Amine TADJER, flûte traversière
Khiredine MEDJOUBI, percussions
Amine CHAFAI, chœurs
Djamel HAMITECHE, percussions
Hicham TAKAOUTE, basse
Ahmed LASFER, guitare, chantEvénements et personnalités de la littérature, du cinéma, des arts et spectacles du Maghreb et du Monde arabe.
Amine TADJER, flûte traversière
Khiredine MEDJOUBI, percussions
Amine CHAFAI, chœurs
Djamel HAMITECHE, percussions
Hicham TAKAOUTE, basse
Ahmed LASFER, guitare, chantAswan International
Women Film Festival
4 Al Yusr st., from Mekka st.
Dokki-Giza, Egypt
Phone: (+2) 011 100 00532
Email : contact@aiwff.org
Web : http://aiwff.org/home/en/
Facebook : https://www.facebook.com/AIWFFestival
Soula est le premier long
métrage de Salah Issaad après plusieurs courts métrages dont Je suis
inespérée et Je suis Cendrillon de Damas.
Le film de Salah Issaad a été récompensé lors de festivals internationaux dont
le Prix du Meilleur film au 26e Avanca Film Festival (Portugal, juillet
2022), Prix IFFS de la Fédération internationale des films de société, Prix du
meilleur long métrage (Beyrouth), Prix du Festival du film arabe de Malmö
(Suède, mai 2022) et FIFOG d’or des longs métrages (Festival de Genève, 2022).
L’histoire : Soula (Soula Bahri qui a participé à l’écriture du scénario)
est une jeune femme célibataire, maman d’une petite fille. Toutes les deux se
retrouvent dans un périple périlleux sur la route, au hasard des rencontres,
après que la jeune femme ait été chassée par sa famille.
On est pris à la gorge face aux scénarios où viol, utilisation du corps de Soula, beuveries à la sauvette dans les voitures et nuits sordides défilent en spirales sauvages. Tel est le tableau de toute jeune femme qui a "fauté" et n'est pas le prototype d'une personne drapée dans un hijab noir - un faux paravent de vertu, vertu sale que le film vous jette à la figure. C'est comme si le scénariste n'a pas l'intention de mener l'histoire, non pas en happy end, aux abords d'une Dahbia de Mouloud Feraoun qui n'en est pas une mais qui y ressemble.
Les chemins qui montent de Mouloud Feraoun prennent sens dans cette descente aux enfers, vers la perte de soi, sans possible retour, vous laissant des larmes amères sur la vision intimiste et interdite d'un pays qui, lui aussi, a dévié des verts chemins.
La Rédaction propose Memory Box, le nouveau film de Joana Hadjithomas et de Khalil Joreige. La trame se pose sur les souvenirs d'une jeunesse familiale et beyrouthine, réminiscences jaunies et rendues plus pathétiques d'un Liban qui connaît, aujourd'hui et hélas, une faillite économique et politique.
Souvenirs éclatés de visages perdus de la vie libanaise "d'avant" - les années 80 - et d'ailleurs, le temps s'est-il arrêté ? Ou bien fait-il revenir ce qui est figé, voire tronqué ? Où "la vie est mensonge", où le passé revient en force dans le présent, de façon à la fois en dissonance et relié avec le Liban d'aujourd'hui, à la lecture de photographies personnelles de Joana Hadjithomas qui font la trame de base du film.
Pour
en savoir plus à propos de son déroulement, rendez-vous sur le site du festival :
http://strasmed.com/festival/
Il avoue être assez lent dans son travail et, de ce fait, il n’a pas
photographié les autochtones des différentes régions de la Corée mais qu'il envisage certainement de faire. Il s’est
attaché à saisir ceux du sud, dans leurs lieux de vie d’où ils n’ont jamais
bougé. Pour lui, la série Native or native est un cheminement de
son Moi en tant que Coréen. Il a si bien rendu les expressions que l'on demeure comme suspendus à cette plongeuse ou cette old lady assise sur un maru ou, encore, cet enfant pris sur le vif. ![]() |
| Legend of Demon Cat |
Parce que je déteste la Corée de CHANG Kang-myoung : on aborde le roman tranquillement et à mesure que défilent les pages, le lecteur se dit "c'est un roman bien simple; des phrases bon enfant, du style ça se lit sans difficulté, voire même un roman sans intérêt ou à tout le moins, un roman factuel". Seulement voilà une histoire qui, pense-t-on, est simpliste, d'une jeune femme qui veut émigrer en Australie, avec tous les ingrédients des interrogations, de remise en question, les étapes depuis l'arrivée à Sidney jusqu'aux amours tronquées, aux petits emplois, des logements exigus ou partagés à dix, à la difficulté de parler anglais. Mais l'histoire va en crescendo car il y aura deux retours en Corée (du Sud) avec un regard ébouriffé de la jeune femme sur les êtres laissés derrière elle et revus lors de ces retours, l'homme avec lequel elle avait rompu au moment de son départ pour l'Australie. Et de nouveau les questionnements avec - et c'est là où s'impose ce titre Parce que je déteste la Corée - un regard plus incisif, très critique, un tantinet violent, de l'auteur (qui est journaliste de profession), brossant un tableau qui n'est idyllique que pour les gens aisés, les gens sortant des grandes universités comme l'Université de Corée ou celles de Goryeo et de Yonsei. Au bout de la route Corée-Australie-Corée-Australie, la Corée n'est plus détestée autant mais elle n'est pas non plus aimée, elle est seulement celle qui chante un hymne national demandant que le Ciel protège la Corée mais pas ceux qui s'y trouvent sous ce ciel. On lui préfère l'hymne national australien car, pour l'héroïne de l'histoire, il est celui qui chante "Australiens, réjouissons-nous car nous sommes jeunes et libres". Bien sûr, au fil des pages, il y a quelques orages sous le ciel australien et de légères allusions au racisme mais le roman ne va pas jusqu'à "désenchanter" l'Australie, l'héroïne choisissant pour toujours d'y rester.
Aux éditions Philippe Picquier - Une traduction de Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel.