lundi 22 octobre 2012

Clin d'oeil : Mo Yan, prix Nobel de la littérature 2012



L’écrivain chinois Mo Yan (Guan Moye) est prix Nobel de la littérature 2012 pour lequel étaient en lice Haruki Murakami, Philip Roth et Assia Djebar.

Docteur honoris causa de l’Open University of Hong-Kong, auteur de près quatre-vingt romans, essais et nouvelles, on lui connaît notamment Hóng gāoliangjiāzú (Le clan du sorgho), Jiǔ guó (Le pays de l’alcool), Fēng rǔ féi tún (Beaux seins, belles fesses), Shēngsǐ píláo (La dure loi du karma),   (Grenouilles), Ku he (La rivière tarie), Qiushui (Déluge), Shísān bù (Les treize pas)...

dimanche 21 octobre 2012

Ahmed Lasfer : Yaness, de la tradition kabyle à la musique métissée du Maghreb (suite et fin)



Ahmed Lasfer
en concert à St-Ouen
.
Par Marilena Licǎ-Maşala
(Interview suite et fin)

Les grands esprits ont une particularité seule à eux-mêmes : la douceur qui monte du cœur pour embrasser le monde extérieur ! Et c’est aussi l’illustre penseur roumain qui me disait que l’être humain n’a pas besoin de mots pour accepter le bonheur ! Ce soir-là, je ne voulais pas décevoir mon Cioran, et s'il m'était possible de donner un nom à l’extase, eh bien, ce nom ne pourrait être autre que l'accord entonné par Ahmed Lasfer en chaâbi ou bien en kabyle. 

M. L-M. : Votre initiative est à l’origine de la création du groupe Yaness. Quels sont les autres membres du groupe ?
Ahmed Lasfer : Comme je le disais plus haut, après quelques années en France, la pratique musicale et surtout la scène me manquaient énormément. En 2003, j’ai pris la décision de monter un groupe de musique et je me suis mis à chercher des musiciens. C’est là où j’ai rencontré les musiciens actuels du groupe. Le noyau dur est formé par :

Amine CHAFAÏ au violon,
Amine TADJER à la flûte traversière,
Khiredine MEDJOUBI aux percussions,
Emrah KAPTAN à la basse.

Selon l’importance de la scène, ce noyau est parfois renforcé par d’autres musiciens qui se joignent à nous comme Lisa Morrison à la harpe ou Djamel Hamiteche à la section rythmique, pour ne citer que ceux-là.

M. L-M. : Dévoilez-nous l’historique de votre groupe et la signification du concept Yaness.
Ahmed Lasfer : La signification de Yaness veut dire "Oh ! Gens" (Ya ! Ness). C'est tout simplement le fait d'interpeller l’auditoire et de l'inviter à écouter une histoire, un conte, un point de vue, un message, une chanson.
Comme je le disais tout à l’heure, notre héritage culturel ne se limite pas à la seule Kabylie. Le nom du groupe, Yaness, est en réalité un clin d'œil à un personnage qui a existé pendant longtemps dans la région du Maghreb. Il égayait les places publiques et animait les cafés. Véritable véhicule de la culture orale maghrébine, ce dernier s'appelle le "Goual" qui veut dire le "conteur". D’ailleurs, le roman intitulé L’enfant de sable écrit par l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun illustre très bien la place du "conteur" dans la société maghrébine.
Le groupe Yaness et Ahmed Lasfer (centre)
(Reproduction interdite)
A notre manière, nous racontons des histoires, des contes, des faits de société et les transformons en chansons. Notre place publique, c'est la scène.
Ainsi, depuis sa création en 2003, Yaness enchaîne des concerts et participe à plusieurs festivals parmi lesquels je peux citer la Maison de la radio (Paris), le théâtre Adyar (Paris), le Café Charbon (dans la Nièvre), le Festival Mosaïk aux Mureaux (Ile-de-France), Festival les Jeudis Lamballais (en Côtes d'Armor), le Festival Panorama des Cinémas du Maghreb (Ile-de-France) et bien d’autres.

M. L-M. : Yaness a tenu et a été invité à plusieurs concerts. Pouvez-vous citer quelques scènes ? Quelle est la scène où vous avez reçu le maximum de l’admiration de votre public ?
Ahmed Lasfer : Il m’est difficile de citer une scène particulière pendant laquelle notre public a été le plus ravie. Chaque concert est différent des autres. Pour ne pas vous décevoir et pour me forcer à répondre à votre question, je citerai le dernier concert que nous avons donné au Centre culturel algérien à Paris.
En matière de public, je pense que nous avons un public très cosmopolite et très diversifié. Il est présent à tous nos concerts et il nous suit partout. J’adore aller à sa rencontre…

M. L-M. : Yaness est dans l’attente de la sortie de son premier CD. Comment vous préparez-vous pour ce premier grand pas sur le chemin de la reconnaissance publique de votre sensibilité lyrique et artistique ?
Ahmed Lasfer : En effet, nous sommes actuellement en plein enregistrement de notre album. Cela se passe dans une très bonne ambiance. Nous travaillons beaucoup et nous nous amusons beaucoup aussi. Au regard de cet agréable climat qui règne entre les musiciens, j’espère qu’il rencontrera beaucoup de succès. Il sera dans les bacs fin d’année 2012.
Nous nous préparons également à faire sa promotion.

M. L-M. : Vous êtes un jeune heureux papa de deux très jolies fillettes. Pensez-vous leur transmettre le don du chant et de la musique ?
Ahmed Lasfer : J’ai deux filles âgées de six et cinq ans avec lesquelles je passe beaucoup de temps. Elles me rendent heureux.
Je partage déjà avec elles ma musique. A leur demande, elles m’accompagnent pour assister à certains de mes concerts. A la maison, elles sont les premières à écouter mes nouveautés. Elles représentent mon premier public.
A l’avenir, je souhaiterai faire d’elles de vraies partenaires dans la pratique musicale. Elles commenceront à prendre  des cours de musique dès cette année.

Propos recueillis par Marilena Licǎ-Maşala


Ahmed Lasfer, poète, auteur, compositeur, musicien et interprète d’origine algéroise-kabyle. Depuis 1999, il s’installe en France où il développe un style musical qu’il qualifie de "musique métissée du Maghreb". Ses compositions puisent leurs racines dans la musique du Maghreb et s’ouvrent sur toutes les sonorités musicales méditerranéennes. Ses poèmes écrits en arabe ou en kabyle, habillent parfaitement ses musiques colorées. Il est le fondateur et l’animateur principal du groupe Yaness (2003) qui a plusieurs spectacles et concerts à son actif sur les scènes françaises et européennes. Un CD est en cours d’enregistrement

Ahmed Lasfer : Yaness, de la tradition kabyle à la musique métissée du Maghreb (1)


Ahmed Lasfer
(Reproduction interdite)
Par Marilena Licǎ-Maşala
(Interview en deux parties)  
       
J’ai fait la connaissance d’Ahmed Lasfernon loin des berges latines de la Seine, en août passé, à une soirée culturelle Je ne le connaissais pas du tout. Au moment où il a pris à sa guitare et à commencer à chanter une toute petite partie de ses compositions, j'ai été prise d'enthousiasme par son talent exceptionnel, son sourire chaleureux et son regard particulièrement doux. Instinctivement, j’ai pensé à la douceur du sourire d’Émile Cioran…

Marilena Licǎ-Maşala : Ahmed Lasfer, vous êtes interprète, parolier, poète, compositeur, troubadour affirmé, à Paris, de la musique de vos ancêtres, la Kabylie et, en même temps, de votre pays d’origine, l’Algérie. Confiez-nous vos secrets, les plus chers à votre cœur, qui ont influencé votre chemin artistique, de votre enfance à ce jour.
Ahmed Lasfer : Né à Alger dans une famille originaire de Kabylie, j’ai été bercé par des airs anciens souvent fredonnés par ma mère tout en s’adonnant à ses tâches ménagères quotidiennes. Il faut savoir que les femmes en Kabylie chantonnent tout le temps les airs de cette région en les habillant de poèmes liés à la conjoncture et à leurs états d’âme.
Très vite, mon champ auditif s’est élargi au chaâbi (populaire). Dans la région d'Alger, il ne pouvait pas y avoir une fête familiale ou privée sans qu’elle ne soit animée par cette musique. Ce style citadin est né de l’arabo-andalou au contact des musiques locales.
Plus tard, j’ai découvert les musiques des autres régions d’Algérie, voire au-delà, comme les musiques du sud saharien, le gnawi, la musique chaouie, le raï et j'ai appris à les écouter.
C’est par mes cousins, déjà adolescents, que je découvre les musiques de la rive nord de la Méditerranée, ainsi que les courants de la grande variété française comme Brel, Ferrat, Ferré, Brassens, la musique grecque, notamment celle de Mikis Theodorakis, la musique espagnole, la musique italienne. Mon oreille musicale s'éveillait à la polyphonie et apprenait à l'apprécier.
Je m’intéresserai plus tard à d’autres genres musicaux comme la musique classique, le jazz, le reggae, la musique africaine, les musiques latino-américaines et bien d’autres.
Tous ces styles ont contribué à affiner mon oreille musicale et à former mes goûts dans ce domaine.
Nourri de cette diversité, mes compositions sonnent plutôt comme de la "musique métissée". Je pars d’une mélodie largement ancrée dans la musique algérienne que nous transformons avec les musiciens de Yaness pour lui donner cette dimension méditerranéenne.

M. L-M. : Quand et comment avez-vous "reçu" la voie, ensuite la joie de jouer et de chanter ?
Ahmed Lasfer : C'est grâce à mon père que j’ai appris mes premières notes de guitare. Je devais avoir environ sept ans. Mon frère et moi passions des soirées entières avec lui à apprendre à gratter.
Ma première représentation publique s’est faite au collège. Encouragés par nos professeurs, nous avions créé, avec d’autres collégiens musiciens aussi, notre premier groupe de musique. Nous animions toutes les fêtes du collège.
Elargi à d’autres musiciens extra-collège comme mon frère Lounis par exemple, ce groupe est vite sorti de l’enceinte de l’école pour animer des soirées à l’extérieur. Axés principalement sur la reprise d’un répertoire chaâbi et de la musique arabo-andalouse, ce groupe assurait des concerts dans l’algérois et animait les fêtes familiales et privées.
C’est lors de ma première année à l’université que j’ai créé, avec mon frère et d’autres musiciens, un groupe autour de mes compositions. Révolté par l’injustice, la non-reconnaissance de la dimension identitaire berbère de notre pays et l’absence de démocratie dans l’Algérie du parti unique, j’exprimais mes idées par la chanson. Je m’impliquais également de manière active dans le mouvement estudiantin et ses syndicats autonomes.
Intitulé Tarwa, qui veut dire " Progéniture ", notre groupe de musique sillonnait toute la région centre d’Algérie. Il a duré une dizaine d’années, jusqu’en 1992, date à laquelle les intégristes islamistes ont commencé à assassiner les intellectuels et tous ceux qui s’opposaient à leur projet de société. Chassée par ce climat d’insécurité, la culture a cédé la place aux armes et à la guerre.
Installé à Paris en 1999, je ne pouvais plus continuer à vivre sans la pratique musicale et surtout la pratique de la scène. En 2003, j’ai lancé le groupe Yaness, la formation musicale que j’anime encore à ce jour.

M. L-M. : Votre répertoire actuel représente un héritage du patrimoine berbère, ou est-il plutôt votre création ?
Ahmed Lasfer : La plupart des chansons inscrites au répertoire de Yaness sont plutôt mes compositions. Certains textes sont écrits par d’autres poètes comme Zineb Laouedj [1] ou Rabeh Sadou. J’ai mis leurs poèmes en musique. Ces derniers sont complètement intégrés dans notre répertoire.
Yaness reprend également d’anciennes chansons. Nous les adaptons pour leur donner une dimension méditerranéenne sans leur faire perdre leur caractère authentique. Dans ce domaine, nous ne nous limitons pas à l’héritage culturel kabyle. Nous travaillons sur tout le patrimoine culturel algérien et du Maghreb.
En plus de l’adaptation de chansons kabyles anciennes, nous avons repris, par exemple, une chanson chaâbi (musique algéroise) intitulée « âachaq Ez zine » qui veut dire « les amoureux de la beauté ». Ce texte a été écrit par Ben M'sayeb, né vers la fin du 17ème siècle à Tlemcen (Ouest algérien). Nous avons repris, également, une chanson du sud saharien intitulée "Hizya". Cet hymne à l’amour est écrit par Ben Guitoune, un poète du 19ème siècle ayant vécu dans le sud algérien.

M. L-M. : Donnez-nous une image sur le patrimoine plurilinguistique de vos chansons.
Ahmed Lasfer : J’écris généralement dans ma langue maternelle, le kabyle. Imprégné de cet imaginaire collectif légué notamment par mes parents, il m’est plus facile d’exprimer, dans cette langue, mes émotions les plus profondes.
J’ai écrit quelques chansons en arabe algérien (l’arabe dialectal). Cette langue est également la mienne. Né à Alger, je l’ai très tôt parlée pour pouvoir communiquer avec les enfants de mon âge et avec l’extérieur en général. Elle fait partie de moi.
Pour écrire une chanson, je ne choisis pas la langue au préalable. C’est elle qui s’impose à moi. Je prends les mots comme ils me viennent, je les « fais sonner » et dès que la sonorité me plaît, je les transcris.
En réfléchissant à ma pratique, je pense que c’est le thème qui impose la langue que j’utilise.

Propos recueillis par Marilena Licǎ-Maşala


[1] Zineb Laouedj : poétesse dont un fragment des poèmes a été traduit par Marilena Licǎ-Maşala, pour la revue Poezia, Iasi, Roumanie, numéro automne 2012.

jeudi 13 septembre 2012

10es Poésie dans les chais de Pau : Rita Bassil El Ramy


Rita Bassil EL Ramy - Avec l'aimable prêt de la poétesse.
Reproduction interdite.
Rita Bassil El Ramy sera aux 10e Poésie dans les chais de Pau qui commémorent le centenaire de la naissance de John Cage disparu en 1992. La poétesse libanaise fera une lecture de ses poèmes, ce samedi 15 septembre 2012, au château de Rousse (Jurançon, 17 heures).

Auteure de deux recueils personnels publiés chez Dar An-Nahar (1) et poétesse participante d’un ouvrage collectif " Pourquoi j’écris " sous la direction de Patricia Elias, elle-même poétesse et responsable éditoriale des éditions de La Revue Phénicienne, Rita Bassil El Ramy est une journaliste prolifique (2) pour qui les mots passion et engagement sont deux vecteurs essentiels de son cheminement professionnel et personnel. Bien qu’elle vive de façon permanente à Paris, c’est à Beyrouth que sa poésie s’émeut et se meut, s’ouvrant ainsi au monde qu’elle décloisonne :

" Elle n’est pas cadenassée.
La grille.
Elle est entrouverte.
Que la  main pousse et les herbes hautes résistent. "

En mars dernier, elle a partagé le printemps des poètes arabes avec le poète-essayiste libanais Abdo Wazen et la poétesse tunisienne Lamia Makaddam lors du [Deklam5], le printemps des poètes de l’université de Rennes 2.


(1) Beyrouth ou le masque d'or et L'eau se brise en éclats.
(2) Outre un numéro collectif D’encre et d’exil des 6e rencontres internationales des écritures de l’exil - " Le Liban, entre rêve et cauchemar ", on note :
Traces, récit que l’on peut retrouver sur le blog Cacophonie d’Antoine Wauters (http://antoinewauters.eklablog.com/traces-de-rita-bassil-el-ramy-a3636578)
" Issa Makhlouf ou le rêve d’un retour au pays maternel..." (Regard sur la littérature / Iguana Roja http://universus.free.fr/ir2/pdf/issamakhlouf.pdf)
" Alain Rey, la sémantique du luxe au cœur des civilisations " (Ici et ailleurs in L’Orient-Le Jour http://www.lorientlejour.com/news/print.php?id=730382)

mardi 11 septembre 2012

Clin d'oeil : Le printemps d'Aurélien de Corine Valade


La rédaction a choisi de faire un clin d'oeil à Corine Valade dont la passion pour l'écriture et la littérature des autres sont omniprésents dans la vie de cette dynamique auteure française qui s'allie les suffrages de son entourage.

Après Les gueules cassées dont l'histoire est retracée à travers le domaine des Gueules cassées et les deux villages de Moussy-le-Neuf et Moussy-le-Vieux où elle réside, Corine Valade nous offre un roman ayant pour scène la franc-maçonnerie et les manufactures d’Aubusson.

La romancière-historienne a lancé, il y a quelques années, le festival « Théâtre et Résonances » qui, comme son titre l’indique, a pour thématique le théâtre et la lecture. Très active dans la vie culturelle d'une association et l'animation d'un café littéraire, elle s'implique aussi dans la vie municipale.

Résumé : Le jeune Aurélien Simonnet quitte famille et amis pour tenter sa chance dans la capitale. Epris de justice et d'égalité, il sera vite solidaire de bien des causes à ses risques et périls. Baptisé "héros de la Commune", contraint de fuir, il trouvera refuge en la manufacture d'Aubusson où de nouvelles passions l'attendent...
Un roman sur fond de franc-maçonnerie que Corine Valade peint avec la précision d’un orfèvre doté d’une plume qui ne dit pas encore son dernier mot...

A retenir deux rendez-vous avec l'auteure
. Samedi 29 septembre 2012 à la librairie Page et Plume de Limoges de 10h à 13h et à Cultura Limoges de 14h à 18h
. Samedi 6 octobre 2012 à la Licorne d'Aubusson de 10h à 12h30

Editions De Boree
Service communication : Virginie Bourgeon – vbourgeon@deboree.com
Tél. : 04 73 15 30 48

vendredi 31 août 2012

10e festival du film libanais : Tamara Stepanyan, prix de la Meilleure fiction


Après quatre jours de projections de films dont onze étaient en compétition, des conférences, de débats et de rencontres, le 10e festival du film libanais a pris fin dimanche dernier, à Beyrouth (cinéma Metropolis Empire Sofil).

C’est un bonheur que de revoir se remettre en selle ce festival qui, il faut s’en rappeler, avait dû interrompre son activité en 2011 à la suite du départ de son principal partenaire financier (http://www.lesoir-echos.com/le-liban-perd-un-de-ses-grands-festivals/culture/28711/).

La soirée de clôture s’est illustrée par la projection du film de l’iranien Asghar Farhadi, Les enfants de Belle Ville.

Le jury était composé de Christophe Donner (écrivain et journaliste du Monde), Ibrahim Maalouf (musicien trompettiste), Suzanne Khardalian (cinéaste et journaliste) et Ziad Antar (photographe et réalisateur).

Prix de la Meilleure fiction : 19 Février de Tamara Stepanyan. Prix décerné par l’Organisation internationale de la francophonie et mention spéciale donnée à Blue Line d’Alain Sauma.
Prix du Meilleur documentaire : Aftermath de Wissam Tanios. Prix décerné par l’Unesco-Liban et une mention spéciale a été donnée à Jasad and the queen of contradictions d’Amanda Homsi-Ottoson.
Prix du Meilleur premier film : ex-æquo à Behind the window de Nagham Abboud et Derrière moi les oliviers de Pascale Abou Jamra.

Règlements du festival
Les genres acceptés : court métrage, documentaire, animation, long métrage.
Les films expérimentaux et vidéo-clips sont acceptés hors compétition.
Trois prix récompensent les réalisateurs libanais pour trois catégories : meilleure fiction, meilleur documentaire, meilleur premier film.
Pour écrire et recevoir un formulaire d’inscription : lebanesefilmfestival@gmail.com ou télécharger le formulaire : http://www.lebanesefilmfestival.org
Les DVD sont à déposer à l’adresse : Immeuble Abou Chaava, rue Naoum Labaki – BP 55247 Sin el Fil

samedi 18 août 2012

Québec : le festival du monde arabe de Montréal



Orientalys - Montréal août 2012
Le 13e festival du monde arabe de Montréal aura lieu du 26 octobre au 11 novembre 2012. Cependant, on a déjà eu une mise en bouche avec Orientalys durant la semaine dernière, une programmation qui a rendu un hommage à la chanteuse Warda, disparue il y a peu.

Le Festival a été créé pour que cultures arabe et occidentale se rencontrent autour du théâtre, de la culture, du cinéma et des autres arts relevant notamment du monde audiovisuel..

La charte du festival s’appuie sur trois points essentiels :
> créer un « espace artistique dédié à la rencontre d’identités culturelles issues de différents horizons par le biais de la création, de la production et de la diffusion d’œuvres innovatrices ;
> « offrir aux artistes québécois, de toutes les origines, l’occasion d’échanger avec d’autres cultures et de s’enrichir d’un nouveau savoir-faire et de nouvelles approches ;
> « soutenir et réaliser des initiatives artistiques qui s’appuient sur l’expérience de la diversité culturelle à Montréal. »

Jil Jilala
Parmi ses créations, le festival avait créé et produit un ballet Razzias, avec les chorégraphes Alissar Caracalla, côté Liban, et Irèni Stamou, côté québécois, toutes les deux venant du Caracalla Dance Theater et de l’Ecole nationale de ballet contemporain du Québec. Une œuvre très originale où plusieurs rythmes et styles différents se sont rencontrés et à laquelle participaient également les danseurs du Metaspora Dance.

La programmation complète de la 13e édition du festival ne sera donnée que fin septembre 2012. Mais l’on sait déjà que le pianiste franco-libanais Abderrahmane El-Bacha sera l’invité d’honneur et, pour les inconditionnels, le mythique groupe marocain Jil Jilala ainsi que Hamdi Benani, violoniste et interprète du maalouf et hawzi algérien.



Un aperçu du rendez-vous 2011



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