mercredi 14 février 2018

Wajib, l'invitation au mariage d'Anne-Marie Jacir






Abou Shadi marie sa fille. Son fils Shadi, architecte en Italie, vient l’aider pour déposer les cartons d’invitation de maison en maison, selon la tradition ancestrale palestinienne (le Wajib). En parcours, les vieux antagonismes père-fils, des familles séparées par l’exil et cette geôle qu’est Ghaza, une fresque qu’Annemarie Jacir nous présente et nous voici entre l’affliction pour un peuple éparpillé et en errance dans partout sur la Planète et le plaisir du regard pour ce film plein de tendresse bourrue. Une réalisation une nouvelle fois bouleversante d’Annemarie Jacir.







Avec Mohammad Bakri, Saleh Bakri, Maria Zreik.



En version sous-titrée.
En partenariat avec le Festival Ciné Palestine.







mardi 13 février 2018

Salon Livre de Paris : les écrivains russes dans ses murs




Le salon Livre de Paris, c'est, pour cette année, 30 auteurs russes reconnus ou nouveaux venus sur la scène littéraire.

Nous avons retenu un grand nom de la littérature russe : Iouri Bouïda. Un auteur qui ne laisse pas indifférent tant ses thèmes, son style sont d’une puissance égale à un Dostoïevski pour la force des mots et Soljenitsyne pour la peinture sociale,  – si Iouri Bouïda peut nous excuser pour ce parallélisme et pas des moindres –  il nous tétanise, nous empoigne avec Le train zéro que son éditeur décrit ainsi :

"Une gare perdue au fin fond de la Russie, dans la boue, le froid, les relents de chou et de vodka. Et toutes les nuits, un train qui passe... Nul ne sait d'où il vient, où il va, ni ce qu'il transporte. Dans ce no man's land isolé du reste du monde vivent des gens qui aiment, espèrent, tuent et meurent, empoisonnés par l'attente d'une réponse qui ne vient jamais, par un mystère qu'il leur est interdit de chercher à connaître sous peine de mort.
Il est difficile de qualifier ce récit court et puissant : trop cru, trop réaliste pour être une simple parabole, c'est pourtant du destin de la Russie et du destin de l'homme qu'il nous parle."
Et puis cet autre roman, La mouette au sang bleu, une fresque mettant en scène un personnage féminin, Ida Zmoïro, une actrice qui connut son heure de gloire au cinéma avant d'être défigurée par un accident de voiture. Mais nous n'en dirons pas plus !

Pour rappel, pays mis à l'honneur
2018 Russie, pays qui est pour la seconde fois mis à l'honneur.
2017 Maroc
2016 Corée du Sud
2015 Brésil, pays à l'honneur en 1998
2014 Argentine
2013 Roumanie
2012 Japon, pays à l'honneur en 1997
2011 Pays nordiques
2010 30 ans de la francophonie
2009 Mexique
2008 Israël
2007 Inde
2006 Francophonie
2005 Russie
2004 Chine
2003 Flandre et Pays-Bas
2002 Italie
2001 Allemagne, pays à l'honneur en 1989
2000 Portugal
1999 Québec
1998 Brésil
1997 Japon
1996 Etats-Unis
1995 Espagne, pays à l'honneur en 1992
1994 Italie
1993 --
1992 Espagne
1989 Allemagne
1998 Grande-Bretagne

Salon Livre de Paris : du 16 au 19 mars 2018, Porte de Versailles
Site : https://www.livreparis.com/fr/Accueil/
Billetterie : https://billetterie.livreparis.com/billetterie/boutique.htm

samedi 10 février 2018

Hiba Tayda ou quand le rêve est destinée



« Hewaa vient d’accomplir ses études avec succès. Diplôme en main, elle est armée pour se construire un bel avenir dont l’horizon se voulait attrayant ? Cependant, quelque chose l’empêche de se détacher d’un passé trouble, d’une personne fort marquante. Un amour d’adolescence persiste, revient dans sa vie tel un boomerang et, avec lui les souvenirs refluent abondamment. »
Voilà une histoire tendre qui traverse l'Algérie entre Alger, la capitale, et Bejaïa, ville côtière au nord-est, une histoire qui avance avec des détails peignant le personnage pétri d’émotions contradictoires de Hewaa, laquelle balance entre un amour qui se présente à elle, en un lent déroulé et ses rêves romantiques, hésitants. Mais que le lecteur se rassure, tout finit bien. À faire lire aux esprits fleur bleue dans un pays qui a, certes, besoin de beaucoup rêver car les espoirs de la jeunesse algérienne ont besoin de terreau pour ensemencer le futur, un futur à l'image de cette force de la nature qu'est le massif du Djurdjura aux multiples histoires ancestrales.



Hiba Tayda est enseignante de langue française. Jeune femme bien ancrée dans sa région natale où elle vit et enseigne, son imaginaire puise son inspiration dans la neigeuse montagne Lalla Khadidja qui culmine à 2308 m du massif Djurdjura (nord-centre de l’est de l’Algérie).,



Tafat Éditions
11, S. Semaoune
06084 Bejaïa
Algérie
Tél. : (+213) 034 29 08 93 / 06 97 47 96 45
Fax : (+213) 034 29 08 93

mardi 23 janvier 2018

Le Mot de la Rédaction : prochainement et ici, l'Asie



Arabian People, Maghrebian World ouvre les portes à l'Asie littéraire, musicale, artistique, car elle est une multiplicité dans chaque domaine et ses interférences dans le monde, aujourd'hui, sont une connexion qui ne peut être ignorée. 
Aujourd'hui, l'Asie ne dort plus, elle n'est plus à se contenter d'être seulement le pays exotique des vacanciers ou l'objet de recherches académiques, certes sérieuses, mais qui sont - c'est notre point de vue - quelquefois entachées d'objectifs raisonnés.
Nous essaierons de faire de notre mieux, peut-être souvent insuffisamment, car les nouvelles dans cette partie du monde sont en constante ébullition, comme si l'Asie voulait rattraper le temps perdu et Arabian People, Maghrebian World n'a pas un staff important pour se mettre au goût du jour.

Arabian People, Maghrebian World open the doors on Asia literary, musical, artistic, because it is a multiplicity in each field and its interferences in the world, today, are a connection that cannot be ignored. 
Today, Asia no longer sleeps, it is no longer about being the exotic country of hollydays or the object of academic research, certainly serious, but which are - this is our point of view - sometimes tainted with reasoned objectives.
We will try to do our best, perhaps sometimes insufficiently, because the news in this part of the world is constantly hot, as if Asia wanted to make up for lost time and Arabian People, Maghrebian World does not have, unfortunately, an important staff to get up to date.


dimanche 7 janvier 2018

Alger ou "si tu m'aimes et que je ne t'aime pas"


La culture dans sa plus belle expression, se révèle au public algérien. Il est certain que cette absence du tout culturel avait creusé un gouffre profond dans un pays où le théâtre, la musique de classique internationale  - à l'exception de la littérature et de la musique classique algérienne, dite arabo-andalouse, très fortement ancrée, y compris son dérivé, le chaabi - et le cinéma connaissent depuis que trop longtemps une sorte d'indigence dont on ne comprend pas les raisons profondes car, en Algérie, les esprits créateurs ne manquent pas, que ce soit en littérature qui a donné de beaux noms inoubliables et entrés dans le répertoire classique du roman et de la poésie en arabe et en français, en peinture, en sculpture, en cinéma (voir notre article sur le film "En attendant les hirondelles"). Il était temps.
Après le spectacle étourdissant et chatoyant offert, en décembre, à l'opéra Boualem Bessaieh (Oulet Fayet) par la compagnie de danse indienne Rythmosaic sous la direction de la danseuse-chorégraphe Mitul Sengupta, le nouvel opéra a donné Carmen de G. Bizet en version concert, ce 6 janvier dernier, et a programmé une seconde représentation, le 28 janvier prochain.
Sous la direction d'Amine Kouider, une distribution avec Gosha Kowalinska (il semble que l'on n'ait pas encore une "Carmen" algérienne) dans le rôle, bien évidemment, de la brune, piquante et sulfureuse gitane ; avec Amadi Lagha, dans celui de Don José. A noter que le ténor franco-tunisien a fait une belle saison 2016-2017 en interprétant, outre des concerts solo, le rôle de Rodolfo dans La Bohème au festival Puccini et le prince Calaf dans Turandot.
L'art lyrique a fait déjà une belle entrée, en 2017, avec une représentation de plusieurs oeuvres dont celles de 
 La Traviata et Aida de Verdi, de Turandot de Puccini, Les noces de Figaro de Mozart, toujours en version concert, avec les sopranos Ibtissem Amrane, Anissa Hadjersi ainsi que les ténors Hadj Aïssa Amara et Adel Brahim et toujours sous la direction d'Amine Kouider.

Réservation (entre 10h et 17h00) :
Opéra Boualem Bessaieh (Oulet Fayet) 
Prix du billet : 800 dinars



Concert Orchestre Symphonique Algérie-France, 19 mars 2012, avec Carmen de Georges Bizet
et, en préambule, la musique classique algérienne.
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