vendredi 30 juin 2017

Enfants, lectures pour l’été


L'eucalyptus de Noël de Fouad Laroui. Chaque dimanche, un camion vient chercher une foule d’enfants, dont le narrateur, et les amène à la ferme des Américains. Là, on leur raconte des histoires de la Bible, avant de leur servir un goûter fabuleux. Puis, c’est le retour à la maison, où les enfants font part de ce qu’ils ont appris, une occasion de réaliser, par exemple, que Jonas et Younès désignent le même prophète… Les choses se gâtent quand on approche de Noël, qui semble merveilleux, avec son sapin à décorer. Et d’ailleurs, qu’est-ce qui empêcherait des musulmans de fêter la naissance de « Sidna Issa », ou « Notre Seigneur Jésus », même avec une branche d’eucalyptus à la place du sapin ? Un texte sympathique, convaincant, proche de l’enfance, accompagné d’illustrations de style bande dessinée de Nathalie Logié Manche.
Chez Yomad. Rabat (Maroc).

Le blanc et les couleurs d’Amal Al-Hakim Baalbaki. Les trois couleurs primaires trouvent la nature triste sans elles. Elles décident donc de se répartir le travail et de colorer le monde. Le bleu choisit le ciel, la mer et les rivières, le jaune le soleil et les bananes, le rouge les roses et les toits de tuiles… Lorsque le blanc propose ses services, aucune autre couleur ne voit à quoi il pourrait être utile. Mais le blanc n’abandonne pas la partie… Un joli récit qui évoque les couleurs mais aussi la différence, la persévérance, le courage et l’imagination, sans oublier la complémentarité de chacun avec les autres. Les illustrations, basées sur des dessins au trait noir, sont de Léna Merhej.
Editions Asala, Beyrouth (en arabe).

Je me souviens de Hanâdî Dayya. Une petite fille évoque son grand-père, son visage, son rire, leurs promenades quotidiennes, la façon dont il la gâtait. Elle est triste de l’avoir perdu. Mais il est présent dans sa mémoire, et elle rit et elle joue comme il l’aurait voulu. Un joli texte, qui parle avec finesse et simplicité des relations qui peuvent se tisser entre un jeune et son aïeul, et des sentiments qu’éprouve l’enfant après sa disparition. Illustrations d'Iman Bakdach Qaabour. 
Editions Asala, Beyrouth (en arabe). Visuel indisponible.


mercredi 10 mai 2017

Concert unique de Lila Borsali à l'Opéra d'Alger



L'univers andalou d'Algérie nous invite à une promenade dans le jardin des noubas de Zyriab, effluves de senteurs nous faisant oublier quelques instants la douleur et les moments tragiques. La beauté ne peut mourir si nous la laissons, le temps d'un temps, fleurir dans les allées de l'imaginaire et de donner aussi de la générosité. 
Lila Borsali donne en soirée unique à l'Opéra d'Alger, ce vendredi 12 mai 2017, un concert de solidarité dans la lutte contre la cataracte.

Réservations : voir l'affiche ci-contre.













vendredi 28 avril 2017

Le Mot de la Rédaction : Le Temps à l'arrêt



Nous regardons les jours passer comme une montre sans heures, le Temps n'a plus cet âge d'or qui fait que chaque étape de notre vie peut parfois être tissée de soie et de laine mélangées sous la coupe des mains qui les déroulent. 
Aujourd'hui, le regard s'arrête aux lignes des journaux, de la télévision et des moteurs de recherche plus vite qu'un battement des cils. Aujourd'hui, les librairies entassent des livres qui se préoccupent plus d'expliquer pourquoi Untel dit ceci ou Untel fait cela.
L'on parcourt inlassablement les artères de la culture avec un grand C, l'on se lasse de cette fuite éperdue où la peinture transpose l'indifférence émotionnelle pour se dire émotion, où la sculpture entre dans l'abstraction, où la musique devient sourde à force de décibels sauvages.
Disons-le : la culture avec un petit c est ce pain sans saveurs, cet air sans fraîcheur, cet océan sans aventure, cette montagne sans vertige.
Gardons-nous alors de rechercher ce qui a disparu, entassé dans les galeries poussiéreuses des musées pour ne ressortir qu'une fois l'an.
F. C.-A.
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