mardi 31 mai 2016

34e Marché de la Poésie à Paris




Nous voici au rendez-vous annuel de la poésie à Paris. Le Mexique aura la primeur mais tous les poètes sont réunis sous la voûte du ciel du poème : l'essence des mots et seulement des mots. N'en déplaise aux grandes maisons d'édition qui se refusent à aller au-delà de certains noms et font la sourde oreille, ne s'engageant que pour répondre "la poésie ne se vend pas". Cependant, nous savons que si elles le voulaient, elles vendraient même un âne mort ! Bienheureusement (*) et envers contre tout, le poème est là, pour qui veut entrer dans cette dimension du mot se passant de la logorrhée habituelle du genre à grande diffusion ou politiquement correct.

Certes, Arabian People, Maghrebian World ne souhaite pas se lancer dans une diatribe, ce n'est pas son objectif principal. L'on se contente d'annoncer le 34e Marché de la poésie à Paris, place Saint-Sulpice (Paris).


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(*) Mot de la Rédaction. Propriété d'Arabian People, Maghrebian World.

samedi 7 mai 2016

Montpellier : 11e festival Arabesques


Il nous change, que ce 11e festival Arabesques de Montpellier ! Sous le signe des Arts du monde arabe, il ouvre une fenêtre sur l’aventure, le talent, la lumière du verbe, de la geste, de la musique, du poème. Il est nécessaire en ces tristes mois où si, d’aventure, on se réclame, on se dit de culture arabe, l’on répond décadence, interdits et violences sanglantes. Un film, Halal love (and Sex) du réalisateur Assad Fouladkar, sur les histoires « d’hommes et de femmes tentant de vivre leur vie et de composer entre « désirs d’aimer » et « sans contredire les règles de leur religion... 


... et puis « Le fabuleux trésor d’Hisham l’Andalou », une quête pour découvrir l’histoire de Montpellier aux environs du Xe siècle. L’écoute d’une âme, celle du ‘oud (luth oriental) de la syrienne Waed Bouhassoun qui interprètera des poèmes du mystique al-Hallâj, d’al-Mulawwah, d’ibn Zaydoun, de Sorhawardi...
... des contes  aussi que Layla Darwiche dira avec passion pour ceux qui aimeront se plonger dans cet univers ancestral et père du roman moderne dans le monde oriental… 
... et puis quoi d'autre ? L’Egypte ! Une Egypte qui ne peut s’oublier avec « Menen Aguibak » qui vous lance sur la route du mawwal si plein de résonances.



Infoline : 04 99 77 00 17

mercredi 6 avril 2016

FRAME LIFE, la photographie qui aime !




FRAME.life est une plateforme de médias sociaux et de la photographie qui va sur le terrain pour donner son regard sur les personnes, les objets et le paysage urbain de Beyrouth. Le site de cette plateforme au design volontairement simple, mais hautement esthétique nous ouvre une fenêtre sur le regard, notamment, d'Ali Sayed-Ali, à l'origine de l'idée.
"Informer, documenter et publier en utilisant la puissance de l'œil collective", c'est ainsi que se définissent les acteurs de FRAME... Le Liban n'est plus cette photographie de la guerre ou de projets immobiliers gigantesques et indigestes, il devient intime, dans la gestuelle quotidienne que l'on qualifiera, sans honte, "attendrie". La démarche n'est plus seulement une démarche artistique, elle est témoignage de personnes qui ont à coeur la vie des autres, de rêves simples et de petits bonheurs, au coeur de la Cité, au fil des jours d'une société qui dérive entre désenchantements et espérances.

Website : http://www.frame.life/home

vendredi 1 avril 2016

Série "Viva l'Algérie" : soyons sérieux !



« Viva l’Algérie », une série algérienne. Lieux du déroulement de l’histoire : la Qasbah, Alger.  En résumé, que raconte-t-elle? « Sous pression terroriste, deux femmes se réfugient dans un hôtel situé au centre d'Alger. Goucem, la fille âgée de 27 ans, s'est fabriqué une apparence de vie "normale" en travaillant pour un photographe. Elle partage par ailleurs sa vie entre un homme marié et généreux et des week-ends chauds en boîte de nuit. Devant la télévision, Papicha, la mère, vacille entre peur et nostalgie d'un passé heureux de danseuse de cabaret. »

Et là, nous sommes intrigués. D’abord, parce que les costumes mélangent, sans souci d'authenticité toutes les périodes, les tenues d’avant l’indépendance en 1962 avec le voile blanc – haïk – et sa voilette d’organza ; ensuite les vêtements « européens », puis les tenues traditionnelles algéroises d'origine turque et, enfin, le « voile islamique » qui sont pléthore aujourd'hui. Or, au sujet du haïk, s’il y a un tout petit, mais un tout petit bastion de restauration/revendication du haïk ou seulement porté (à la manière algéroise dans l’histoire) par quelques vieilles dames, ce haïk n’est pas pandémique. Seul l’habit de cette nouvelle génération de musulmans est présent, envahissant, inévitable. Quant aux tenues traditionnelles, elles ne sont visibles que lors des mariages ou fiançailles, la 'abaya, le foulard, les gandouras féminines de facture syrienne, le jean troué, les stilettos ou les ballerines en provenance également de Syrie ou de Turquie sont plus monnaie courante.

Ensuite, le dialogue lui-même est en-deçà de la réalité algérienne et l’humoriste Biyouna rend encore moins crédible cette réalité. Certes, la lenteur administrative, les appels à la prière ou en fond sonore des lectures coraniques tentent d’asseoir l’intrigue dans l’Algérie d’aujourd’hui. Mais l’on n’est pas convaincus, l’on demeure comme éberlués face à ce déroulement d’une histoire qui est sensé se passer dans une période tragique.
L’histoire se divise en plusieurs parties. Au lecteur de voir, mais encore plus aux Algériens, pour tenter de s’y retrouver. Une série financée par des partenaires algériens, français et belges...
Cette thématique qui aurait pu retracer le quotidien angoissé des Algériens durant le terrorisme, leurs émotions, n'est qu'une pâle parodie d'un destin tragique...

« Viva l'Algérie ». 





Voir aussi première partie :

http://www.dailymotion.com/video/x7h1wr_viva-l-algerie-partie-1-9_shortfilms



samedi 5 mars 2016

Vitrine de l’Orient, saga de la Maison Tarazi



Auteur de l’émotion, plus que de narrer une histoire, il me fallait chercher ce qui se dessinait derrière le nom de Tarazi qui était plus qu’un simple label de magasins, d’hôtellerie ou de meubles précieux. Non pas que je ne rende pas à César ce qui appartient à César. Si je me sens émue devant l’architecture de l’immeuble de La Samaritaine dont le fer forgé ouvragé me rapproche de mes souvenirs d’enfance lorsque je passe devant son jumeau colonial, l’actuel Musée d’Art Moderne d’Alger, tout de blanc vêtu et jusqu’à ses magnifiques boiseries vulgairement passées au blanc et ses rampes d’escalier forgées, cachées, ce cheminement du passé m’a menée aussi à une histoire dont j’ai hâte d’aller jusqu’au bout, en espérant la trouver au prochain Salon Livre de Paris. 
Avec Vitrine de l'Orient, l'histoire de la Maison Tarazi, fondée en 1862, Beyrouth ouvre un volet de son histoire citadine pour lutter contre la marée du mauvais goût et du mercantilisme sans élégance. Une histoire qui me restitue un savoir-faire et une intelligence qu’ailleurs l’on oublie également, et me transforme, moi, en une toute petite chose du Maghreb, regardant son beau jouet brisé par l’inaptitude à garder ce qui fut ses richesses et par la désolante progression d’un univers qui avance, certes, mais qui avance mal... Ainsi que l'avait écrit un certain auteur, autant en emporte le vent...
F. C-A.

« Cet ouvrage restitue la saga d’une famille qui a fait de l’Orient son fonds de commerce. Antiquaires, éditeurs de cartes postales, ébénistes, hôteliers, les Tarazi ont été portés tout à tour par l’engouement de l’Occident pour l’Orient, la mode des voyages du début du XXe siècle, le développement de la photographie, l’essor du tourisme et, enfin, la renaissance du Liban de l’après-guerre. Les différentes facettes de leurs activités reflètent certains des plus beaux épisodes de l’histoire du Moyen-Orient qu’il nous soit donné de contempler. » (Éd. de la Revue Phénicienne)

Camille TARAZI est né à Beyrouth en 1974. Architecte de formation, il « intègre l’entreprise familiale spécialisée dans la création et de l’exécution de boiseries et meubles orientaux en 1996. Parallèlement à son activité, il se lance dans des recherches généalogiques pour tenter de cerner les facettes des différents métiers exercés par ses aïeux et qui avaient toujours l’Orient comme source d’inspiration. »
Vitrine de l’Orient a été co-écrit avec Tania Rayes Ingea-Rayès, elle-même co-auteur avec Gabriel Rayès, du livre de photographies Le centre-ville de mon père, également publié par les Éditions de la Revue Phénicienne (voir notre article paru le 11 novembre 2011).


mardi 1 mars 2016

Vernissage : le 8 mars vu par Farid Benyaa


Après l'Algérienne au voile blanc renouant avec l'ancestralité et le sublime portrait de Dassine, la poétesse amoureuse du Hoggar, l'artiste-peintre Farid Benyaa nous ouvre les portes de sa galerie au style épuré pour une exposition de portraits d'Algériennes, leur rendant hommage sous les traits de son imaginaire.

Dassine,
"Ô pur visage dont l'éclat traverserait un voile épais, ô Dassine, ton cousin, fils de la soeur de ta mère, Moussa Ag-Amastan, te demande de lui permettre de prendre part à la réunion poétique et galante que tu vas présider ! Personne n'a jamais vu son visage. Personne n'a jamais entendu chanter son coeur.
[...]
Ô Dassine, puisque ton imrad a chanté pour moi et puisque tu m'as permis de m'asseoir à tes pieds, permets-moi de te jurer que tu seras libre dans le jardin de mon coeur ! Ne crains donc pas que je veuille régner sur toi, on n'asservit pas une lionne ou un rossignol..."
(Poème de Moussa Ag-Amastan)



Galerie Farid Benyaa
4, rue de Picardie - Les Castors II
Bir Mourad Raïs - Alger
Tél. : (00 213) 21 44 76 65
Site : http://farid-benyaa.com/algerie_galerie_art.htm

lundi 29 février 2016

Salon Livre de Paris 2016 : auteurs en dédicace


Le rendez-vous de Paris avec le monde du livre n'est pas très loin. Trois villes sont les invitées du Salon Livre de Paris : Congo-Brazzaville et Pointe-Noire pour la République du Congo et Constantine, pour l'Algérie. Ensuite, le pays invité cette année est la Corée du Sud qui arrive avec un fronton d'une trentaine d'auteurs.
Vingt-quatre auteurs répandront le souffle du Congo littéraire, parmi lesquels l'on note les noms d'Henri Lopez, poète et ambassadeur du Congo, Emmanuel Dongala, Alain Mabanckou, Adèle Caby-Livannah et Gabriel Mwènè Okoundji.

Des signatures qui donnent l'envie d'aller à leur découverte mais que l'on ne peut toutes signaler, faute de place d'autant que l'on met en page tous les auteurs du Maghreb et Monde arabe, ainsi que quelques clins d'oeil... 


MAGHREB & MONDE ARABE

ACEVAL Nora
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
ACHOUR Christiane
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
ACHOUR Mouloud
Le retour du silence
17 mars 2016, 13:00 - 15:00, 1-F32
Les phares d’Algérie, vigie de la côte
17 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-F32
AL-MASRI Maram
19 mars 2016, 15:00 - 19:00, ---
Dédicace stand Éditions Bruno Doucey
BATTAL Rim
Vingt poèmes et des poussières
20 mars 2016, 16:30 - 17:30, 1-F13
Le goût de Marjeyoun
19 mars 2016, 16 :00 – 18 :00, 1-N95
BELASKRI Yahia
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
BENJELLOUN Tahar
Le mariage de plaisir
19 mars 2016, 18:30 - 20:00, 1-P65/1-N65/1-R65
BENCHEIKH Djilali
Une enfant dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
BERGER Karima
Mektouba
20 mars 2016, 14:30 - 16:00, 1-M65
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
BEY Maïssa
Hizya
Stand et horaires non précisés.
18 mars 2016
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
CHAREF Mehdi
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
COLONNA Vincent
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
DJEMAÏ Abdelkader
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
DJENADI Hinda
Eros et Venus (poésie)
17 mars 2016, 09:00 - 20:00, 1-B40
AL-ASWANY Alaa
Titres non communiqués
18 mars 2016, 10:00 - 14:00, 1-H31
HADDAD Mohamed
Itinéraire d’un enfant de Kabylie
20 mars 2016, 11:00 - 17:00, 1-C40
JAMOUS Albert, représenté par sa fille Myriam JAMOUS
C’est ici ou la mer (voir notre article N° 90/ Février 2016)
19 mars 2016, 16:00 - 18:00, 1-N95
KACIMI Mohamed
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
KADDOUR Hédi
Les prépondérants (voir notre article N° 89/ janvier 2016)
19 mars 2016, 16:30 - 18:00, 1-P65/1-N65/1-R65
KAHI Abdo
De l’éducation à l’âge de l’alphabet numérique
17 mars 2016, 18:00 - 20:00, 1-N95
KHADRA Yasmina
Dédicace de ses romans
19 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-G51
LABIDI Zineb
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
LAREDJI Wacini
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
M’HAMSADJI Kaddour
La quatrième épouse
17 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-F32
MAALOUF Amin
Un fauteuil sur la Seine
19 mars 2016, 15:00 - 16:30, 1-K59
METREF Arezki
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
SANSAL Boualem
2084
20 mars 2016, 16:00 - 18:00, 1-P65/1-N65/1-R65
SEBBAR Leïla
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
SEFTA Kamila
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
SELLAL Farida
Imzad
19 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-F32
TAŸEB Loulou
Pile de proverbes
19 mars 2016, 14:00 - 18:00, 1-F39
TIAB Ahmed
Dédicaces
19 mars 2016, 18:30 - 20:00, 1-R14
19 mars de 18h30 à 20h (stand des éditions de l'Aube)
YACINE Tassadit
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83
YELLES Mourad
Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G83

HORS LITTERATURE

METOUI Lassaad
Calligraphie
19 mars 2016, 15:00 - 16:00, 1-G51
MOUNIB Hanan
Traductrice de Les chevaux du soleil (de Jules Roy)
17 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-P85
ZEBAR Zinedine
Les phares d’Algérie, vigies de la côte
17 mars 2016, 15:00 - 18:00, 1-F32
18 mars 2016, 17:00 - 19:00, 1-F32

CLINS D’OEIL

CHOKROLLAHI Mahmoud
L’heure inachevée (contes)
17 mars 2016, 14:00 - 17:00, 1-F39
19 mars 2016, 18:00 - 20:00, 1-F39
La ruche
18 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-F39
20 mars 2016, 14:30 - 18:30, 1-F39
DONGALA Emmanuel
Photos de groupes au bord du fleuve
18 mars 2016, 18:30 - 20:00, La Scène littéraire (N18)
ERHEL HATUUKU Pascal
Les îles Marquises
18 mars 2016, 10:00 - 14:00, 1-H31
EUN-YOUNG Jin
Des flocons de neige rouge (poèmes)
7 mars 2016, 19:00 - 20:30 – Stand Éd. Bruno Doucey
LALLAOUI Mehdi
Temps d’exil
20 mars 2016, 15:00 - 17:00, 1-F32
LAZER Hank
Secouer la citrouille, poésies traditionnelles
19 mars 2016, 14:00 - 16:00, 1-F39
MABANCKOU Alain
Nos mythologies américaines
19 mars 2016, 18:00 - 19:00, La Scène littéraire (N18)

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