Expositions incomming

samedi 2 juin 2018

Festival du cinéma chinois en France




La 8e édition du Festival du cinéma chinois en France a ouvert ses portes le 28 mai dernier et continuera jusqu'au 10 juillet 2018. Des projections ont été respectivement programmées à Paris, Cannes, Marseille, Lyon, Strasbourg, Brest et à La Réunion. 
Legend of Demon Cat



Huit films ont été sélectionnés lors du Festival de Cannes parmi lesquels l'on retient Legend of the demon cat et Battle of memories, Seventy-Seven Days, Our time will come (voir le programme ci-dessous).


jeudi 31 mai 2018

Marché de la Poésie à Paris



Le 36e Marché de la poésie se tient du 8 au 10 juin 2018, sur la place Saint-Sulpice, à Paris. Parmi les poètes en dédicace, retenons :
Abdul Kader El Janabi, Un pays que je ne verrai jamais, Ed. La Crypte, stand 604/606, samedi 9 juin 2018.
Vénus Khoury-Ghata, Gens de l’eau, Ed. Mercure de France, stand 201, samedi 9 juin 2018.
Saïd Mohamed, Le vin des crapauds, Ed. Les Carnets du Dessert de Lune, stand 209 ; Jours de liesse, Ed. Les Carnets du Dessert de Lune, stand 209 ; L’éponge des mots, Ed. Les Carnets du Dessert de Lune, stand 209, samedi 9 juin 2018.
Malika Rafa, Ailleurs, Ed. de l’Aigrette, stand 425/427, vendredi 8 juin et samedi 9 juin 2018.
Leïla Sebbar, Sous le viaduc, Ed. Bleu Autour, stand 205, samedi 9 juin 2018.

Pour plus d’informations et notamment sur les horaires des dédicaces : http://www.marche-poesie.com/le-marche/

Place Saint-Sulpice - 75006 Paris




lundi 30 avril 2018

"Fils de l'eau" de Gu Byeong-mo



"Si je vous dis que c'est sans intérêt, c'est surtout du point de vue des touristes qui appréhendent la rivière sous un angle architectural, avec une connaissance des paysages de rivière, et non comme un lieu de vie." Ainsi parle Gon, un homme vivant dans une chambre au bord d'un lac, une chambre louée sans jamais en payer le loyer mais qui rend service, un homme qui n'a jamais connu de femme, un homme qui vit "sa vie sur le tempo d'un adagio", un homme qui ne lit que de vieux journaux parlant de personnages et d'événements "futiles".

Cependant, Fils de l'eau, le roman de Gu Byeong-mo, ce n'est pas seulement l'histoire de Gon, l'enfant-poisson, recueilli par Khanga, un vieil homme vivant avec son petit-fils au bord de l'eau. Ni celle de Haeryu, une femme sauvée de la noyade par Gon et qui cherche peut-être à percer le secret de celui-ci. C'est l'histoire aussi de la rivière, violente, glaciale l'hiver et même par journée ensoleillée, avec son eau et ses algues, où se meuvent et se meurent des inconnus venus là par hasard ou lors d'une promenade ou, encore, parce qu'ils étaient là aussi pour y mourir. Une rivière vivante, pleine de remous qui vous entraînent dans cette curieuse histoire des ondes.

Gu Byeong-mo est une romancière sud-coréenne, auteur d'un autre roman, Les petits pains de la pleine lune, paru également aux éditions Philippe Picquier.



mercredi 14 mars 2018

Parce que je déteste la Corée, un roman de CHANG Kang-myoung



Parce que je déteste la Corée de CHANG Kang-myoung : on aborde le roman tranquillement et à mesure que défilent les pages, le lecteur se dit "c'est un roman bien simple; des phrases bon enfant, du style ça se lit sans difficulté, voire même un roman sans intérêt ou à tout le moins, un roman factuel". Seulement voilà une histoire qui, pense-t-on, est simpliste, d'une jeune femme qui veut émigrer en Australie, avec tous les ingrédients des interrogations, de remise en question, les étapes depuis l'arrivée à Sidney jusqu'aux amours tronquées, aux petits emplois, des logements exigus ou partagés à dix, à la difficulté de parler anglais. Mais l'histoire va en crescendo car il y aura deux retours en Corée (du Sud) avec un regard ébouriffé de la jeune femme sur les êtres laissés derrière elle et revus lors de ces retours, l'homme avec lequel elle avait rompu au moment de son départ pour l'Australie. Et de nouveau les questionnements avec - et c'est là où s'impose ce titre Parce que je déteste la Corée - un regard plus incisif, très critique, un tantinet violent, de l'auteur (qui est journaliste de profession), brossant un tableau qui n'est idyllique que pour les gens aisés, les gens sortant des grandes universités comme l'Université de Corée ou celles de Goryeo et de Yonsei. Au bout de la route Corée-Australie-Corée-Australie, la Corée n'est plus détestée autant mais elle n'est pas non plus aimée, elle est seulement celle qui chante un hymne national demandant que le Ciel protège la Corée mais pas ceux qui s'y trouvent sous ce ciel. On lui préfère l'hymne national australien car, pour l'héroïne de l'histoire, il est celui qui chante "Australiens, réjouissons-nous car nous sommes jeunes et libres". Bien sûr, au fil des pages, il y a quelques orages sous le ciel australien et de légères allusions au racisme mais le roman ne va pas jusqu'à "désenchanter" l'Australie, l'héroïne choisissant pour toujours d'y rester. Aux éditions Philippe Picquier - Une traduction de Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel.
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