Amal de Raja Ben Ammar.
31 juillet : concert de Kamila Jubran.
4 août : concert de Zohra Lajnef.
7 août : Fleurs de sable, spectacle des réfugiés du camp Choucha et un spectacle de Mounir Troudi.
10 août : concert de Nacir Chamma.
12 août : Cinéma dont Parole rouge, du cinéaste Elyes Baccar et en sa présence.
14 août : Concert du Trio Jubran (également en concert au festival de Carthage).


48e édition du festival de Carthage (5 juillet-15 août 2012)
Au théâtre romain de Carthage.

Temps forts du festival 

- 14 juillet : Marcel Khalifa (Liban)
- 17 juillet : Ballet russe – Ballet Bolero de Ravel
- 18 juillet : Ballet du Théâtre de l'Opéra de Rome
- 19 juillet : Kadhem Esseher
- 20 juillet : Spectacle d’artistes chinois
- 21 juillet : Liz McComb et The Horns : La passionaria du gospel
- 24 juillet : Alpha Blondy et Ahmed El Mejri (Côte d'Ivoire/ Tunisie)
- 25 juillet : Ridha Chmak
- 26 juillet : Troupe Al Assayel et Al Achiqin (Syrie)
- 28 juillet : Ramy Ayach et Wael Jassar
- 29 juillet : Houcine Ameur (Ifrit)
- 31 juillet : Mika (USA)
- 03 août : Najoua Karam et Ragheb Alama (Liban)
- 04 août : Amel Maher et Hani Chaker (Egypte)
- 06 août : Nacir Chemma (Irak)
- 07 août : One Foundation Crew On a Tribute to Bob Marley et Tiken Jah Fakoly
- 10 août : Asala Nasri (Syrie)
- 12 août : Soirée de la poésie arabe et concert du Trio Jubran (Palestine)
- 13 août : Faycel et Lamya Riahi
- 15 août : Clôture avec les Dervishes de Dhafer Youssef (Tunisie)



Festival El Jem

Le 27e festival international de musique symphonique d'El Jem a choisi cette année comme thème ''El Jem fête sa symphonie''. Depuis le 30 juin dernier et cela, jusqu'au 17 juillet 2012, la programmation a donné un élan exceptionnel, à l'image des autres festivals qui ont lieu en Tunisie, comme pour marquer d'une pierre l'effervescence qui règne partout dans le pays. 

On note la participation de l'Orchestre symphonique de Rome - ce qui est une première en Afrique et dans le monde arabe - de l'Orchestre philharmonique des jeunes arabes et du compositeur-interprète libanais Marcel Khalifa.

mardi 10 juillet 2012

66e festival d’Avignon : théâtre et ballets nous donnent rendez-vous


Le festival d’Avignon a ouvert, samedi 7 juillet dernier, ses portes. Une programmation pleine de promesses, de découvertes et de rencontres, qui se prolongera jusqu’au 28 juillet 2012.

On retient trois belles représentations qui sont à voir absolument.


33 tours et quelques secondes
Lina Saneh et Rabih Mroué (Liban) mettent en scène un théâtre plongeant dans l'histoire du Liban et ses contradictions.
On est ainsi éloigné de toute fiction, du tout imaginaire. Malgré le réalisme des personnages représentés, l'ambiance de la capitale transformée en un immense cratère, Lina Saneh et Rabih Mroué ne s'éloignent pas pour autant de tout "sens" artistique. Bien au contraire, ils ont ce pouvoir de jouer des combinaisons où la cruauté d'une période sanglante, où les ruines de guerre se sont transformées en une cicatrice d'une beauté terriblement poignante. Un tout indivisible que les Libanais fréquentent depuis plusieurs décennies : la rencontre avec la mort. Dont ils essaient de se défaire par les chemins d'une pensée de l'esthétique à l'image de 33 tours et quelques secondes. Un titre pas si anodin que cela...


Puz / zle
Le chorégraphe belgo-marocain Sidi Larbi Cherkaoui joue en toute aisance avec les corps, intégrant dans leur gestuelle ce qui fait sa bivalence : le Maroc de ses proches et la Belgique de son vécu aujourd'hui. Musique populaire, chants sacrés, danse contemporaine se nouent pour devenir une expression universelle. Tout cela fait une recherche poussée, par la théâtralité et la danse, d'univers rencontrés au cours d'un parcours joignant le Passé et le Présent de cette bivalence du chorégraphe.
Puz / zle sera diffusé, le 14 juillet 2012, sur ARTE.


Le Trait
Le cercle. La nuit. Le coeur et l'oubli
Nacera Belaza offre un spectacle de presque immobilité du mouvement, avec un regard d'orage que ses racines algériennes poussent à voir plus loin, avec une grande exigence dans la perception de ses univers.
Déjà, au festival d'Avignon de 2009, elle a donné un superbe aperçu d'une chorégraphe/ danseuse avec Le Cri qu'elle a présenté en duo avec sa soeur Dalila Belaza. 


Festival d'Avignon
Renseignements : +33 (0)4 90 14 14 60
Site : www.festival-avignon.com



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