mercredi 4 octobre 2017

Clin d'oeil : "Le plongeur" du Québécois Stéphane Larue récompensé par le Prix Senghor



Le plongeur de Stéphane Larue, un roman qui nous vient du Québec, a été récompensé, ce samedi à, Paris, par le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile. 
Le prix Senghor a été créé, en 2006, par Dominique Loubao, fondatrice du salon littéraire La Plume noire. Dans ce roman écrit dans le pur français québécois, Stéphane Larue nous fait entrer dans le Montréal que ne connaît pas le touriste ordinaire, dans l'univers des bars et de la drogue, celui des accros au jeu comme le personnage qui narre son quotidien, le monde des employés de ces restaurants que n'oseraient pas fréquenter des personnes lambda. Ce roman peut sembler dur, excessif car l'auteur pose ses personnages dans ce qu'il y a du plus naturel réalisme. Il est un véritable coup de pied dans la fourmilière de toutes les catégories de romans d'aujourd'hui, il prend aux tripes et il faut s'accrocher - plus de 500 pages -. Il est dans la lignée, pour nous du moins, d'un Jack London, d'un George Orwell qui nous a donné, dans les années 20, son récit Dans la dèche à Paris et à Londres. Ici aussi, le narrateur - le plongeur - parle d'un Montréal avec la gouaille pleine de vigueur du français québécois nous obligeant à nous pencher non seulement sur son histoire mais, aussi, à chercher à en connaître un peu plus sur ce Montréal où la misère et la canaille sont peintes, somptueuses, pleines de vie et - oui, disons-le - avec cette pudeur abrupte qui ne dit pas son nom mais pousse notre curiosité à aller jusqu'au bout du récit !


Aux éditions Le Quartanier

Site : https://www.lequartanier.com/


Extraits :

samedi 30 septembre 2017

Beggar Hadda, résonance algérienne ancrée malgré l'oubli



Beggar Hadda. Sa voix monte jusqu’aux sommets de la chaîne des Zibans de l'est algérien et descend tel un glaive cherchant la douceur plutôt que le sang. Cette voix qui s’est éteinte, il y a de cela un peu plus d’une décennie et demie, n’a pourtant pas fini de se faire entendre et, particulièrement, auprès des esthètes, des nostalgiques et des chercheurs de voix exceptionnelles. Les sonorités à la fois acidulées et rocailleuses qui sont la marque de fabrique des voix féminines chaouies, n’existent que dans un registre apuré, éloignées des instruments de musique, hormis le galal et la flûte. Bien sûr, certaines interprètes s’essaient et l’on ne peut dire qu’elles réussissent mal, bien qu'elles soient rares, car elles transposent ces chants ancestraux jusqu’en notre siècle. Beggar Hadda a vécu au 21e siècle mais elle est un chantre antérieur, elle peut ne plus être au goût du jour mais elle est une voix surgissant des monts sauvages et se téléporte jusque dans les plaines et les Hauts plateaux que parcourent les hommes de la terre et les maquignons d’un autre âge.

Sa vie ne fut pas de tout repos, elle tournera dans la tragédie parce que ruinée, plongeant dans le monde de la cécité, oubliée des siens et du monde, acculée à la mendicité. Dans chaque repli des profonds sillons qui marqueront son visage et sa vie comme cette terre rude qu’elle a foulée, le rire et le pleur mélangés y ont laissé leurs traces. Et cela, jusque dans sa voix qui nous parle encore malgré ses adieux à cette terre qu’elle a aimée mais ne le lui a pas rendu. Partons à sa découverte. Écoutons Beggar Hadda avec "Les larmes de mes yeux". Simplement.



lundi 28 août 2017

Hassan Mimouni



Le peintre Hassan Mimouni ouvre les portes de son atelier pour une vente privée et cela, jusqu'au début de septembre (voir notre article http://arabianpeople.blogspot.fr/2012/05/hassan-mimouni-le-peintre-tisserand.html).




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