mercredi 31 décembre 2008

Nos voeux 2009

BONNE NOUVELLE ANNEE !

Arabian People & Maghrebian World présente à ses lecteurs 
 ses meilleurs voeux pour 2009 ! 
 Ne pas perdre espoir, tel est notre souhait !

La Rédaction

mardi 2 décembre 2008

Cinéma libanais : Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

Film sur le Liban après les bombardements israéliens de 2006, « Je veux voir » sort dans les salles françaises le 3 décembre 2008. Le film avait été sélectionné dans la catégorie Un certain regard au 61e Festival de Cannes. Avec Rabah Mroué et Catherine Deneuve.

Cinéaste libanaise, Joana Hadjithomas vit et travaille avec son compagnon Khalil Joreige. Le couple s’intéresse tout particulièrement à l'impact de l’image sur le monde arabe et enseigne à l’Université de Beyrouth. Née en 1969 à Beyrouth, Joana Hadjithomas grandit dans un petit village libanais où Khalil Joreige (né aussi la même année !) est son voisin. Ils se croisent souvent mais ils n’approfondissement pas pour autant leurs relations. C’est seulement en 1989, alors qu’elle est en vacances à Paris qu'elle se rapproche de Khalil Joreige qui vit et suit des cours de philosophie non loin de la capitale française. La guerre civile se prolongeant au Liban, elle s’inscrit pour des études en Lettres à l’Université de Nanterre (banlieue parisienne).

Plus tard et jusqu’à aujourd’hui, Joana Hadjithomas prend en charge le département « scénario » de l’Institut d’études scéniques audiovisuelles et cinématographiques de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth. Dès 1990, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige commencent à photographier Beyrouth et immortalisent les vestiges urbains de la guerre. Leur première exposition « Beyrouth, fictions urbaines » a lieu à l’Institut de monde arabe de Paris et sera suivie d’une autre exposition Wonder Beyrouth, l’année suivante.
C’est après deux petits courts métrages, The agony of the feet et 333 Sycomore, produits en 1994 que les deux réalisateurs-scénaristes réaliseront «Fautes d’identités» en 1996 avant de se lancer dans un premier long métrage, Autour de la maison rose, en 1999. 

Le couple enchaîne tour à tour avec deux documentaires et une fiction, l’un, du nom d’une prison du sud du Liban, Khiam (2000), puis Le film perdu (2003) qui relate leur recherche de l’unique copie du film Autour de la maison rose perdue sur la route du Yémen, et, enfin, le court métrage Cendres (toujours en 2003). 


En 2006, c’est la sortie de A perfect day, puis la réalisation de Je veux voir. De ce dernier film, les deux réalisateurs diront : « Une nouvelle guerre mais pas une de plus, une guerre qui vient briser les espoirs de paix et l’élan de notre génération. Nous ne savons plus quoi écrire, quelles histoires raconter, quelles images montrer. Nous nous demandons : « Que peut le cinéma ? ». Cette question, nous décidons de la poser vraiment. »


lundi 6 octobre 2008

2e festival international de la poésie : Fathieh Saudi, poétesse de Jordanie

Fathieh Saudi, poétesse jordanienne et pédiatre professant à Londres, a déjà donné deux récitals à l'Institut du Monde arabe et au Festival des musiques sacrées de Fez (juin 2008). 

A ce 2e festival international de la poésie de l'association Poètes à Paris -qui a eu lieu du 1er au 3 octobre à Paris- elle lira l'un des volets (Moïse) de sa trilogie intitulée Voyage poétique de trois enfants devenus prophètes (texte écrit en anglais et traduit par Luc Barbulesco), accompagnée au piano par Leïla Olivesi, dont ces vers : 

 « Je voguai ainsi pendant des heures.
Je ressentais toutes sortes de craintes.
Non, je n’étais pas dans une matrice (…).
J’ai vécu le sentiment de la séparation »...
(Fathieh Saudi)

samedi 16 août 2008

Une voix palestinienne s'est tue...


... mais elle demeurera dans les coeurs et dans les annales de l'Histoire douloureuse et courageuse de la Palestine.

Nous préférons nous taire car les mots ne donneront rien de ce que chaque palestinien, chaque personne ayant aimé sa poésie qui n'a eu de cesse de chanter les entrailles de la terre perdue, en ces dernières heures, depuis le grand adieu de Youcef Chahine et, tout de suite après, en ces débuts d'août 2000, est venu celui de Mahmoud Darwich, le poète des âmes à jamais blessées et pour qui la colombe de la paix n'avait pas encore trouvé l'arbre où s'y poser.
Au revoir donc, poète qui nous accompagna au-delà de la haine, au-delà des tombeaux ... 


"Les étoiles n’avaient qu’un rôle : M’apprendre à lire
J’ai une langue dans le ciel Et sur terre, j’ai une langue
Qui suis-je ? Qui suis-je ?" 
(Extraits du poème Dispositions poétiques, in "Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude?") 


"Père, dis-moi, est-il vrai que tous les hommes,
en tous lieux ont du pain, des espoirs et un hymne national ?
Pourquoi donc avons-nous si faim
et chantons-nous, tout bas, des poèmes tristes ?" 
(Extrait du poème Un nuage dans ma main, in "Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude?")

samedi 9 août 2008

Une grande exposition permanente est consacrée, Showroom Papier Bavard, à Abd el-Malik Nounouhi, le calligraphe marocain. Après des études supérieures en mathématiques à Paris où il y demeure depuis, l’artiste se tourne définitivement vers la calligraphie. Ce sera, par la suite, plusieurs expositions comme, notamment à Marseille (2004). 

Envolées pastelles ocre, brun et bleu, mouvements élégants conjuguant art millénaire et émotions plongées dans la modernité, Abd el-Malik Nounouhi travaille à un rythme qui donne l'ampleur de sa passion. 


L'exposition intitulée "Nomadisme lyrique" vous invite donc au voyage jusqu'au 2 septembre prochain. 


Showroom Papier Bavard
- 262, rue des Pyrénées - 75020 Paris.

jeudi 7 août 2008

Ahmed Hajeri, le peintre de deux cultures

Oeuvre d'Ahmed Hajeri.
Reproduction interdite.
Ahmed Hajeri, peintre tunisien vivant en France depuis près de 40 ans. Né en 1948, ayant fait peu d’études (ancien électricien), autodidacte, il a peint de nombreuses œuvres dont certaines peuvent être contemplées à l’Institut du Monde Arabe de Paris. 
Exposant à maintes reprises son œuvre notamment à la Galerie Kanvas, chez Daniel Besseiche à Deauville, très souvent à la Galerie Médina (Tunisie) et celle de Phyllis Kind (New York). Il participera à plusieurs expositions collectives en Espagne, Cuba, Corée du Sud, Syrie et Liban. Tout récemment encore, en février 2008, il a exposé à Aubenas. Son coup de pinceau présente le plus souvent, il faut le dire, des caractéristiques naïves comme on le voit dans « Le Trésor » (2001). Mais il peut atteindre au-delà de cette absence de perspective, de volume, une certaine manière d’être, portant au cénacle la dramaturgie du petit quotidien, de la maladie et de la pauvreté. 

Avec son « Entre deux cultures », Ahmed Hajeri donne la mesure de ce qu’est ce creuset partagé avec bien d’autres artistes peintres et écrivains venus d’ailleurs, tout comme il se plonge dans un espace a-temporel avec ses « Rêveries ». Très introduit dans l’art contemporain aujourd’hui qui lui a donné sa place - et le Centre Georges Pompidou en donnera l’exemple en achetant quelques-unes de ses œuvres - Ahmed Hajeri fera de l’illustration aussi avec le livre « Le cadi et la mouche » d’Al-Jahzi
(traduit en français, aux Editions Albin Michel). Grand prix national de la peinture tunisien, il a été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite culturel de Tunisie en 1998.


Contact avec l’artiste-peintre : 
France : 22, rue du Temple, 75004 Paris - Tél. : 01 42 72 64 78 - Mail : waswal@ifrance.com Tunisie : Rue L’Imam El-Chafii - 8060 Beni Khiar (Tunisie) Tél. : 00 212 72 229 179

dimanche 3 août 2008

Rendez-vous avec le 7e festival du film libanais

La 7e édition du Festival du film libanais ouvre ses portes le 21 août 2008, à Beyrouth. Durant une semaine, il recevra des réalisateurs vivant au Liban ou à l’étranger. Ce festival a pour particularité non seulement d’accueillir les cinéastes du grand écran mais aussi ceux de la production de vidéos.
Il a également pour objet d’être un événement qui doit servir à promouvoir le cinéma libanais, à le protéger en tant que patrimoine et moyen d’expression d’une création qui a connu un parcours très mouvementé en raison de la situation dans le pays. La sélection des films a déjà commencé, les premières réalisations étant déjà parvenues à l’organisateur du festival, « …né.à Beyrouth » mais dont nous ne pouvons donner les premiers éléments.


L’entrée est libre pour tous les cinéphiles. 
Contact : Pôle Technologique Berytech
B.P. 11-7503 - Riad el-Solh
11072240 Beyrouth - Liban 
Site: http://www.neabeyrouth.org/ 

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