jeudi 8 octobre 2015

Une histoire algérienne : les harkis restés en Algérie




J’ai été élevée dans l’idée que ces hommes, dénommés « harkis », avaient trahi leur pays. Pis, avaient participé aux côtés de la soldatesque française à des opérations de la honte : exactions, viols, tortures, terre brûlée. Les films traçant la guerre d’indépendance, les pièces de théâtre et les romans, la rencontre d’un ou de deux harkis en France m’avaient confortée dans cette idée.
Les ans ont passé, mon regard a changé car pour pouvoir fustiger ces « harkis », encore fallait-il écouter tous les sons de cloche. Bien sûr, ma conviction demeure, elle est la même mais la sagesse venant, en recherchant une vérité, je me suis dit que cette vérité pouvait déterrer des faits pas très beaux, y compris du côté de ceux qui s’étaient investis de la parole sacrée de l’indépendance. Les héros sont morts, les traîtres sont classifiés des deux côtés de la Méditerranée, recevant le poids d’une histoire où il est, à présent, nécessaire de les entendre – sans pour autant justifier leur rôle durant ces années de guerre coloniale et algérienne.
Aussi m’est-il paru objectif de parler ici, de l’ouvrage de Pierre Daum, Le dernier tabou ou les témoignages de harkis demeurés en Algérie après l’indépendance. Est-ce à dire que les moutons noirs n’étaient pas si noirs que cela pour les avoir acceptés dans une Algérie qui continue de brandir le spectre de la trahison de certains des siens ?
Pierre Daum ouvre les pages sur deux ans de témoignages – en Algérie – d’anciens soldats de l’armée française régulière, de civils pro-Français et de ceux qui furent recrutés en tant que supplétifs. Allons à la rencontre de ces témoins, de ces « harkis » qui nous racontent ce qui fut à l’origine de leur engagement et comment vivent-ils dans l’Algérie qui semble tout de même leur avoir pardonné – du moins ceux qui ont été autorisés à y rester ou à revenir comme ce fut le cas de certains.

F. C.-A.



Aux éditions Actes Sud

dimanche 27 septembre 2015

Rana Raouda, le "blue" libanais...




Rana Raouda nous attend avec une exposition « Liban » que l’on a hâte de voir ! Longuement mûrie – car l’artiste ne prolifère que dans la double créativité de l’émotion et de la technicité, nous dirions presque ‘à pas de velours’ –, gageons que cette nouvelle manière de (re)dire le Liban est un ciel ouvert même lorsqu’il est emprisonné dans un tableau, un pays se portant en soi, pareil à une valise des secrets explosant dans un camaïeu de couleurs hypocoristiques, une sensitive palette qui s’exprime avec réserve. 


Cela dit, notre coup de cœur dans tout ce que Rana Raouda a peint jusqu’ici, demeure la « Cité des Anges », un merveilleux acrylique qui se fait oublier tant les nuances blues vous invitent à entrer dans la toile et, ainsi, marcher dans les méandres de la Cité...


Galerie ArtLoft
Atelier-Galerie
Rue des Fossés 41
CP 101 - 1110 MORGES (Suisse)
Tél. : +41 79 604 96 02

Site : www.artloft-galerie.ch

jeudi 27 août 2015

Le Mot de la Rédaction : Pause



Chers abonnés, chers lecteurs,
La Rédaction fait une pause. Nous espérons qu'Arabian People, Maghrebian World vous reviendra le plus rapidement possible avec des articles comme vous les aimez.
A bientôt et profitez bien de cette fin d'été !
F. C.-A.

samedi 22 août 2015

Le Mot de la Rédaction : le temps qui court...


Rarement Arabian People, Maghrebian World publie un tel billet. Culture ou introspection hasardeuse ? L'on ne sait. Cependant, que l'on observe la Planète via une visionneuse d'image ou un microscope, ou encore une loupe, l'on demeure anéanti devant l'impuissance.
Impuissance face à l'univers qui s'effondre dans un volcan de tueries, de négationnisme de la vie humaine, dans la fin de soi ou la fin d'un être cher et de chair. Impuissance personnelle lorsque la tragédie vous atteint dans vos tripes ou dans vos rêves. Impuissance cérébrale, intellectuelle et physique. Impuissance de l'Homme car l'Homme se met à l'épreuve et baisse les bras face à son incompétence à s'aimer, à se respecter.
Tel est ce billet en ce mois se terminant au bout d'une canicule sans pareille, une incurie sans fin et une pauvreté culturelle qui voit s'anéantir vingt siècles à la poursuite de chimères...
F. C.-A.

mercredi 12 août 2015

Clin d'oeil : Elenika de Handan Gökçek




Elenika, le dernier roman de la romancière turque Handan Gökçek, met en scène les blessures et les pressions sociales qui ont eu un impact dommageable sur l’esprit humain. Elle reprend à l’intention du lecteur les dates du 6-7 septembre 1955 avec l’histoire d’une chanteuse, celle qui donne son nom au livre. Dans son premier roman, Ah Manamu, elle relate une famille émigrée. Mais dans son second livre, chanteurs et artistes du bel canto apparaissent sur scène en une période fermée à la musique turque. Une partie du roman prend pour départ les dates des 6-7 septembre 1955 connues pour le lynchage et le mouvement de spoliation contre une minorité. Vers la fin de leur vie, un homme et la vision d’une femme sur l’amour, la musique, l’humanisme, la sénilité et le monde, traduits par le langage poétique de Handan Gökçek.


Aux éditions Yakin Kitabevi
En langue turque

dimanche 26 juillet 2015

Jérash : quel festival ?



Poésie, musique symphonique, ballets, théâtre shakespearien, arts, tout Jérash et la Jordanie vivront pour quelques jours au rythme d’un festival qui n’a plus à faire ses preuves. Les artistes d’Orient et d’Occident transforment ce cœur de la Jordanie en un immense chapiteau dont on se demande si cela relève de la culture pure ou, simplement, d’un cirque tant les « arts » périphériques s’accrochent aux basques de l’art. Et, alors, le terme de « festival » prend son sens réel : il n’est qu’une vitrine, un déploiement en relief vivant des choses dites de la culture.
À l’heure où l’on se noie non plus dans une réelle émotion artistique mais dans le doute et la désolation d’un monde oriental exsangue et vivant peut-être ses dernières heures d’une paix frelatée… 
L’on voudrait se réjouir mais le cœur n’y est plus.
F. C.-A.

vendredi 10 juillet 2015

Omar Sharif, un adieu aux larmes nostalgiques



Omar Sharif n’est plus. Il est décédé, en ce vendredi 10 juillet 2015, au Caire. 

La Rédaction ne souhaite pas commenter ni faire une rétrospective de la carrière de l’acteur Omar Sharif, né Michel Demitri Chalhoub… Nous ne souhaitons le voir pour la dernière fois que dans ces photographies à jamais figées dans le temps, pour ne garder son souvenir qu'ainsi...

The star is so far… le firmament l’a reçu en son éternité.

1954 - Son mariage avec l'atrice Faten Hamama.


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