dimanche 21 décembre 2014

Le Mot de la Rédaction : Déprédation


Le mot de la Rédaction pour une nouvelle année… Une habitude qu’Arabian People, Maghrebian World ne prise guère. Non pas par paresse ou défaitisme. Simplement que les vœux sont à faire chaque jour et non pas un jour circonstanciel de temps et d'opportunité.
Si l’on doit parler de renaissance, nous le savons tous, celle-ci ne se fait que lorsque l’on passe d’une saison hivernale à celle, estivale. C’est seulement et seulement en cette transition que le renouveau planétaire a lieu.

Alors pourquoi le mot est-il lâché ? Renaissance. S’agit-il d’une renaissance de soi ou du tout planétaire ? Dans quel contexte ? Spirituel, affectueux, professionnel, familial, politique, culturel ? Qu’est-ce à dire de la souhaiter un 31 décembre – et encore, ce n’est pas dans toutes les cultures ! – et seulement à cette date ? Pourquoi ne crée-t-on pas d’autres instants qui seront ou feront œuvre de «renaissance» ? Je fais le vœu chaque jour qui se lève de nous sentir mieux, de nous rêver plus à espérer, de nous voir moins nous entre-déchirer, de nous aimer un peu plus qu’hier et nous haïr un peu moins hier ! Qu’est-ce à dire quand l’absurdité commande les décisions internationales à contre-sens de l’Humanité parce que les diktats financiers sont le fer de lance de l’apologie de la destruction des valeurs humaines ? L’être humain pèse si peu… il pèse si léger qu’il n’a de sens et d’essence que parce qu’il est «survivant» à ce qu’il a suscité : sa propre négation.
Alors et surtout, ne parlons pas de ce que nous ne saurions réaliser et ne parlons pas de nous régénérer : nous amender pour ce que nous avons accompli dans la négation la plus totale du sens humain, d’idées déprédatrices ou de lois dites constitutionnelles sanctionnant les gueux ! 

Aussi, passons ! Contentons-nous de ne rien promettre pour ce 77e numéro d'Arabian People, Maghrebian World.

mercredi 17 décembre 2014

Mohamed Bestaoui, le dernier sourire.



Il a rejoint sa «Terre de lumière» mais ce n’est qu’un au-revoir de Mohamed Bestaoui. Là où il vient de poser son bagage, ce grand acteur que le monde arabe méconnaît mais que le Maroc et le Maghreb gardent en leur coeur, a signé le grand Livre des jours. 
Ni tourments, ni joies, Mohamed Bestaoui ne voudra certainement pas que nous demeurions dans l'affliction... seulement ces quelques mots pour retenir encore, en autant de Mille mois, un peu de son souvenir...

mercredi 3 décembre 2014

Clin d'oeil : "L'iranien", entre et entre...



La sortie en salle du documentaire L'iranien doit-elle susciter un quelconque engouement ? C'est à voir. Pourquoi un tel débat ? En quoi une rencontre entre un réalisateur "athée" et quatre religieux apporte-t-elle du nouveau à l'horizon ?


Le documentaire ou ce qu'il en est dit : "Iranien athée, le réalisateur Mehran Tamadon a réussi à convaincre quatre mollahs, partisans de la République islamique d'Iran, de venir habiter et discuter avec lui pendant deux jours. Dans ce huis clos, les débats se mêlent à la vie quotidienne pour faire émerger sans cesse cette question : comment vivre ensemble lorsque l'appréhension du monde des uns et des autres est si opposée ? La liberté, la religions, la place de la femme sont autant de sujets de discorde qui viennent peu à peu troubler la quiétude du salon, mais toujours dans une ambiance étrangement détendue où chacun se taquine mutuellement."

En salle :
Décembre :
  • 4 décembre à Paris, à l’espace Saint-Michel à 20h, projection suivie d’un débat avec Bernard Teper, Réseau d'Education Populaire, auteur de "Laïcité, plus de liberté pour tous !". En présence de Mehran Tamadon.
  • 4 décembre à Bordeaux (France), cinéma Utopia à 20h15, en présence de Mehran Tamadon.
  • 5 décembre à Bayonne (France), cinéma L'Atalante à 20h45, en présence de Mehran Tamadon..
  • 7 décembre à Pau, cinéma Le Méliès à l'occasion du Film International de Pau à 18h, en présence de Mehran Tamadon.
  • 8 décembre à Paris, à l’espace Saint-Michel à 20h, projection suivie d’un débat avec Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République.
  • 9 décembre à Paris, au Cinéma des Cinéastes à 20h.
  • 10 décembre à Bourg-en-Bresse (France) au cinéma La Grenette à 20h.
  • 10, 11, 14 et 18 décembre à Paris, à l’Espace Saint Michel à 20h/ au cinéma La Clef (18/12/2014)
  • 12 décembre à Clermont-Ferrand (France), au cinéma Le Rio à 20h30, en présence de Mehran Tamadon.
  • 15 décembre à Caen (France), au cinéma Le Lux à 20h30 en présence de Mehran Tamadon.
  • 16 décembre à Bruxelles (Belgique), au P'tit Ciné à 19h30, en présence de Mehran Tamadon.
  • 21 décembre à Paris, au cinéma L'Escurial à 11h, en présence de Mehran Tamadon.
Des projections du documentaire sont prévues également en janvier, en plusieurs villes de France.

Pour en savoir plus : 
ou : 

mardi 2 décembre 2014

Juste Liban




Tunis : Euromed Audiovisual III's Mediterranean Film Forum





Le rendez-vous de l'interculturalité et de la diversité culturelle

Du 2 au 3 décembre 2014, une centaine de films professionnels européens et du sud-méditerranéen qui serait le rendez-vous du "to mutual understanding, intercultural dialogue et cultural diversity" ainsi que le définit le programme d'Euromed Audiovisual qui apporte une contribution à la réalisation et, surtout, à la distribution cinématographique dans la région (programme concernant l'Algérie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, le Territoire palestinien occupé, la Syrie et la Tunisie).

mercredi 26 novembre 2014

Sabah, the stars are so far...


«The stars are so far
«The stars are so far
And how heavy the time step is !
»
(Saat, saat/ Sometimes, sometimes, by Sabah)

Le jour est tombé, la nuit a fait taire l’une des étoiles du triangle d’or méditerranéen. Sabah est partie. Loin s’en faut. Non pas que l’on veuille échapper à la mort, voire l'oublier, mais il y a toujours un pincement au cœur pour qui vous accompagna dans votre jeunesse, marquant votre époque de ces choses définitivement émotionnelles.
La mort, c’est peut-être cruel, c’est l’inadmissible mais elle est là. Dans sa nudité vraie, réelle, irréversible, irrémédiable. Le signal d’une fin de vie et peut-être pour qui a la foi, celui du début d’une autre destinée : le firmament céleste.

Sabah, al Shahroura, «les étoiles sont si loin» et combien élevée est la marche du temps et celle de l'Eden ! Un autre adieu tout de suite après ceux d’Abdelwahab Meddeb et de Manitas de Plata. À qui le tour le firmament de l’Au-delà ?
F. C.-A.

samedi 22 novembre 2014

Sabhan Adam ou l'infernalité




Le malaise est présent. Partout. Comment se délivrer de cette pesante présence d’un personnage odieux, monstrueux, aux griffures démoniaques et jusque dans la poussette enfantine ? Sabhan Adam est habité par la singularité de sa créature récurrente. Au-delà des touches éclatantes dues à l’utilisation de bijoux, on ne voit que ce visage comme sorti de l’antre infernal.

Sabhan Adam est certainement un génie de talent mais ô combien démesurément touché par « l’infernalité » syrienne qui refuse le repos du regard, celui de l’âme…





Sabhan Adam est né, en 1972, à Hassakeh (Syrie). C’est dans son village natal, non loin de la frontière irakienne, qu’il aborde l’univers de la peinture en autodidacte. Il a de nombreuses expositions à son actif en Europe, au Proche-Orient et outre-Atlantique. Sa première monographie a été publiée aux Editions Fragments.
popstrap.com cookieassistant.com