Expositions incomming

jeudi 31 décembre 2015

Le mot de la Rédaction : Deux mille seize



Deux mille seize. Il n'y a rien à dire. Arabian People, Maghrebian World choisit la parcimonie : dans les mots et dans les voeux.
Les dés ont été jetés, il y a près de six millions d'années.  Ou dix milliards d'années. Qu'importe. Alors, continuons. Tant bien que mal.
Gardons espoir. Maintenant. 

vendredi 11 décembre 2015

Clin d'oeil : Sydney writers' festival







Un festival unique car il inclut aussi le festival des enfants qui s'est tenu, en novembre dernier, à l'ouest de Sydney. Une opportunité magnifique de se rendre en Australie et d'aller à la rencontre de talents pour le prochain festival qui se tiendra du 16 au 22 mai 2016

Les School Days sont également une rencontre entre étudiants et les écrivains qui ont leur faveur lors de journées interactives.

Pour s'inscrire, se rendre sur le site du festival : http://www.swf.org.au/

lundi 7 décembre 2015

Brecht : Les fusils de la mère Carrar



Les fusils de la mère Carrar, la pièce de Bertolt Brecht toute en densité, décor sombre éclairé par des lanternes qui vous fait réaliser que vous êtes en temps de guerre contre les "Généraux" sur fond de guerre civile espagnole. La mère Carrar pleine de force, l'oncle bien campé sur ses jambes et ses convictions, le jeune fils de Teresa Carrar qui veut brûler ses ailes au bruit des fusils de la rébellion. Thème d'actualité où les convictions de paix et de lutte se heurtent les unes aux autres.

Une mise en scène d'Antonio Diaz-Florian. Avec Antonio Diaz-Lorian, Emmanuel Georges, Graziella Lacagnina, Valérie Haltebourg, Tiphaine Sivade.

Jusqu'au 20 décembre 2015 seulement :
Du jeudi au samedi à 20h30
Et le samedi et dimanche à 16h

Tarifs :
15 € Tarif unique
12 € Tarif de groupe (à partir de 10 personnes)
10 € Tarif Réduit 3 (enfants -12 ans et groupes scolaires)

Réservations :
Par téléphone au 01 48 08 39 74
Ou sur le site du théâtre : www.epeedebois.com/billetterie-en-ligne

jeudi 26 novembre 2015

Clin d'oeil sur Safia Nolin, le Québec donne une voix



Safia Nolin, nous vient de son ancien village de Saint-Ferréol-Les-Neiges, comme une gentille reinette des neiges sagement imprégnée de nostalgie positive. Belle. Entre une Adèle et une Amy Winehouse, une chanteuse à thème, à la voix claire comme cette neige québécoise, Arabian People, Maghrebian World a eu son coup de cœur de cette fin d’année. Une voix qui nous vient du fin fond de l’espace sidéral, tombant par à gouttes, enfantine, justesse des tons et du rythme. Calmement. On l’écoute, yeux fermés, pour mieux absorber sa sonorité purifiée, de légères vibrations émotionnelles, une lente avancée dans le déroulement de la song. Demeurons attentifs à Safia Nolin, le Québec nous a donné une belle voix hors du clinquant de la scène à coups de dollars. De la folk aux accents rocks, au tintement d'un blues magique - mais oui !. Espérons-lui une belle carrière. Sans dents longues de producteurs.



lundi 16 novembre 2015

Le mot de la Rédaction : la culture, obsolète ?



Aujourd'hui, l'on est anesthésié, tétanisé face à ce qui se déroule dans la zone géographique du Maghreb et du Proche-Orient, événements qui ont leurs conséquences ailleurs. L'on est en droit de se poser cette question : la culture est-elle chose futile, superficielle, voire inutile lorsque des milliers de personnes luttent pour leur survie ou pour leur paix ?

Les purs diront que la culture est plus que jamais utile car elle est un barrage à la barbarie. Les pragmatiques assureront le contraire car elle doit passer au second plan face à l'instant présent. Les politiques hausseront les épaules car elle n'est pas au faîte de leurs préoccupations. Les groupes financiers soulèveront un sourcil ironique et vous diront : "La culture ? Qu'est-ce donc ? Une affaire d’hurluberlus qui croient encore au Père Noël !"
Aujourd'hui, la culture n'a plus de voix, elle n'est même plus un passe-temps, elle devient obsolète car les philanthropes pensent à préserver leurs deniers devant l'urgence, celle de protéger ceux-ci contre la dégradation des conditions économiques générée par la crise commencée, il y a quelques années.
Ne demeure que le rêve. Pour ne pas dire la chimère.
Alors, rêvons.
F. C.-A.

mardi 10 novembre 2015

L'autre LIVRE, le parcours du contre-diktat

Le salon international de l'autre LIVRE, plus communément appelé le salon des éditeurs indépendants, est ce qu'il est : ouvrir une fenêtre sur ces auteurs qui peinent face à la dure loi de l'édition. Ecrire est déjà un parcours du combattant mais quand il se heurte à un certain état d'esprit, cela devient un cheminement quasi "suicidaire" parce que l'auteur se profile sur ce qu'une maison d'édition penserait de son écriture, etc. 
D'aucuns contesteront cette affirmation mais soyons honnêtes : nous recherchons tous un éditeur qui a son label reconnu et installé sur la place du marché de l'édition.
Quoi qu'il en soit, "l'autre livre" est soumis également à ce diktat, il serait aberrant de dire le contraire, tout aussi honorable que soit l'action de l'association à l'origine du salon, il y a treize ans de cela.
Arabian People, Maghrebian World se refuse, cependant, à enfoncer le clou plus que nécessaire. Le lecteur doit se faire sa propre opinion. C'est de lui que dépend la survie d'un tel événement.
F. C.-A.

jeudi 22 octobre 2015

Montréal : 16e festival du monde arabe


Sur fond de couleurs automnales flamboyantes, dans le Montréal de Jeanne Mance et Paul de Chomedey, la musique, les vocalises, les conférences et le cinéma saluent la 16e édition du Festival du monde arabe dont nous avons retenu quelques dates...

Miriam Khalil dans le rôle d'Elvira,
Don Giovanni
.
MUSIQUE & CHANT

Empreinte des influences de son Liban natal, Miriam Khalil,
soprano libano-canadienne, interprète des chants traditionnels arabes, accompagnée du pianiste Julien LeBlanc, soliste et chambriste. Une programmation sur formation classique et répertoire oriental…

Le 01/11/2015 à 20h00 / 8:00 pm
Salle Claude-Léveillée, Place des Arts - 175, rue Sainte-Catherine Ouest
Réservation : 514 842-2112


Chanteuse et oudiste d’origine libanaise, Lamia Yared est la fondatrice de l’ensemble Zaman composé de Nizar Tabcharani au qanun, Nathaniel Huard au riqq et bendir et Nicolas Royer Artuso au violon.
Improvisations instrumentales et Muwashahat, sur le thème de l’amour courtois, l’ensemble Zaman vous plonge au cœur d’une époque révolue, mais toujours vivante, des vieux souks d’Alep et du Caire jusqu’aux jardins de l’Alhambra, sur impressions ottomanes...
Le 03/11/2015 à 20h00 / 8:00 pm
Salle Claude-Léveillée, Place des Arts - 175, rue Sainte-Catherine Ouest
Réservation : 514 842-2112


CINÉMA

GHADI d’Amin Dora

Avec Georges Khabbaz (Liban, Qatar, 2014 – arabe, VOSTA)
Leba, professeur de musique, épouse son amour d’enfance Lara et s’installe avec elle dans un des quartiers populaires d’un village libanais traditionnel situé en bord de mer. Famille, voisins et amis sont déçus : Leba n’a pas de fils. Après avoir donné naissance à deux filles, Lara est enfin enceinte d’un garçon ! Les examens médicaux prénatals confirment au couple tourmenté que la mère attend un enfant à besoins spécifiques. Le petit Ghadi sera-t-il un poids pour sa famille ou, au contraire, apportera-t-il joie et bonheur à son foyer ? Des phénomènes étranges vont se manifester au sein du petit village et changer la vie et les croyances des habitants.
Prix du public – Festival International du Film Mannheim-Heidelberg 2014
KNN Award (prix du public) – Festival international du film de Busan 2014
Prix du public – Arabian Sights Film Festival de Washington 2014
Murex d’Or du meilleur film et du meilleur acteur (Georges Khabbaz) – Murex d’Or 2014
Meilleur film et meilleur acteur (Georges Khabbaz) – La nuit des Mabrouk 2014

Le 31/10/2015 à 19h00 / 7:00 pm

Cinéma du parc – 3575, avenue du Parc, Montréal



I AM NOJOOM, AGE 10 AND DIVORCED, de Khadija Al-Salami
(France, Yemen, EAU, 2015 – arabe, VOSTA)
Une petite fille de dix ans entre dans une salle de tribunal, regarde le juge droit dans les yeux et lui dit “je veux divorcer”. Elle s’appelle Nojoom, elle a été mariée de force à un homme qui a 20 ans de plus qu’elle, et elle s’est échappée. Mais au Yémen, il n’y a pas d’âge légal pour se marier. De la réalisatrice Khadija Al Salami, elle-même ayant connu le même parcours.
Prix de la meilleure fiction – Festival International du Film de Dubaï 2014.

Le 01/11/2015 à 17h00 / 5:00 pm

Ancien cinéma ONF - 1564, rue St-Denis, Montréal



SALON DE LA CULTURE

Conférence : "Soufis, humanistes en danger ?"
Avec la participation d'Omar Koné, directeur du Centre soufi de Montréal, Rachad Antonius, professeur à UQAM, et Karim Ben Driss, professeur. Modérateur : Mouloud Belabdi.

Le 02/11/2015 à 18h00 / 6:00 pm - Entrée libre

Salle Claude-Léveillée, Place des Arts - 175, rue Sainte-Catherine Ouest



  

jeudi 8 octobre 2015

Une histoire algérienne : les harkis restés en Algérie




J’ai été élevée dans l’idée que ces hommes, dénommés « harkis », avaient trahi leur pays. Pis, avaient participé aux côtés de la soldatesque française à des opérations de la honte : exactions, viols, tortures, terre brûlée. Les films traçant la guerre d’indépendance, les pièces de théâtre et les romans, la rencontre d’un ou de deux harkis en France m’avaient confortée dans cette idée.
Les ans ont passé, mon regard a changé car pour pouvoir fustiger ces « harkis », encore fallait-il écouter tous les sons de cloche. Bien sûr, ma conviction demeure, elle est la même mais la sagesse venant, en recherchant une vérité, je me suis dit que cette vérité pouvait déterrer des faits pas très beaux, y compris du côté de ceux qui s’étaient investis de la parole sacrée de l’indépendance. Les héros sont morts, les traîtres sont classifiés des deux côtés de la Méditerranée, recevant le poids d’une histoire où il est, à présent, nécessaire de les entendre – sans pour autant justifier leur rôle durant ces années de guerre coloniale et algérienne.
Aussi m’est-il paru objectif de parler ici, de l’ouvrage de Pierre Daum, Le dernier tabou ou les témoignages de harkis demeurés en Algérie après l’indépendance. Est-ce à dire que les moutons noirs n’étaient pas si noirs que cela pour les avoir acceptés dans une Algérie qui continue de brandir le spectre de la trahison de certains des siens ?
Pierre Daum ouvre les pages sur deux ans de témoignages – en Algérie – d’anciens soldats de l’armée française régulière, de civils pro-Français et de ceux qui furent recrutés en tant que supplétifs. Allons à la rencontre de ces témoins, de ces « harkis » qui nous racontent ce qui fut à l’origine de leur engagement et comment vivent-ils dans l’Algérie qui semble tout de même leur avoir pardonné – du moins ceux qui ont été autorisés à y rester ou à revenir comme ce fut le cas de certains.

F. C.-A.



Aux éditions Actes Sud

dimanche 27 septembre 2015

Rana Raouda, le "blue" libanais...




Rana Raouda nous attend avec une exposition « Liban » que l’on a hâte de voir ! Longuement mûrie – car l’artiste ne prolifère que dans la double créativité de l’émotion et de la technicité, nous dirions presque ‘à pas de velours’ –, gageons que cette nouvelle manière de (re)dire le Liban est un ciel ouvert même lorsqu’il est emprisonné dans un tableau, un pays se portant en soi, pareil à une valise des secrets explosant dans un camaïeu de couleurs hypocoristiques, une sensitive palette qui s’exprime avec réserve. 


Cela dit, notre coup de cœur dans tout ce que Rana Raouda a peint jusqu’ici, demeure la « Cité des Anges », un merveilleux acrylique qui se fait oublier tant les nuances blues vous invitent à entrer dans la toile et, ainsi, marcher dans les méandres de la Cité...


Galerie ArtLoft
Atelier-Galerie
Rue des Fossés 41
CP 101 - 1110 MORGES (Suisse)
Tél. : +41 79 604 96 02

Site : www.artloft-galerie.ch

jeudi 27 août 2015

Le Mot de la Rédaction : Pause



Chers abonnés, chers lecteurs,
La Rédaction fait une pause. Nous espérons qu'Arabian People, Maghrebian World vous reviendra le plus rapidement possible avec des articles comme vous les aimez.
A bientôt et profitez bien de cette fin d'été !
F. C.-A.

samedi 22 août 2015

Le Mot de la Rédaction : le temps qui court...


Rarement Arabian People, Maghrebian World publie un tel billet. Culture ou introspection hasardeuse ? L'on ne sait. Cependant, que l'on observe la Planète via une visionneuse d'image ou un microscope, ou encore une loupe, l'on demeure anéanti devant l'impuissance.
Impuissance face à l'univers qui s'effondre dans un volcan de tueries, de négationnisme de la vie humaine, dans la fin de soi ou la fin d'un être cher et de chair. Impuissance personnelle lorsque la tragédie vous atteint dans vos tripes ou dans vos rêves. Impuissance cérébrale, intellectuelle et physique. Impuissance de l'Homme car l'Homme se met à l'épreuve et baisse les bras face à son incompétence à s'aimer, à se respecter.
Tel est ce billet en ce mois se terminant au bout d'une canicule sans pareille, une incurie sans fin et une pauvreté culturelle qui voit s'anéantir vingt siècles à la poursuite de chimères...
F. C.-A.

mercredi 12 août 2015

Clin d'oeil : Elenika de Handan Gökçek




Elenika, le dernier roman de la romancière turque Handan Gökçek, met en scène les blessures et les pressions sociales qui ont eu un impact dommageable sur l’esprit humain. Elle reprend à l’intention du lecteur les dates du 6-7 septembre 1955 avec l’histoire d’une chanteuse, celle qui donne son nom au livre. Dans son premier roman, Ah Manamu, elle relate une famille émigrée. Mais dans son second livre, chanteurs et artistes du bel canto apparaissent sur scène en une période fermée à la musique turque. Une partie du roman prend pour départ les dates des 6-7 septembre 1955 connues pour le lynchage et le mouvement de spoliation contre une minorité. Vers la fin de leur vie, un homme et la vision d’une femme sur l’amour, la musique, l’humanisme, la sénilité et le monde, traduits par le langage poétique de Handan Gökçek.


Aux éditions Yakin Kitabevi
En langue turque

dimanche 26 juillet 2015

Jérash : quel festival ?



Poésie, musique symphonique, ballets, théâtre shakespearien, arts, tout Jérash et la Jordanie vivront pour quelques jours au rythme d’un festival qui n’a plus à faire ses preuves. Les artistes d’Orient et d’Occident transforment ce cœur de la Jordanie en un immense chapiteau dont on se demande si cela relève de la culture pure ou, simplement, d’un cirque tant les « arts » périphériques s’accrochent aux basques de l’art. Et, alors, le terme de « festival » prend son sens réel : il n’est qu’une vitrine, un déploiement en relief vivant des choses dites de la culture.
À l’heure où l’on se noie non plus dans une réelle émotion artistique mais dans le doute et la désolation d’un monde oriental exsangue et vivant peut-être ses dernières heures d’une paix frelatée… 
L’on voudrait se réjouir mais le cœur n’y est plus.
F. C.-A.

vendredi 10 juillet 2015

Omar Sharif, un adieu aux larmes nostalgiques



Omar Sharif n’est plus. Il est décédé, en ce vendredi 10 juillet 2015, au Caire. 

La Rédaction ne souhaite pas commenter ni faire une rétrospective de la carrière de l’acteur Omar Sharif, né Michel Demitri Chalhoub… Nous ne souhaitons le voir pour la dernière fois que dans ces photographies à jamais figées dans le temps, pour ne garder son souvenir qu'ainsi...

The star is so far… le firmament l’a reçu en son éternité.

1954 - Son mariage avec l'atrice Faten Hamama.


lundi 29 juin 2015

Yazan Halwani : pour que la ville respire



Le graffiti de Yazan Halwani hausse le street art à un très haut niveau. Il coupe le souffle, il dégage les murs de leur laideur initiale, il refuse de laisser ceux-ci mourir dans l’anonymat, derrière des fenêtres et des portes closes. Quand ce n’est pas dans l’anéantissement. Il met des traits sur la pierre, faisant revivre tel poète, telle cantatrice et la calligraphie épouse l’abrupt surface pour lui donner ‘’aérance’’ (N.D.R.). L’urbanisme dans son essence sèche est repoussé à l’extrême, serait-il architecture de génie.
Pour ce street art bien à lui, Yazan Halwani se nourrit de sons de hip-hop et de du travail de Mohamed Ali, précurseur du street art du Proche-Orient et se définit comme «le Robin des bois du graffiti». Au-delà, il se penche sur la misère de la rue, rend hommage à un sans domicile (quartier Hamra à Beyrouth). Il avait pour nom : Ali Abdallah... 

jeudi 11 juin 2015

Concert Yaness solidaire des Enfants de la Rue



Concert de solidarité animé par le groupe Yaness au profit des ENFANTS DE LA RUE et des personnes SDF au Brésil.
Les musiciens du groupe seront heureux de vous accueillir dans leur univers musical métissé et de vous faire voyager tout au long de cette soirée. Prenez le temps de participer à ce voyage parfumé et coloré tout en faisant un geste de solidaire.
À partir de 18h30, un accueil convivial est mis en place par PASSEURS DE LIENS, l’association loi 1901 organisatrice de ce concert. Vous pouvez échanger avec ses membres autour de leurs actions. Un bar est tenu à votre disposition pour vous rafraîchir.
La recette de cet événement est destinée à soutenir des actions concrètes en direction des ENFANTS DE LA RUE et des personnes SDF au Brésil.


Samedi 27 juin 2015 à 19h30
Espace Jean-Dame
17, rue Léopold Bellan 75002 Paris
Métro : Sentier

Entrée :
Billet solidarité : 15 €
Billet minima sociaux, étudiants : 10 €

Plus d’informations sur le site du groupe Yaness www.yaness.com


samedi 23 mai 2015

Arabesques : le vivre artistique


Le Festival Arabesques de Montpellier, couleurs, chaleur, réminiscences avec le souvenir impérissable d'Um Kalthoum, la vivacité de Nerdistan, la clarté d'un 'oud, tout donne envie de plonger pendant quelques heures, que dis-je, pendant quelques jours, dans les flots méditerranéens pour mieux oublier la division qui règne actuellement.
Au fil des heures, s'égrènent les notes d'un univers qui se tourne vers la jeunesse, le plaisir du lire et du écrire, la sérénité poétique de ces chanteurs et chanteuses - échappées belles - une librairie qui s'ouvre sur des coups de coeur ou un "souk" culturel, et puis la pop, et puis Nass el-Ghiwane, les intemporels ! 
Nous avions besoin de ce festival pour ne pas remâcher la laideur sanguinaire et les querelles insensées qui nous submergent depuis plusieurs mois, malaise "déhiscent" déboulant sur les individus en perte de raison.


UNi'SONS
475, avenue du Comté de Nice
34080 Montpellier


mercredi 1 avril 2015

Seif al-Din Wanly, précurseur du modern art dans le monde arabe



Oeuvre de Seif Wanly
Il y a cent six ans naissait l’artiste-peintre égyptien, Seif al-Din Wanly. Ne cherchez pas, il fut ignoré toute cette seconde moitié du siècle dernier et, pourtant, il fut le précurseur de la peinture moderne dans le Machreq et ses œuvres se comptent à plus d’un millier… tout comme le fut son frère Adhma Wanly
Tous deux, ont grandement rempli cette période où surtout les miniaturistes caracolaient au panthéon de la peinture. 

Oeuvre de Seif Wanly
Toute son œuvre introduit le fauvisme dans l’univers pictural arabe, couleurs primaires où le chaud échappe à l’idée conventionnelle que l’on se fait des couleurs chaudes car tout comme les Fauves, la couleur est chez Seif Wanly plus une recherche intérieure qu’observation de la nature ou des êtres. Bien sûr, il a peint surtout le monde du spectacle, un monde tout en gestuelles, vivant mais, au fond, monde fugace que seule la couleur primaire fige en silhouettes (ballets, artistes de scène, chevaux, portraits). Sa peinture virera dans le sombre, affecté qu’il était par le décès de son frère en 1959.  Lui-même décèdera en 1979 à Stockholm.

Couple - Seif Wanly
Le peintre a cependant joué sur la lumière dans ce qu’elle a de plus  ténu et a accentué le trait, comme on le trouve chez les Fauves allemands, mais tout en douceur car, il faut se rappeler que Seif Wanly a été l’élève du peintre italien Otorino Bicchi, qui avait son atelier à Alexandrie, ville natale des frères Wanly et que le peintre italien quittera définitivement plus tard. 
Oeuvre d'Adham Wanly
Les œuvres de Seif Wanly sont ouvertes au public au Musée Seif et Adham Wanly hébergé dans la villa du Musée Mahmoud Saïd à Alexandrie, au Musée des Beaux-Arts à Alexandrie, au Museum of modern art égyptien du Caire et au Musée Mathaf arabe d'art moderne de Doha.


Prix et distinctions
1973   Egyptian State Merit Award
1959   First Prize of the Alexandria Biennale
1953   Medal of the Afro-Asian Arts Exhibition
1949   « Richard » Prize for Arts
La famiglia, Otorino Bicchi
1936   Mahmoud Mokhtar Prize for painting founded by intellectual and feminist Huda Shaarawi

jeudi 26 mars 2015

Maghreb et Monde arabe au Salon du livre de Paris 2015



Par Z. M.

… s’il nous était venu à l’esprit de nous rendre au salon du livre de Paris, nos pas nous auraient invariablement dirigés vers les stands du monde maghrébin et arabe. Seulement voilà, côté algérien, ce fut du neuf avec du vieux pour certains ouvrages, comme les beaux livres, (Laghouat la saharienne, Tlemcen ou Constantine, cités pleines d’histoire). Des livres sur l’émir Abdelkader, sur la guerre d’Algérie, sur la politique. Des romans, bien sûr, des poèmes comme d’habitude, mais cette fois-ci pratiquement pas de bandes dessinées. Quelques livres de contes pour enfants et des livres de recettes en veux-tu en voilà !
Une nouveauté toutefois : des classiques réédités par des maisons d’édition algériennes, comme Le petit prince, Notre-Dame de Paris, L’appel de la forêt ou la Princesse de Babylone de Voltaire, pour ne citer que ceux-là pour le prix de 15 €, une fortune en Algérie alors qu'ils sont en format de poche et que l'on peut trouver ces livres pour à peine 2 €, voire les télécharger gratuitement sur des sites...
Il y avait bien des livres édités par Barzakh mais rien de transcendant. Est-ce la décision de cette maison d’édition lorsqu’on sait qu’elle a publié d’assez bons livres comme Trop tard, un recueil d’excellentes nouvelles d’Hajar Bali, Le remonteur de l’horloge, un savoureux petit roman d’Habib Ayyoub pour ne citer que ceux-là ? Quoique ces livres datent quelque peu et laissent plus la place – encore ! – aux beaux-livres. 
La maison d’édition Dalimen (Algérie) a créé une maison d’édition à Paris, représentée par un petit stand indépendant du grand stand de l’Algérie et où l’on trouvait des ouvrages consacrés à la langue tamazigh.
Par ailleurs, Kamel Daoud a dédicacé son livre Meursault contre-enquête au stand des éditions Actes Sud mais l’édition algérienne de ce roman ne se trouvait pas sur le stand de l’Algérie. Amin Zaoui, qui avait dédicacé son dernier roman Le miel de la sieste paru aux éditions Barzakh, au Maghreb du Livre en février dernier, n’était pas présent, en revanche, au salon du livre.
Un petit bémol, en ce qui concerne les livres. À part les beaux-livres, et encore pas toujours, la qualité du papier et de l’impression laissent beaucoup à désirer. Et cette mauvaise qualité ne donne simplement pas envie de lire ces ouvrages.
En ce qui concerne les stands marocain et tunisien, ils n’étaient guère plus riches ou plus diversifiés
Quant aux éditeurs du Moyen-Orient arabe. Que dire ? Tout d’abord, le stand de l’Arabie Saoudite était « indécent » par sa taille, dans la mesure où il n’y avait aucun ouvrage « culturel » que la personne férue de bons livres est en droit d’attendre. Les mêmes ouvrages étaient multipliés à l’infini. Beaucoup de « beaux » livres, des Corans, des ouvrages religieux ou sociologiques, mais rien qui nourrit vraiment l’esprit ou l’enrichit (nonobstant le volet spirituel). Le seul endroit où les gens étaient en file d’attente, c’était les tables où des calligraphes écrivaient gratuitement les prénoms à la demande. Purement ludique, sans plus. Le stand du Qatar n’était pas mieux nanti et les ouvrages ne différaient pas beaucoup de ceux de l’Arabie Saoudite. Celui d’Oman présentait plutôt des ouvrages centrés sur le tourisme et l’histoire et il faut s’accorder à dire que les représentants étaient si sympathiques qu’ils vous faisaient oublier ce « vide » littéraire dans le sens vrai du terme ! Le Liban (sous l’égide du ministère de la Culture) portait surtout la griffe de Tamyras, maison d’édition en ascension, dont les titres présentent des domaines variables, allant du livre grand public au roman comme Celle que tu es devenue de Nayla Aoun Chkaiban
La frustration demeure car ce ne sont pourtant pas les auteurs qui manquent. Quand bien même l'éducation livresque laisserait à désirer. L’écriture est logorrhée chez les romanciers et les poètes et ce n’est guère la faute du Salon du livre de Paris ! Alors, pourquoi cette absence et, surtout, cette disette de la vraie littérature, pour seulement faire place à des rééditions d'ouvrages historiques, touristiques, culinaires, dénués de toute critique et d'analyse ou tombés dans le domaine public car ne coûtant aucune roupie à certains éditeurs - il faut dire que l'impression coûte une fortune au Maghreb ?

Bien évidemment, l’on connaît les raisons profondes. Le livre est danger, le roman et la poésie sont danger, l’écrivain est danger car c’est par lui que vient la libération de la pensée… 


mercredi 25 mars 2015

Clin d'oeil : Hélène Belin expose








Ainsi que le note Laurence Mauguin qui accueille, en sa maison d’édition, l’artiste-peintre Hélène Belin, il y a couleurs dominantes nuancées de poésie chez l’artiste. En effet, chaque dominante emprisonne la lumière qu’elle veut bien donner dans l’instant, tel un «Echo» où le jaune est travaillé de telle sorte qu’il n’est pas dans la platitude, ou encore, cette «Variation sur fenêtre» jouant sur le paradoxe, tout en finesse émotionnelle, discrète dans ces touches-poèmes qui entraînent le regard pour aller vers plus de profondeur et, ainsi, aller à la rencontre d'une «Aube» tendre, tout entière teintée de réserve à interroger...




Exposition du 1er au 18 avril 2015
V
ernissage : mercredi 
1er avril 2015 - 18h30 à 20h30

Editions L. Mauguin
1, rue des Fossés-St-Jacques - 75005 Paris
Site : www.editionslmauguin.fr

samedi 7 février 2015

Assia Djebar, le grand voyage...



Assia Djebar, bon adieu à vous, 

qui ne contemplerez plus « la ville quand s’ouvriront toutes les portes ». Dans le silence de votre vie, vos mots l’auront remplie pour dire ce qui était votre rêve : celui « d’une renaissance de ces femmes à leurs corps » comme vous l’écriviez si bien dans Femmes d’Alger dans leur appartement...
L’épitaphe sera brève car il n’est point besoin d’aller au-delà de ce que vous n’auriez certainement pas voulu.
Je salue grandement en vous mon aînée et même si vos livres ont à peine posé leur empreinte indélébile parmi celles de ceux qui sont mes livres de chevet, vous êtes un phénix qui, assurément, aura marqué notre littérature maghrébine à la francophonie, survolant le mur scriptural entre deux rives, entre deux chimères : l'être dedans, l'’être dehors...
À Dieu va, que les voiles vous fassent monter les marches d’un autre Panthéon !
Fadéla Chaïm-Allami
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