vendredi 30 décembre 2016

Le Mot de la Rédaction : la bougie du silence



bougie




La Rédaction d'Arabian People, Maghrebian World décide de préférer le silence à l'habituel mot avec lequel elle présente ses voeux de fin d'année.
Oui, silence oblige.
Demeurons humbles et allumons la bougie du silence.
F. C-A.


dimanche 18 décembre 2016

Clin d'oeil : Paix et unicité aux enfants du Monde arabe et du Maghreb



A l'occasion de sa 100e édition, Arabian People, Maghrebian World souhaite de bonnes fêtes de Mawlid en-Nabawi et de la naissance de Jésus aux enfants du Maghreb et du Monde arabe. Qu'il leur soit redonné innocence et bonne santé, qu'il nous soit pardonné de ce que vivent les enfants de Syrie, d'Irak et de Libye en ces jours terribles.






vendredi 4 novembre 2016

"Résister, c'est aussi penser le regard". Le site du cinéaste Malek Bensmail




Le cinéaste Malek Bensmaïl vient de lancer son site officiel de ses réalisations dont Aliénations ; Decibled qui raconte "l'exil, l'identité et le regard que portent les artistes sur leur Algérie d'aujourd'hui" et La Chine est encore loin - voir l'entretien du réalisateur accordé à la chroniqueuse Zohra Maldji et publié en plusieurs parties sur Arabian People & Maghrebian World (http://arabianpeople.blogspot.fr/2012/02/rencontre-malek-bensmail-realisateur-de.html) : 
'... Le documentaire est une manière de construire aussi la mémoire collective. S'il n'y a pas de documentaire, nous ne savons pas qui nous sommes; nous ne pouvons pas faire de films historiques, de société, de films politique, qui donnent une possibilité d'avoir une pluralité et de la réflexion." nous dit Malek Bensmaïl.

Un site qui répond à une esthétique d'un pur sens artistique avec, en arrière-fond, le chuchotement-bruissement de la Méditerranée et un son qui dit le flux et reflux de cette mer, chantre d'histoires et de l'Histoire...

Site : http://www.malekbensmail.com/



samedi 15 octobre 2016

Poème vs parole chantée ou un prix Nobel prenant (peut-être) l'eau...


Le débat est ouvert / est depuis longtemps ouvert : le poète et le parolier. Une histoire de genres, une histoire qui remanierait l'univers de la littérature et, dans le cas présent, de la poésie depuis que celle-ci, de chanson de geste, est passée à l'état de poème après la "Chanson de Roland". Le prix Nobel de la littérature pour cette année 2016 a non seulement renversé les valeurs de l'écriture poétique mais aussi celles du roman. Et l'on est aujourd'hui à se poser la question de savoir qu'est-ce qui nous attend au prochain tour ? Pour rester dans le domaine de la poésie et de la chanson - qu'ici nous qualifierons de parole chantée - certains textes de chansons font un va-et-vient entre le poème et la parole chantée. Pour exemple, Boris Vian qui fut d'abord poète avant que la version chantée n'entre en lices. Je ne m'étais jamais posé la question ; pour moi, tout était clair, nonobstant la qualité de l'écriture d'une chanson, la parole chantée n'est pas le poème qui, lui, est "hanté" par une sorte de transcendance chez le poète introverti et extraverti à la fois. La chanson, aussi belle soit-elle, aussi bien écrite soit-elle, ne peut être une "Diane française" d'Aragon, ni un "Bateau ivre" d'Arthur Rimbaud ni même un "Cancre", poème de Jacques Prévert qui pourrait être l'objet de la nymphe musicienne, ou "Seul dans la splendeur" de John Keats, ou encore "Craintes dans la Solitude" de Samuel T. Coleridge et, du côté de la poésie arabe, ce poème "أراكَ عَصيَّ الدمع" d'Abû Firâs al-Hamadani et plus proche, "Passagers parmi les paroles passagères", poème bref mais profond de Mahmoud Darwich. Or, nous voilà placés, après la décision heureuse ou inappropriée du comité Nobel, dans l'obligation de refaire nos classes ! A nous de voir si les textes de M. Dylan sont pur esprit ou de la chanson engagée au sens propre comme au sens figuré sur le chemin extrêmement névralgique, narcissique et transcendantal du territoire du poème. Le sportif à la retraite qui devient "chroniqueur" ne peut être journaliste, le professeur de chant ne peut être professeur de littérature, le dessinateur de bandes dessinées ne peut être Renoir (à moins qu'il n'ait un talent caché), etc. Le merle moqueur est, certes, un oiseau mais il n'est pas pour autant un rossignol. Et bien que tous les goûts soient dans la nature, ici, il ne s'agit pas d'aimer, il s'agit de dire le genre. Le comité Nobel a peut-être eu raison pour les inconditionnels de Bob Dylan ou est tombé peut-être dans l'hérésie d'avoir osé mélanger les genres, pour les autres. Et si c'est le cas, c'est-à-dire si c'est contrevenir aux canons du poème pur, alors il est temps de mettre au rencart les prix Nobel qui ont tendance pour des raisons obscures à décerner des prix en veux-tu en voilà. Mais soyons honnêtes et rendons justice au chanteur, seul Bob Dylan peut dire s'il a écrit des poèmes quand il a écrit ses chansons. De ce fait, si ça l'est, nous pourrons déduire qu'elles ne tarderont pas à être publiées en tant que poèmes. Et, alors, ce serait un bond en avant du territoire du poème. Aussi, "Je suis malade" vaut poème tout comme "C'est une poupée qui fait non" ou "Gigi l'amoroso"... ... et, alors, les poètes entreront dans la clandestinité.
F. C.-A.

lundi 19 septembre 2016

Le festival Est-Ouest et le Vercors accueillent le Liban




Voilà plus de vingt ans que la petite ville de Die abrite le Festival Est-Ouest qui fait se rencontrer littérature, arts, cinéma et spectacles vivants chaque année.
Die se niche aux pieds du Vercors (région de la Drôme en France), un nom qui nous rappelle un certain livre, Le silence de la mer, une nouvelle superbe de Jean Bruller, maquisard de la Seconde guerre mondiale qui prit le surnom de guerre de Vercors.

Le festival sera l'écrin de décor naturel grandiose du Liban, invité d'honneur, dont écritures et saveurs diront combien ce pays mérite l'attachement pour qui voudra venir à sa rencontre en ce coin historique de France.

La littérature libanaise est représentée par une superbe palette d'auteurs pour ne citer qu'Etel Adnan, romancière, poétesse et également artiste-peintre ; Tania Hadjithomas-Mehanna, éditrice et elle-même auteur ; Hyam Yared ; Issa Makhlouf ; Jabbour Douaihy ...



Du 8 au 16 octobre 2016
Site : http://est-ouest.com/
Repas libanais et banquet d'histoires (sur réservation) : 04 75 22 12 52 

mercredi 7 septembre 2016

Moment musical avec Hiba Tawaji



Avec ce "Hobbi lintaha" (L'amour qui a pris fin), une interprétation toute en émotion, cette émotion énorme de la version en français "Les moulins de mon coeur" de Michel Legrand. Une envolée en crescendo, poignante, une belle interprétation de la chanteuse libanaise Hiba Tawaji qui joue sur tous les registres, grande variété arabe, anglaise, libanaise. Il suffit d'écouter et le texte entre en vous comme un soir de spleen pluvieux...



يا حبي ارجعلي وانسى اللي صار

خوفي يهرب بكرا وتخلص الأعمار
شفت النهاية مخباية اسرار
من لحظة ما وقفت مبارح عالباب
تاركني وحدي بهالليل الطويل
وهاك الشال اللي عكتفي يغوي ويميل
ناسي السهرات الحلوة بضو القناديل
بعيونك سرو وخلفو أسرار
عم فكر فيك واتعودت عليك
تاركني وحدي بهالليل الطويل نسيت بأيدي أيدك ونسيت المنديل
حبي ألك انتهى حزن ودمعات
وهاك الشال ليغمرنا بعطرو يميل
نسيت بأيدي أيدك ونسيت المنديل
تارك تيابك عندي ومشتاقة عليك
بنطر ليلية حتى يدق الباب
تاركني وحدي بهالليل الطويل
تاري الهوا عم يسألني عليك
حبي اللي انتهى حزن ودمعات
نسيت بقلبي قلبك يا حبي العنيد

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NDR : Avec nos excuses pour la présentation du texte en arabe.

vendredi 5 août 2016

Clin d'oeil : quelque chose de la Turquie


Une fenêtre sur la Turquie, laquelle vit des heures assez assombries. Le monde culturel, les patrimoines traversent la tempête comme dans beaucoup de nations en ce moment mais, surtout, des tragédies humaines. Ces chants de Mardin nous viennent directement par le biais de l'un de ses écrivains... Mardin et sa citadelle dominent à hauteur de 1200 mètres les plaines de la Mésopotamie, non loin de la Syrie : le monastère Mar Gabriel, le Musée archéologique abritant des œuvres et objets vieux de plus de 4 000 ans et remontant jusqu'au 7e siècle avant Jésus-Christ, la mosquée d'Ulu Camii bâtie en 1199 par les Artukides, l'église de Nusaybin...
Pour savoir ce qu'il faut préserver... et empêcher qu'un jour cela ne disparaisse comme ce fut le cas de Palmyre...


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